En 2021, l'Algérie termine l'année en fanfare

L'attaquant du Qatar Akram Afif, l'attaquant algérien Yacine Brahimi et l'attaquant algérien Youcef Belaili célèbrent avec leurs médailles de bronze, d'or et d'argent respectivement lors de la finale de la Coupe arabe de la FIFA 2021 entre la Tunisie et l'Algérie au stade Al-Bayt dans la ville qatarie d'Al- Khor le 18 décembre 2021.(AFP)
L'attaquant du Qatar Akram Afif, l'attaquant algérien Yacine Brahimi et l'attaquant algérien Youcef Belaili célèbrent avec leurs médailles de bronze, d'or et d'argent respectivement lors de la finale de la Coupe arabe de la FIFA 2021 entre la Tunisie et l'Algérie au stade Al-Bayt dans la ville qatarie d'Al- Khor le 18 décembre 2021.(AFP)
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Publié le Vendredi 31 décembre 2021

En 2021, l'Algérie termine l'année en fanfare

  • Des milliers d'Algériens ont investi la rue pour célébrer, par une nuit glaciale, la victoire de leur équipe à la Coupe arabe de football organisée au Qatar
  • L’ancien président Bouteflika est mort vendredi 17 septembre à l'âge de 84 ans dans sa résidence médicalisée de Zéralda, à l'ouest d'Alger, sans «rendre de comptes»

ALGER: Les Algériens ont terminé l’année 2021 en fanfare. Le 18 décembre, ce fut une véritable messe nationale: des milliers d'Algériens ont investi la rue pour célébrer, par une nuit glaciale, la victoire de leur équipe à la Coupe arabe de football organisée au Qatar.

La télévision publique a diffusé en direct la cérémonie de réception organisée par la présidence algérienne pour rendre hommage à la sélection nationale: le chef de l'État a posé en compagnie du chef de l'armée à l’occasion d’une photo de famille réalisée au Palais du peuple, à Alger, avec le précieux trophée «arabe»: une éclaircie qui a légèrement fait oublier aux Algériens les séquelles d'une année et d'un été qui marqueront à tout jamais leurs esprits.

L'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani (C) et le Président de la FIFA Gianni Infantino (R) présentent le gardien et capitaine de l'Algérie Rais M'Bolhi avec le trophée de la Coupe Arabe de la FIFA 2021 après le dernier match de football entre la Tunisie et l'Algérie à l'Al- Stade Bayt dans la ville qatarie d'Al-Khor, le 18 décembre 2021. (AFP)
L'émir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani (C) et le Président de la FIFA Gianni Infantino (R) présentent le gardien et capitaine de l'Algérie Rais M'Bolhi avec le trophée de la Coupe Arabe de la FIFA 2021 après le dernier match de football entre la Tunisie et l'Algérie à l'Al- Stade Bayt dans la ville qatarie d'Al-Khor, le 18 décembre 2021. (AFP)

Feux de forêt

En effet, le 11 août 2021, le peuple a vu sa cohésion nationale menacée lorsque des feux de forêt ont transformé le pays en un immense brasier. C’est à cette occasion que fut assassiné le jeune Djamel Bensmail, soupçonné, à tort, d’être l’auteur des incendies. Ce sinistre de grande ampleur a également donné lieu à un véritable ouragan politique d'accusations etd'inquisitions ainsi qu’au classement d'un mouvement d'autonomie en organisation terroriste.

Les gigantesques incendies, qui avaient débuté le 9 août, ont détruit des dizaines de milliers d’hectares de forêts dans 26 wilayas – sur les 58 que compte l’Algérie. Ils ont causé la mort d’au moins 90 personnes, parmi lesquelles 33 militaires, selon les divers bilans présentés par les autorités locales et le ministère de la Défense. Les sinistres ont déclenché une vague de solidarité dans toute l’Algérie et dans la diaspora.

Des Algériens inspectent les dégâts causés à leur domicile par les incendies de forêt dans la région d'Ait Daoud, dans le nord de l'Algérie, le 13 août 2021. (AFP)
Des Algériens inspectent les dégâts causés à leur domicile par les incendies de forêt dans la région d'Ait Daoud, dans le nord de l'Algérie, le 13 août 2021. (AFP)

Rupture des relations diplomatiques avec le Maroc 

En ce 25 août, alors que les Algériens étaient toujours sous le choc de ce désastre écologique qui a également touché la sphère politique, les autorités d'Alger ont annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc.

Les raisons de la dégradation des relations algéro-marocaines sont multiples. Alger considère comme une menace directe sur ses territoires la normalisation des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv.

Les autorités algériennes avaient évoqué plusieurs raisons pour justifier la décision, mais l'affaire dite «Pegasus» a constitué la goutte d’eau qui a fait déborder le vase: le Maroc a eu recours, selon Alger, au logiciel israélien Pegasus pour espionner «des responsables et citoyens algériens» au mois de juillet. L’Algérie y a vu des manœuvres destinées à la déstabiliser, soulignant notamment le fait que Rabat a ouvertement soutenu le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK). Cette organisation avait été classée terroriste quelques mois auparavant, le 18 mai.

Alger a surenchéri le 22 septembre: il a annoncé la fermeture immédiate de son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains, ainsi qu’à tous ceux qui sont immatriculés dans le royaume chérifien.

Un Hirak suspendu 

Les Algériens ont connu en 2021 quelques hauts et beaucoup de bas, après une année 2020qui fut marquée, comme dans les autres pays du monde, par le blocus ainsi que par la stagnation politique et économique. Les Algériens ont vu dans l'arrivée des vaccins une lueur d'espoir qui leur a permis, le 22 février, de sortir dans la rue pour manifester la célébration du«retour du Hirak», réaffirmant ainsi leur attachement à l'idéal de liberté et s’attachant à rappeler que le principe du Hirak est toujours vivant.

Des Algériens se rassemblent à Kherrata, dans le nord du pays, lors de l'une des premières manifestations du Hirak, le 16 février 2021, deux ans après le début du mouvement de masse qui a balayé l'ancien homme fort Abdelaziz Bouteflika du pouvoir. (AFP)
Des Algériens se rassemblent à Kherrata, dans le nord du pays, lors de l'une des premières manifestations du Hirak, le 16 février 2021, deux ans après le début du mouvement de masse qui a balayé l'ancien homme fort Abdelaziz Bouteflika du pouvoir. (AFP)

Le pouvoir n’est pas sur la même longueur d’onde, lui qui déclarait le 9 mai 2021, par la bouche du chef de l'État, déterminé à en finir avec le mouvement populaire, la fin des manifestations. En effet, les marches ne sont plus tolérées à Alger sans la présentation au préalable d'une demande dûment motivée et qui comprenne notamment l'itinéraire que comptent emprunter les contestataires.

Décès de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika 

L’ancien président Bouteflika est mort vendredi 17 septembre à l'âge de 84 ans dans sa résidence médicalisée de Zéralda, à l'ouest d'Alger, sans «rendre de comptes». L’hommed'État est resté au pouvoir en Algérie de 1999 à 2019 – un temps record de quatre mandats – avant d'en être chassé après des manifestations massives, malgré sa volonté de briguer un nouveau quinquennat. Sous la pression de l'armée et de la rue, qui ont pris la forme d’un mouvement de contestation populaire inédit, le Hirak, Bouteflika a été contraint de quitter leposte qu'il occupait toujours malgré sa maladie. Un deuil de trois jours a été décrété et des funérailles discrètes ont été organisées.

Pénurie d’oxygène médical

La situation sanitaire a également été désastreuse pour les Algériens, qui ont vécu un été difficile à cause de la flambée des cas de contamination de la troisième vague. Cette dernièrea secoué le système sanitaire, de l'aveu même des responsables. Avec plus de 1 000 cas par jour, des centaines d'Algériens impuissants ont vu des membres de leurs familles périr dans des conditions lamentables en raison de la mauvaise gestion de ce que la presse locale a appelé la «crise d'oxygène», au mois de juillet et d'août. De leur côté, les autorités publiques ont misé sur la campagne de vaccination, et surtout sur la production locale des vaccins russe et chinois. En septembre dernier, la première usine de production a été inaugurée pour «gagner en autonomie et en sécurité sanitaire».

Les tensions avec la France

À l’heure où le peuple algérien renoue sans relâche avec le message révolutionnaire du 1er novembre 1954, le passé colonial continue de générer des tensions et des incompréhensions entre Alger et Paris. 

L'année 2021 aura été trop chargée pour les deux pays: la crise est apparue vers la fin du mois de septembre lorsque la France a durci les conditions d’octroi des visas aux ressortissants algériens. Une décision qui ne fut pas du tout du goût de l’Algérie.

Peu de temps après, le journal Le Monde a publié un article dans lequel il rapporte le «dialogue inédit» entre Emmanuel Macron et les petits-enfants de harkis. Il affirme que l’Algérie s’est construite après son indépendance, en 1962, sur «une rente mémorielle» entretenue par «le système politico-militaire».

L’Algérie réagit immédiatement. Elle exprime dans un communiqué son «rejet de toute ingérence dans ses affaires intérieures» et qualifie la situation «engendrée par ces propos irresponsables» de «particulièrement inadmissible». Ces déclarations sur la politique intérieure de l’Algérie ont particulièrement dégradé les relations franco-algériennes, compliquant davantage la situation au point de mettre en péril la résolution d’un conflit historique.

À la fin du mois de décembre, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, arrive à Alger. Cette visite intervient le mercredi 8 décembre après plusieurs semaines de rupture diplomatique entre Paris et Alger. Elle se veut un appel à «une relation apaisée».

Paris ouvre les archives judiciaires françaises relatives à la guerre d’Algérie avec quinze ans d’avance sur le calendrier légal. Une décision saluée par les historiens de l'Hexagone, et vue par Alger comme une énième manipulation, même si les historiens algériens ne cessent d'appeler les autorités à simplifier l’accès aux archives nationales, considérées par beaucoup d'observateurs comme «une bombe à retardement».

La démarche mémorielle d’Emmanuel Macron apparaît comme une arme à double tranchant ou, du moins, comme un écran de fumée.


Gaza: un collaborateur de l'AFP et deux autres journalistes tués dans une frappe israélienne

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  • Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat)
  • Ce dernier, reporter d'images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l'AFP depuis l'évacuation, début 2024, des journalistes employés par l'agence à Gaza

GAZA: Une frappe israélienne a tué mercredi un collaborateur régulier de l'AFP et deux autres journalistes palestiniens dans le centre de la bande de Gaza, l'armée israélienne indiquant avoir ciblé les opérateurs d'un drone jugé suspect.

La frappe a eu lieu dans le secteur d'al-Zahra et trois journalistes ont été tués, indique un communiqué de la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous le contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas.

Les trois hommes ont été identifiés comme Anas Ghneim, Mohammed Salah et Abdoul Raouf Shaath (aussi orthographié Shaat). Ce dernier, reporter d'images indépendant âgé de 34 ans, collaborait régulièrement avec l'AFP depuis l'évacuation, début 2024, des journalistes employés par l'agence à Gaza.

"C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la mort d'Abdoul", écrit l'Agence France-Presse dans un communiqué, notant que "ses collègues se souviennent d'un homme généreux, doté d'un engagement journalistique profond".

L'AFP "exige une enquête complète et transparente sur les circonstances de sa mort", notant que "trop de journalistes locaux ont été tués à Gaza au cours des deux dernières années, tandis que l'accès libre pour les journalistes étrangers demeure impossible."

Une trêve précaire est en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza entre Israël et le Hamas, que les deux camps s'accusent mutuellement de violer.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, huit autres Palestiniens y ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes.

"Crime de guerre" 

Sur la frappe ayant tué le collaborateur de l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir identifié "plusieurs suspects qui opéraient un drone affilié au Hamas dans le centre de la bande de Gaza", sans plus de détails sur cette affiliation prétendue.

Les forces israéliennes "ont frappé avec précision les suspects qui l'avaient activé", a ajouté l'armée, précisant que les circonstances faisaient l'objet d'un "examen".

Sur place, un témoin a déclaré à l'AFP que les journalistes utilisaient un drone pour filmer une distribution d'aide humanitaire gérée par le Comité égyptien de secours, lorsqu'un véhicule qui les accompagnait a été visé.

"Cette zone est considérée comme sûre et humanitaire", a noté un autre témoin, Mahmoud Azzam, interrogé par l'AFP près du lieu de la frappe, où des hommes en chasuble siglée du logo du Comité égyptien de secours fouillaient la carcasse d'une voiture calcinée.

"Un véhicule appartenant au Comité égyptien a été pris pour cible lors d'une mission humanitaire", a dit Mohammed Mansour, porte-parole de cette organisation à Gaza-ville. Précisant que "tous les véhicules" du Comité portent son logo, il a dénoncé une frappe israélienne "criminelle".

Abdoul Raouf Shaath n'était pas en mission pour l'AFP au moment de la frappe. Son dernier reportage pour l'agence avait été publié lundi.

Dans l'enceinte de l'hôpital Nasser de Khan Younès (sud) où les dépouilles des journalistes ont été amenées, des dizaines de personnes sont venues saluer leur mémoire.

Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné "avec la plus grande fermeté" cette attaque, dénonçant une "politique systématique et délibérée" d'Israël pour "cibler intentionnellement les journalistes palestiniens".

"Cette frappe isolée sur des journalistes identifiables par leurs équipements de reportage pourrait indiquer un ciblage et constituer un crime de guerre", a déclaré dans un communiqué Martin Roux, responsable du desk Crises de l'organisation de défense des journalistes Reporters sans frontières (RSF).

 "Dangers immenses" 

"Cette attaque rappelle avec force les dangers immenses auxquels les journalistes, comme les autres civils, continuent d'être exposés, même pendant le cessez-le-feu en cours", a relevé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, a dénoncé un "crime de guerre".

Le fragile cessez-le-feu à Gaza, première étape du plan de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre, est émaillé de tirs quotidiens, tandis que la situation humanitaire reste critique.

Près de 470 Palestiniens ont été tués depuis le début de la trêve, selon le ministère de la Santé de Gaza. L'armée israélienne a pour sa part fait état de trois soldats tués, depuis la même date.

Selon RSF, "près de 220 journalistes ont été tués à Gaza par l'armée israélienne depuis le début de son offensive il y a plus de deux ans, dont au moins 71 ciblés ou tués dans l'exercice de leur travail."

L'armée israélienne affirme elle que nombre de professionnels de la presse qu'elle reconnaît avoir éliminé étaient des "terroristes" membres de la branche armée du Hamas ou d'autres groupes armés palestiniens.


L’Arabie saoudite, la Turquie et six autres pays rejoignent le « Conseil de la paix » de Trump

Des véhicules militaires israéliens passent devant les destructions à Gaza, vues depuis le côté israélien de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 21 janvier 2026. (Reuters)
Des véhicules militaires israéliens passent devant les destructions à Gaza, vues depuis le côté israélien de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d'Israël, le 21 janvier 2026. (Reuters)
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  • Les huit pays ont réaffirmé dans leur déclaration commune leur soutien aux efforts de paix menés par Trump et se sont engagés à appuyer la mission du Conseil en tant qu’organe de gouvernance transitoire

DAVOS : Un groupe de pays arabes et islamiques a annoncé mercredi qu’il rejoignait le nouveau « Conseil de la paix » proposé par le président américain Donald Trump, une initiative destinée à stabiliser et reconstruire la bande de Gaza.

Dans une déclaration commune, les ministères des Affaires étrangères de l’Arabie saoudite, de la Turquie, de l’Égypte, de la Jordanie, de l’Indonésie, du Pakistan, du Qatar et des Émirats arabes unis ont indiqué avoir accueilli favorablement l’invitation de Trump à participer à ce conseil pour la paix à Gaza.

Les huit pays ont réaffirmé leur soutien aux efforts de paix menés par Trump et se sont engagés à soutenir la mission du Conseil en tant qu’organe de gouvernance transitoire, dans le cadre d’un plan plus large visant à mettre fin au conflit à Gaza.

La mission du Conseil vise à « consolider un cessez-le-feu permanent, soutenir la reconstruction de Gaza et promouvoir une paix juste et durable fondée sur le droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à la création d’un État, conformément au droit international, ouvrant ainsi la voie à la sécurité et à la stabilité pour tous les pays et peuples de la région », précise le communiqué.

S’exprimant mercredi en marge du Forum économique mondial à Davos, l’envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a déclaré que la région évoluait dans la bonne direction.

« Je pense que ce qui se passe est remarquable », a-t-il confié à Arab News. « Tout le monde, je crois, travaille ensemble en faveur de la paix. Tous ont adhéré aux idées du président Trump concernant le “Conseil de la paix”, et je suis très optimiste. »

M. Witkoff a également déclaré que Téhéran devait venir s’asseoir à la table des négociations. « Cela doit arriver. C’est essentiel. Si l’Iran avance, alors la région avance aussi, et nous devons clarifier cela », a-t-il affirmé.

Depuis le déclenchement des manifestations antigouvernementales, Trump a exhorté à plusieurs reprises les dirigeants iraniens à mettre fin à la répression violente des manifestants, promettant des « mesures très fortes » si des exécutions avaient lieu. Il a également appelé les Iraniens à poursuivre les manifestations et à « prendre le contrôle des institutions ».

Mardi, les organisateurs du Forum de Davos ont annoncé que l’invitation adressée au ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait été retirée, invoquant « la perte tragique de vies civiles en Iran au cours des dernières semaines ».

M. Araghchi a condamné cette décision, accusant le Forum de faire preuve de « doubles standards flagrants ».

Pendant ce temps, les dirigeants européens présents à Davos semblaient plus sceptiques quant à une éventuelle participation au Conseil de la paix pour Gaza, plusieurs d’entre eux réfléchissant à décliner l’invitation.

D’autres annonces concernant la participation sont attendues jeudi, à l’issue d’une nouvelle phase de tractations diplomatiques à Davos, alors que les capitales évaluent l’impact potentiel du Conseil sur les efforts existants menés sous l’égide de l’ONU.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".