Le Coran n'est pas un facteur de motivation important pour les recrues de Daech, selon un expert

Le Coran n’est pas un facteur de motivation important pour les jeunes hommes qui rejoignent Daech, selon un chercheur. (Fichier/Reuters)
Le Coran n’est pas un facteur de motivation important pour les jeunes hommes qui rejoignent Daech, selon un chercheur. (Fichier/Reuters)
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Publié le Lundi 07 septembre 2020

Le Coran n'est pas un facteur de motivation important pour les recrues de Daech, selon un expert

  • Le chercheur explique que le fait de savoir que la plupart des jeunes hommes ne deviennent pas extrémistes en raison de facteurs religieux peut jouer un rôle dans leur réhabilitation
  • La justice sociale ainsi que le travail communautaire peuvent offrir un « remède » potentiel à l'extrémisme, selon l’expert

LONDRES: Ce n’est pas le Coran qui constitue le principal faveur de motivation de ceux qui rejoignent Daech, estime Omar Shaukat, ancien chercheur de l’Afro-Middle East Center de Johannesburg, mais le désir d’« agir dans le sens du bien ». C’est la conclusion que livre cet expert après avoir rencontré de jeunes hommes qui envisageaient de rejoindre Daech au plus fort de son « califat », en 2014 et 2015.

Il explique que le fait de savoir que la plupart des jeunes hommes ne deviennent pas extrémistes en raison de facteurs religieux peut jouer un rôle dans leur réhabilitation.

Shaukat dit avoir révélé aux futures recrues de Daech qu’il existait « une stratégie plus efficace » pour améliorer la vie des musulmans que de deve nir militant.

Il s’agit de proposer aux militants potentiels « des moyens non violents ou non haineux de radicalisme qui soient malgré tout considérés à leurs yeux comme efficaces – ou du moins plus efficaces que de s’associer à des groupes de type IS (comme Daech) » précise le chercheur.

Selon lui, l'extrémisme peut être « guéri », à condition de rejeter le tabou d’une collaboration avec des terroristes potentiels et des contraintes légales qui l’accompagnent. 

« Le remède serait que la société civile tende la main à ces groupes de personnes et tente d’établir un dialogue, ajoute Shaukat. Ne pas prendre la [voie] du militantisme, mais faire plus de travail de justice sociale et de travail communautaire. Leur montrer que c’est une stratégie préférable et plus efficace que de devenir militant. »

Le chercheur sud-africain a déclaré qu'il avait persuadé des recrues potentielles de Daech de ne pas rejoindre l'organisation, en les convaincant que les actes de violence extrêmes n’ont jamais réussi historiquement à apporter des changements positifs.

Des documents remis à l'Associated Press en 2016 corroborent les conclusions de Shaukat. Ils ont montré que les nouvelles recrues de Daech étaient souvent peu familières des enseignements islamiques, l’écrasante majorité d’entre elles n’ayant qu’une connaissance de base du Coran et de la loi de la Charia. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.