100 Houthis tués dans de violents combats à l'extérieur de la ville de Marib

De la fumée s'échappe lors d'affrontements entre les forces loyales au gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite et les miliciens houthis à Al-Jadaan, au nord-ouest de Marib, dans le centre du Yémen. (AFP/Fichier)
De la fumée s'échappe lors d'affrontements entre les forces loyales au gouvernement yéménite soutenu par l'Arabie saoudite et les miliciens houthis à Al-Jadaan, au nord-ouest de Marib, dans le centre du Yémen. (AFP/Fichier)
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Publié le Dimanche 10 octobre 2021

100 Houthis tués dans de violents combats à l'extérieur de la ville de Marib

  • Les Houthis ont empêché l'aide humanitaire d'atteindre plus de 35 000 personnes et les habitants de sortir ou d'entrer dans la région.
  • L'envoyé américain reprend le ballet diplomatique pour relancer les efforts de paix

AL-MUKALLA : Au moins 100 Houthis ont été tués depuis vendredi soir lors d'affrontements avec les troupes gouvernementales dans des zones contestées à l'extérieur de la ville de Marib au centre du Yémen, ont annoncé samedi des responsables militaires.

Les affrontements ont éclaté alors que la milice soutenue par l'Iran intensifiait ses bombardements d'artillerie et ses attaques au sol contre des zones contrôlées par le gouvernement à Al-Kasara, à l'ouest de Marib, pour prendre le contrôle de la ville, déclare à Arab News Rashad Al-Mekhlafi, un militaire responsable du Département d'orientation des forces armées du Yémen.

Al-Mekhlafi précise que les corps d'au moins 100 combattants ont été abandonnés dans les montagnes et les zones accidentées d'Al-Kasara, et que les miliciens ont été contraints de mettre un terme à leurs attaques après avoir échoué à percer les lignes de défense du gouvernement.

« L'attaque des Houthis (à Al-Kasara) a commencé vers 20 heures le vendredi et s'est terminée le samedi après-midi. Ils ont utilisé différents types d'armes et envoyé des hordes de combattants. »

Al-Mekhlafi ajoute que les avions de guerre de la coalition arabe ont déjoué les tentatives des Houthis d'amener des renforts militaires à Marib en ciblant leurs postes militaires.

Samedi après-midi, les forces gouvernementales ont tué des dizaines de Houthis, dont de nombreux chefs militaires, repoussé les attaques des Houthis et enregistré des avancées limitées dans la province de Marib, dit Al-Mekhlafi.

Des combats ont également eu lieu au sud et à l'ouest de Marib, à Jabal Murad, Juba et Al-Abedia.

Les responsables militaires ont démenti les informations des médias houthis selon lesquelles les habitants du quartier assiégé d'Al-Abedia auraient accepté de permettre à la milice de le contrôler en échange d'un couloir sûr pour les troupes gouvernementales.

« Les gens là-bas ne font pas confiance aux Houthis. Les Houthis ont lancé de nombreuses attaques pour prendre le contrôle de la région », souligne Al-Mekhlafi.

Le siège en est à sa troisième semaine, les Houthis essayant de forcer les troupes et les combattants alliés à se rendre.

Les Houthis ont empêché l'aide humanitaire d'atteindre plus de 35 000 personnes et les habitants de sortir ou d'entrer dans la région.

 

Des organisations et des responsables locaux ont mis en garde contre la famine si les Houthis poursuivent le siège.

Les combats à Marib surviennent alors que l'émissaire américain au Yémen, Tim Lenderking, a entamé vendredi un ballet diplomatique dans la région pour relancer les efforts de paix, mettre fin à la guerre au Yémen et discuter des moyens d'arrêter l'offensive, déclare le département d'Etat américain.

L'émissaire américain, qui a atterri en Jordanie vendredi, se rendra aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et à Oman. Il rencontrera des responsables de ces pays, du gouvernement yéménite et des représentants de la société civile.

« Au cours de ses réunions avec des partenaires internationaux, l'envoyé spécial Lenderking abordera les conséquences de l'offensive continue des Houthis à Marib, qui aggrave la crise humanitaire, fait des victimes parmi les civils et défie le consensus international sur le besoin urgent d'une résolution pacifique du conflit », indique le département.

Des milliers de Yéménites ont été tués depuis février, lorsque les Houthis ont renouvelé leur offensive pour contrôler la ville.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


Le prince héritier saoudien s'entretient avec le président iranien 

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  • Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian
  • Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.
Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région et ont passé en revue plusieurs questions d'intérêt commun.


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
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  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
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  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.