Lutte contre la Covid et reprise économique, «priorités du gouvernement» d'ici 2022 affirme Castex

Le Premier ministre français Jean Castex prononce un discours lors d'un point presse à l'Elysée, à l'issue d'un conseil des ministres hebdomadaire et d'un séminaire gouvernemental, le 8 septembre 2021 à Paris. (Photo, AFP)
Le Premier ministre français Jean Castex prononce un discours lors d'un point presse à l'Elysée, à l'issue d'un conseil des ministres hebdomadaire et d'un séminaire gouvernemental, le 8 septembre 2021 à Paris. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 septembre 2021

Lutte contre la Covid et reprise économique, «priorités du gouvernement» d'ici 2022 affirme Castex

  • Sur le volet sanitaire, M. Castex a notamment plaidé pour « continuer à convaincre, celles et ceux de nos concitoyens qui doutent encore » de la vaccination « et aller vers celles et ceux, souvent âgés, précaires, isolés
  • Sur le plan économique, M. Castex a rappelé que la prévision de croissance s'établissait à 4% pour 2022 et a égrainé la bonne santé des indicateurs économiques, tout en appelant à « amplifier cette dynamique »

PARIS: La lutte contre l'épidémie de Covid et l'amplification de la "reprise économique" seront les "deux priorités" de l'exécutif pour la fin du quinquennat, a déclaré mercredi Jean Castex à l'issue d'un séminaire gouvernemental à l'Elysée.

"Les deux priorités du gouvernement au cours des prochains mois seront donc très simples: prendre les mesures nécessaires encore et toujours pour nous protéger contre toute résurgence possible du risque épidémique; consolider et amplifier la reprise économique au service de l'emploi et du développement de notre potentiel productif", a indiqué le Premier ministre lors d'un point-presse à l'Elysée.

Sur le volet sanitaire, M. Castex a notamment plaidé pour "continuer à convaincre, celles et ceux de nos concitoyens qui doutent encore" de la vaccination "et aller vers celles et ceux, souvent âgés, précaires, isolés, qui se sentent à l'écart du système de soins".

Si "88% de la population en âge de se faire vacciner a reçu une première dose", le chef du gouvernement a insisté: "nous ne sommes pas au bout du chemin".

Le Premier ministre a rappelé qu'une "grande campagne de rappel vaccinal" était en préparation, en commençant par les plus de 65 ans. Les prochaines semaines seront également marquées par l'entrée en vigueur le 15 septembre de l'obligation vaccinale pour les soignants, ou encore la fin du remboursement des tests antigéniques ou PCR au 15 octobre.

Sur le plan économique, M. Castex a rappelé que la prévision de croissance s'établissait à 4% pour 2022 et a égrainé la bonne santé des indicateurs économiques, tout en appelant à "amplifier cette dynamique".

Dans cette perspective, l'exécutif veut s'attaquer aux problématiques de recrutement dans certaines filières, et "un plan ambitieux d'investissement dans les compétences" sera présenté d'ici fin septembre.

Pour les jeunes, M. Castex a rappelé qu'un revenu d'engagement était en cours d'élaboration et serait dévoilé "dans les prochaines semaines", consistant en un "accompagnement exigeant sur la base d'un contrat donnant-donnant et pour une durée limitée dans le temps".

En parallèle, des négociations salariales ont été lancées dans certaines branches, comme l'hôtellerie - café - restauration, afin de renforcer l'attractivité de ces métiers.

Parmi les autres réformes en cours, M. Castex a qualifié "d'indispensable" celle, controversée, sur l'assurance-chômage, qui sera progressivement appliquée "entre le 1er octobre et le 1er décembre".

"Un plan pour les travailleurs indépendants, dont l'objectif sera de faciliter la conduite de leurs activités et d'améliorer leur protection sociale", est également dans les tuyaux, tout comme "un nouveau dispositif d'assurance récolte" pour les agriculteurs faisant face aux "événements climatiques extrêmes".

Enfin, le plan d'investissements "France 2030", complément de l'actuel plan de relance et ciblé sur quelques "secteurs industriels et économiques d'avenir", sera présenté "au cours de la première quinzaine d'octobre", a déclaré M. Castex.


La manifestation de soutien à Le Pen "n'est pas un coup de force", dit Bardella

La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
La présidente du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), l'eurodéputé Jordan Bardella (G) et la présidente du groupe parlementaire du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, quittent le palais présidentiel de l'Élysée à Paris, le 26 août 2024, après leur rencontre avec le président français. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
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  • « Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française.
  • « Cela nous semblait nécessaire que nous puissions nous exprimer directement aux Français.

STRASBOURG : La manifestation de soutien à Marine Le Pen prévue dimanche à Paris « n'est pas un coup de force », mais une mobilisation « pour la démocratie », a assuré mercredi Jordan Bardella, président du Rassemblement national, à des journalistes au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce n'est pas un coup de force, c'est au contraire une défense très claire et très profonde de l'État de droit et de la démocratie française. C'est une mobilisation en réalité, non pas contre, mais pour la démocratie française », a déclaré l'eurodéputé au sujet de ce rassemblement annoncé par le RN après la condamnation de la triple candidate à la présidentielle à une peine d'inéligibilité immédiate.

« Cela nous semblait nécessaire (...) que nous puissions nous exprimer directement aux Français par l'intermédiaire de ces discours qui seront prononcés dimanche avec l'ensemble de nos cadres, de nos parlementaires et de nos militants », a-t-il ajouté.

Cette condamnation, que le RN qualifie de « scandale démocratique », compromet grandement ses chances de concourir une quatrième fois à la fonction suprême en 2027.

Pour Jordan Bardella, cela ne change « absolument rien » à sa relation avec Marine Le Pen, « si ce n'est qu'elle est peut-être encore plus forte qu'elle ne l'a été par le passé ».

« Je suis à ses côtés, je vais continuer à l'être (...) Nous allons évidemment mener le combat », a assuré l'eurodéputé qui faisait son retour au Parlement européen après avoir manqué les deux premiers jours de la session.

Il a qualifié de « bonne nouvelle » l'annonce de la justice qu'une décision en appel devrait être rendue « à l'été 2026 », donc bien avant la présidentielle.


Condamnation de Marine Le Pen: Macron rappelle au gouvernement l'indépendance de la justice

Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
Le président français Emmanuel Macron (Photo AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés
  • Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours ».

PARIS : Mercredi en Conseil des ministres, le président français Emmanuel Macron a « rappelé » que l'autorité judiciaire est indépendante et que les magistrats doivent être protégés, après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite Marine Le Pen qui a suscité des attaques contre les juges, ont rapporté des participants.

Le chef de l'État a également affirmé que « tous les justiciables ont droit au recours », selon ces sources. La justice a déjà fait savoir qu'un nouveau procès en appel pourrait se tenir dans des délais qui laissent une porte ouverte à une éventuelle candidature présidentielle en 2027 de la leader du Rassemblement national (RN), principale formation d'extrême droite française. 

Devant la presse, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sophie Primas a rapporté mercredi les propos du chef de l'État.

« La première chose qu'il a rappelée, a poursuivi Mme Primas, est que la justice est évidemment indépendante et prend ses décisions en toute indépendance, et qu'il faut donc la respecter comme l'un des piliers de notre démocratie. La première, a-t-elle dit, est que la justice est indépendante et qu'elle prend ses décisions en toute indépendance et qu'il faut donc la respecter comme un pilier de notre démocratie.

« La troisième chose, pour rappeler que les menaces qui sont faites à l'encontre des magistrats sont absolument insupportables et intolérables, puisque nous sommes encore une fois dans une démocratie. Et la justice est tout à fait indépendante et doit être respectée », a-t-elle ajouté.

« Et la troisième chose, pour rappeler que chacun a le droit à une justice équivalente et que le droit est le même pour tous. »


Bac: l'épreuve de maths en première se précise pour l'an prochain

La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
La ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Elisabeth Borne, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite à l'école élémentaire Claude-Monnet à Rueil-Malmaison, en banlieue parisienne, le 28 mars 2025. (Photo Thomas SAMSON / AFP)
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  • Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première,

PARIS : Le projet d'épreuve de mathématiques en classe de première pour l'an prochain, qui vise à mettre en œuvre le « choc des savoirs » annoncé par l'ex-ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal, a été présenté mardi devant une instance consultative de l'Éducation nationale, étape-clé avant sa publication.

Le Conseil supérieur de l'éducation (CSE, qui rassemble syndicats, associations de parents, collectivités, etc.) a majoritairement voté contre le projet de décret et d'arrêté instaurant cette « épreuve terminale de culture mathématique aux baccalauréats général et technologique ».

Ils ont recueilli 0 voix pour, 27 contre, 31 abstentions et 4 refus de prendre part au vote (l'administration ne votant pas dans cette instance), un vote indicatif qui n'empêche pas la mise en œuvre de la réforme, selon des sources syndicales.

Cette épreuve écrite d'une durée de deux heures, qui entrera en vigueur au printemps 2026, sera « affectée d'un coefficient 2 » (points pris sur l’épreuve du Grand oral en terminale), selon ces textes, consultés par l'AFP.

L'ex-ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal, avait annoncé en décembre 2023 la création de cet examen sur le modèle de l'épreuve anticipée de français pour le baccalauréat en fin de première, un projet confirmé en novembre 2024 par sa successeure, Anne Genetet.

Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées), qualifie auprès de l'AFP la mesure de « rafistolage supplémentaire du bac Blanquer », décidé en 2019 par l'ex-ministre Jean-Michel Blanquer.

Pour Jérôme Fournier, secrétaire national du SE Unsa, la nouvelle épreuve « alourdit la fin de l'année pour les élèves et les correcteurs ».

La première partie, qui est commune à tous les élèves, sera sous forme de QCM et pourrait être corrigée automatiquement, ce à quoi « de nombreuses organisations syndicales sont opposées », a-t-il ajouté, tandis que la deuxième partie devrait consister en des résolutions de problèmes.

Des projets de textes ont par ailleurs été votés au CSE relatif à « la mise en place du +parcours renforcé+ en classe de seconde générale et technologique » ou professionnelle à partir de la rentrée 2026, avec trois votes pour, 45 contre et 13 abstentions.

Mis en place par la ministre Élisabeth Borne, ce parcours est destiné aux élèves n’ayant pas obtenu le diplôme du brevet. Son organisation relèvera « de l’autonomie de l’établissement sur la base indicative de deux heures hebdomadaires sur tout ou partie de l’année », selon le projet d'arrêté.

Sophie Vénétitay déplore « une coquille vide » tandis que Tristan Brams (CFDT Éducation) regrette l'absence de « moyens supplémentaires ».