Le scientifique nigérian Osh Agabi utilise l’intelligence artificielle pour détecter les maladies

Les appareils de la start-up Koniku font actuellement l'objet d'essais cliniques aux États-Unis pour aider à la détection de la Covid-19. (Photo, AFP)
Les appareils de la start-up Koniku font actuellement l'objet d'essais cliniques aux États-Unis pour aider à la détection de la Covid-19. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 20 octobre 2021

Le scientifique nigérian Osh Agabi utilise l’intelligence artificielle pour détecter les maladies

Les appareils de la start-up Koniku font actuellement l'objet d'essais cliniques aux États-Unis pour aider à la détection de la Covid-19. (Photo, AFP)
  • L’appareil Koniku Kore utilise la biotechnologie basée sur les neurones de souris pour déceler les maladies et détecter les produits chimiques, voire les explosifs
  • Fondée en 2015, la start-up Koniku vise à révolutionner la sécurité de la santé grâce à la robotique et la neurobiologie synthétique

DUBAÏ: L'intelligence artificielle et les technologies d'apprentissage automatique devraient complètement transformer les modes de vie, la manière dont les personnes travaillent et font des affaires. Cependant, l’un des domaines où elles sont déjà une réalité est celui de la santé. 

Osh Agabi, un scientifique originaire du Nigeria, a reçu un financement des géants de la technologie de la Silicon Valley pour développer un «cyborg clinique», une innovation qui vise à détecter plus de 4 000 odeurs simultanément, entraînant potentiellement le diagnostic de diverses maladies. 

Agabi a attiré l'attention des investisseurs américains en capital-risque impressionnés par son étude des cellules humaines cultivées sur une puce informatique. 

«Une chose qui a toujours été pour moi un moteur fondamental est le fonctionnement du corps humain», explique-t-il à Arab News. «Comment est-il possible que nous soyons capables de tant de choses? Un être humain est essentiellement une machine, mais une machine très avancée.» 

Bien sûr, même les machines les plus sophistiquées peuvent mal fonctionner de temps à autre, ce qui signifie que les outils médicaux nécessaires pour diagnostiquer et résoudre ces problèmes doivent évoluer et progresser. 

Dans cette optique, Agabi a lancé sa propre entreprise en 2015, nommée Koniku – ce qui signifie «immortel» dans le dialecte nigérian yoruba– spécialisée dans la robotique et la neurobiologie synthétique. 

Parmi ses récentes créations figure le Koniku Kore, qui, selon la société, est capable de détecter et d'interpréter 4 096 odeurs différentes en même temps. «À tout moment, vous exhalez littéralement des milliers d'odeurs différentes, et ces odeurs variées donnent une indication sur l'état de votre santé», indique Agabi. 

«Chaque maladie possède une signature olfactive qui lui est associée. Notre plate-forme pourrait potentiellement être adaptée à l'échelle mondiale pour offrir des données complètes de qualité clinique. Elle pourrait être utilisée par tout le monde dans sa salle de bains, permettant de recueillir l'haleine en temps réel, et faisant de chaque individu le PDG de sa santé», explique le fondateur de la start-up nigériane.  

Les scientifiques reconnaissent depuis longtemps la capacité des chiens à flairer les émotions humaines comme la peur et la tristesse, et même à détecter certains cancers et autres maladies. 

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Les scientifiques reconnaissent depuis longtemps la capacité des chiens à flairer les émotions et les maladies. (Shutterstock) 

Agabi et son équipe ont isolé des cellules cérébrales similaires chez des souris, les ont génétiquement modifiées pour transporter des protéines qui leur permettent de sentir le contenu de l'air et les ont insérées dans une puce Koniku. 

La puce est ensuite placée à l'intérieur du Koniku Kore, qui recueille l'air à travers une pompe mécanique et le transmet aux cellules. Les cellules détectent alors l'odeur et émettent des signaux qui sont interprétés par l'ordinateur de bord de l'appareil. Pesant à peine 700 grammes, l'appareil est idéal pour un usage domestique, explique l'entreprise. 

«Notre objectif est que notre technologie soit disponible d’ici à la fin de la décennie dans dix millions de foyers en vue d’analyser une maladie en temps réel», ajoute Agabi. 

Certains scientifiques mettent en garde sur le fait que la fusion de protéines naturelles avec des circuits de silicium est une tâche ardue, invoquant la fragilité des cellules et la complexité de leurs interactions avec les substances chimiques. 

Un article en ligne publié sur CNN de 2020 sur Koniku citait Timothy Swager, professeur de chimie au MIT, affirmant que pour que la start-up parvienne à réaliser ses objectifs, il faudrait «un miracle technique». 

Agabi, qui a effectué ses études de doctorat en bio-ingénierie et en neurosciences informatiques à l'ETH Zurich et à l'Imperial College London, a l'intention de présenter son invention à des investisseurs potentiels lors de la prochaine Future Investment Initiative à Riyad. «J’y pense tous les matins», confie-t-il. 

Le chercheur est susceptible de trouver une foule enthousiaste d'investisseurs potentiels dans le Royaume. Il a remporté il y a deux ans un concours de start-ups organisé par le Misk Global Forum en Arabie saoudite, et nombreux seront certainement ceux qui, dans le secteur en développement des technologies de la santé du Royaume, attendent son retour. 

«Je me sens très privilégié, étant donné mes origines, le fait que je sois né et élevé à Lagos, tout en ayant principalement fait mes études en Europe et maintenant aux États-Unis, en développant cette technologie à une échelle mondiale», assure-t-il. 

Compte tenu des défis dans le domaine de la santé posés par la pandémie de Covid-19 et de l'intérêt commercial croissant pour les technologies de santé à domicile ainsi que les objets connectés, Agabi pense qu'il existe un marché prêt pour son invention. 

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Osh Agabi veut apporter ce pouvoir aux hommes. (Photo Fournie) 

L'appareil fait actuellement l'objet d'essais cliniques avec Treximo et la University of Southern Nevada. Compte tenu de son utilisation potentielle comme test de détection rapide de la Covid-19, Koniku espère obtenir une autorisation d'utilisation d'urgence pour son produit dans un avenir proche. Ensuite, tout sera possible pour une toute nouvelle gamme de bio-tech. 

«La neurobiologie synthétique et la biotechnologie seront importantes», soutient Agabi. «En fusionnant la biotechnologie ou la biologie synthétique avec les données, l'apprentissage automatique et l'IA, ce qui est devenu possible est sans précédent. Ce sera la prochaine grande révélation.» 

Les clients de Koniku à ce jour incluent Airbus, qui utilise cette technologie pour détecter les composés explosifs, et Thermo Fisher Scientific, le plus grand fabricant mondial d'équipements scientifiques, pour détecter le fentanyl, la méthamphétamine et d'autres drogues. 

Les grandes compagnies pétrolières d'Arabie saoudite sont également en pourparlers avec Koniku pour utiliser cette technologie pour détecter le benzène, le toluène, l'éthylène et le xylène. 

«Au cours du processus de raffinage du pétrole et d'autres composants chimiques de ce type, certains des composants émis pourraient être cancérigènes pour les êtres humains, diminuer la qualité de vie des gens, produire de mauvaises odeurs, et ainsi de suite», précise Agabi. 

«C'est ce qui se passe avec Exxon Mobil, par exemple, ainsi que pour les émissions de méthane et tous les composants qui sont des sous-produits de l'industrie pétrolière et gazière, et diminuent la qualité de vie dans la zone dans laquelle nous travaillons.» 

Koniku a également étudié plusieurs possibilités d'application de ses innovations dans l'exploration pétrolière. «Considérez notre technologie comme un ‘’cyborg olfactif’’, semblable à un appareil photo sur votre téléphone, pour la sécurité, pour filmer, ou pour la vision», explique Agabi. 

«Vous pouvez utiliser ce ‘’cyborg olfactif’’ pour de nombreuses autres utilisations. Mais notre application la plus prometteuse est le diagnostic des maladies à l'échelle mondiale», insiste le chercheur. 

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Compte tenu des problèmes de santé posés par la pandémie de Covid-19 et de l'intérêt commercial croissant pour les technologies de santé à domicile ainsi que pour les objets connectés, Agabi pense qu'il existe un marché prêt pour son invention. (AFP) 

Pour Agabi, la pandémie a clairement montré que le monde avait besoin d'un système global de surveillance des maladies, dans lequel les signatures respiratoires, la propagation et les taux de croissance anormaux pouvaient être détectés. Ce faisant, la maladie, la mort et les dommages économiques pourraient être évités. 

«C'est une crise déplorable qui a causé la perte de nombreuses vies et beaucoup de tristesse. Mais l'un des enseignements que nous pouvons en tirer est la nécessité d’un système mondial de surveillance des maladies, grâce auquel nous pouvons évaluer la santé des personnes dans différentes villes ou États.» 

Dans un monde de plus en plus interconnecté, Agabi affirme que chaque individu a le potentiel d'être une arme biologique jusqu'à preuve du contraire. La seule façon de rendre cette transparence possible est de développer une pile technologique capable d'analyser la santé des personnes à l'échelle mondiale. 

«C'est dans ce sens qu’opère Koniku», précise Agabi. «C’est sur cela que nous recherchons des partenariats. C'est notre vision plus large, que nous pouvons réaliser avec les bons partenaires et les ressources adéquates. Je suis donc très enthousiaste à l'idée de retourner dans la région et de former des partenariats solides.» 

Twitter: @CalineMalek 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.