Pass vaccinal: l'heure de l'adoption définitive, après deux semaines épiques

Une vue d'ensemble prise le 16 janvier 2022, avant la lecture définitive du projet de loi instaurant le laissez-passer vaccins, pour renforcer les outils de gestion de la crise sanitaire face à la pandémie de Covid-19 au Palais Bourbon, Assemblée nationale française, à Paris. (AFP)
Une vue d'ensemble prise le 16 janvier 2022, avant la lecture définitive du projet de loi instaurant le laissez-passer vaccins, pour renforcer les outils de gestion de la crise sanitaire face à la pandémie de Covid-19 au Palais Bourbon, Assemblée nationale française, à Paris. (AFP)
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Publié le Dimanche 16 janvier 2022

Pass vaccinal: l'heure de l'adoption définitive, après deux semaines épiques

  • Pour ce douzième texte sanitaire en deux ans, une simple semaine d'examen était programmée initialement, pour une mise en application voulue dès le 15 janvier
  • Les députés ont déjà consacré plus de 35 heures à l'examen du texte, a indiqué Richard Ferrand (LREM) au perchoir

PARIS : C'est l'épilogue de deux semaines mouvementées: le Parlement est sur le point d'adopter dimanche, par un ultime vote de l'Assemblée, le projet de loi controversé instaurant le pass vaccinal, que le gouvernement veut voir entrer en vigueur au plus vite face au "raz-de-marée" du Covid-19.

Les Français "attendent de nous de la hauteur" et "le sens de l’intérêt général", a pressé la ministre déléguée Brigitte Bourguignon au coup d'envoi des débats, dans un hémicycle pas comble. 

Les députés ont déjà consacré plus de 35 heures à l'examen du texte, a indiqué Richard Ferrand (LREM) au perchoir.

Le ministre de la Santé Olivier Véran est absent, étant lui-même atteint par le virus depuis jeudi.

Les députés LFI ont prévu de défendre une dernière motion de rejet préalable, vouée à l'échec.  

Outre la majorité, une partie des députés LR et PS s'étaient prononcés pour le projet de loi, en première lecture la semaine dernière. La gauche de la gauche et les élus RN avaient voté contre.  

Moyennant quelques ajustements, le Sénat dominé par la droite a voté samedi soir une deuxième fois en faveur de ce pass qui va succéder au pass sanitaire, mais ce sont les députés qui ont le dernier mot.  

Alors que quelque 300.000 contaminations sont enregistrées quotidiennement en moyenne depuis une semaine, le gouvernement espère une mise en oeuvre du pass vaccinal autour du 20 janvier, après de possibles recours auprès du Conseil constitutionnel.

Il faudra alors pouvoir justifier d'un statut vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, restaurants et bars, foires ou transports publics interrégionaux. Un test négatif ne suffira plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé.

Principal apport du débat parlementaire, grâce au Sénat: le nouveau pass ne s'appliquera qu'aux personnes à partir de 16 ans, âge de la "liberté vaccinale" contre le Covid-19, c'est-à-dire où il n'y a pas nécessité d'une autorisation parentale.

Les mineurs de 12 à 15 ans resteront quant à eux soumis à l'obligation de présenter l’actuel pass sanitaire.

La droite partagée 

Pour ce douzième texte sanitaire en deux ans, une simple semaine d'examen était programmée initialement, pour une mise en application voulue dès le 15 janvier. Le temps a finalement doublé, entre couacs, polémiques et rebondissements à répétition, avec en point d'orgue les déclarations d'Emmanuel Macron, décidé à "emmerder" les non-vaccinés.

Pour la deuxième fois sous la Ve République entre Noël et Nouvel An, la commission des Lois de l'Assemblée s'était réunie pour étudier ce texte présenté en urgence face à la vague Omicron. Le contexte était lourd, sur fond de recrudescence des menaces et violences envers les parlementaires de la part souvent d'"anti-vax".

Une longue nuit en séance plénière était ensuite prévue le lundi 3 janvier, mais elle a tourné court en raison d'un vote à minuit où la majorité s'est retrouvée minoritaire.

Le calendrier a continué à dérailler le jour suivant, après les propos polémiques d'Emmanuel Macron qui ont rallumé le feu dans l'hémicycle. 

Après une intervention de Jean Castex devant les députés, le projet de loi a finalement été validé en première lecture le jeudi 6 janvier au petit matin. Le vote a été marqué par un partage de la droite, bien que la candidate de LR Valérie Pécresse soit favorable au pass vaccinal.

Le deuxième round au Sénat en début de semaine a été plus paisible, et la chambre haute a marqué ses distances sur plusieurs dispositions: application du pass dans le temps, aux mineurs, contrôles d'identité par cafetiers et restaurateurs...

Un accord députés-sénateurs sur le projet de loi paraissait néanmoins jeudi à portée de main quand un tweet du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, clamant une "victoire du bon sens" des siens, a fait voler en éclats cette perspective.

La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) a dénoncé "une atteinte intolérable aux institutions", le rapporteur LR du Sénat Philippe Bas déploré une "réaction excessive" de la majorité. 

Et alors que chaque camp s'accusait de calculs à l'approche de la présidentielle, le projet de loi est reparti pour une dernière navette entre les deux assemblées, aboutissant à cette convocation dimanche des députés. 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.


Une attaque iranienne provoque un incendie sur une base accueillant des forces françaises

Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées. (AFP)
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  • "Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi"
  • "L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes"

DUBAI: Une attaque de drones iraniens contre une base navale d'Abou Dhabi accueillant des forces françaises a provoqué un incendie sans faire de victime, ont indiqué dimanche le ministère émirati de la Défense et la ministre française des Armées.

Pour la deuxième journée consécutive, des salves de drones et de missiles iraniens sont lancées en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre la République islamique, qui ont tué son guide suprême Ali Khamenei samedi.

"Des équipes spécialisées sont intervenues aujourd'hui à la suite d'un incident résultant d'une attaque de deux drones iraniens contre un entrepôt de la base navale d'Al Salam, à Abou Dhabi", a déclaré le ministère.

"L'attaque a provoqué un incendie dans deux conteneurs de matériel divers, mais il n'y a pas eu de victimes", a-t-il précisé.

La base émiratie, également connue sous le nom de Camp de la Paix, accueille des forces françaises à l'invitation des Emirats arabes unis.

"Un hangar de notre base navale mitoyenne de celle des Emiriens a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d'Abou Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n'est à déplorer" a affirmé sur X la ministre des Armées, Catherine Vautrin.

"La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d'heure en heure", a-t-elle ajouté.