Veolia et Suez autour de la table sur l’initiative de Bercy

Le PDG de Veolia Antoine Frérot, et le président de Suez Philippe Varin, ont été invités samedi matin à Bercy par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire (Photo, AFP)
Le PDG de Veolia Antoine Frérot, et le président de Suez Philippe Varin, ont été invités samedi matin à Bercy par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 26 septembre 2020

Veolia et Suez autour de la table sur l’initiative de Bercy

  • Antoine Frérot n'avait pas l'intention de s'y rendre, a indiqué une source proche du leader mondial du traitement de l'eau et des déchets, qui veut réaliser le vieux rêve de fusion avec Suez
  • Veolia avait proposé fin août 2,9 milliards d'euros (15,50 euros par action) à Engie pour ses 29,9% de parts dans Suez

PARIS: L'Etat entend "engager le dialogue" samedi entre les deux frères ennemis du traitement de l'eau, qui s'affrontent sur le terrain des mots, de la communication ou du droit depuis que Veolia a manifesté fin août son projet d'OPA sur Suez.

Leurs dirigeants, le PDG de Veolia Antoine Frérot, et le président de Suez Philippe Varin, ont été invités samedi matin à Bercy par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Antoine Frérot n'avait pas l'intention de s'y rendre, a indiqué une source proche du leader mondial du traitement de l'eau et des déchets, qui veut réaliser le vieux rêve de fusion avec Suez. Dans la journée de vendredi, il a indiqué vouloir revoir à la hausse le prix offert à Engie pour acheter ses parts dans Suez, "confiant" de pouvoir mener à bien son OPA en dépit du barrage juridique que son rival lui oppose.

Veolia avait proposé fin août 2,9 milliards d'euros (15,50 euros par action) à Engie pour ses 29,9% de parts dans Suez. Engie, qui vend ses actions dans Suez pour se recentrer sur son secteur de l'énergie, a réuni ses administrateurs vendredi en fin de journée. Ils étaient censés prendre connaissance de l'offre "améliorée" présentée par Veolia. Mais aucune décision immédiate n'était attendue car le conseil d'administration a été transformé au dernier moment en simple réunion de travail à distance, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Antoine Frérot, qui a donné à Engie jusqu'au 30 septembre pour répondre, insiste sur les améliorations apportées aussi en termes de garanties sociales, avec un courrier formalisant ses engagements en matière de préservation de tous les emplois avec leurs avantages sociaux. Engie dispose encore de cinq jours pour discuter de l'offre de Veolia. Un conseil d'administration ordinaire est d'ores et déjà prévu mercredi après-midi. Si Engie accepte, Veolia compte déposer quelques jours plus tard une "intention d'OPA" à l'adresse des autres actionnaires de Suez. Il espère accomplir l'opération dans un délai de 12 à 18 mois, le temps d'obtenir l'aval des autorités de la concurrence en France et à Bruxelles.

"Pilule empoisonnée"

Son projet, qui inclut la cession des activités Eau France de Suez pour respecter la législation anti-trust, a cependant une épine dans le pied depuis que Suez a placé mercredi cette branche sous le chapeau d'une fondation destinée à la rendre incessible. "Cette pilule empoisonnée est handicapante pour le projet que je porte et tant qu'elle ne sera pas désamorcée, elle ne le rend pas possible", a admis M. Frérot devant des journalistes. Mais "je n'ai pas dit que c'était imparable", a-t-il ajouté, relevant que "les juristes travaillent". Il a aussi indiqué qu'il ne céderait pas la branche Eau France de Veolia, au lieu de celle de Suez. "Parce que ce n'est pas mon projet, donc c'est comme ça".

La direction de Suez s'oppose au projet de fusion, selon elle "aberrant" d'un point de vue économique et social et "funeste pour la France". Elle demande quelques semaines pour monter un plan avec des investisseurs alternatifs.

Pour desserrer l'étau, le conseil d'administration a approuvé la création d'une fondation de droit néerlandais, composée de trois administrateurs et dotée d'un droit de regard sur la cession de l'Eau France, grâce au transfert d'une seule action. Une façon pour Suez de s'imposer dans la discussion sur le sort de son actionnariat, et de préserver l'Eau, cœur de son métier, argumente son président Philippe Varin.

Le duel Veolia/Suez, une bataille de champions
Par Hakima Bedouani -
Veolia-Suez: Passe d'armes sur l'impact social, Engie au centre du jeu
Par Catherine HOURS avec Vanessa CARRONNIER -

La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.