Gulnaz Mahboub ou comment la calligraphie peut guérir les âmes

La calligraphe et enseignante basée au Royaume-Uni s’est rendue en Turquie en 2005. (Photo Fournie)
La calligraphe et enseignante basée au Royaume-Uni s’est rendue en Turquie en 2005. (Photo Fournie)
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Publié le Samedi 05 septembre 2020

Gulnaz Mahboub ou comment la calligraphie peut guérir les âmes

  • La quête de Gulnaz l’a amenée à rencontrer le maître de la calligraphie Hasan Çelebi, qui a accepté de lui donner des cours
  • « La calligraphie peut améliorer votre bien-être, si vous le souhaitez - vous devez le vouloir, et vous avez également besoin d'amour, c’est crucial »

LONDRES: La quête de Gulnaz Mahboub pour trouver un maître de la calligraphie a abouti à Istanbul qui était pour elle comme une « palette vierge ». « Je n'avais aucune connaissance de la science de la calligraphie ou qui en étaient les maîtres. Je savais simplement que je voulais renouer avec mon côté créatif, mais je ne savais pas comment faire, où aller, ni à qui m'adresser. »

La calligraphe et enseignante basée au Royaume-Uni s’est rendue en Turquie en 2005. Elle était auparavant allée en Malaisie, croyant qu’elle pourrait y travailler et s’inscrire à des cours d’art, mais elle a vite découvert que c’était à Istanbul qu’elle devait être.

« Bien que la calligraphie islamique soit issue du monde arabe, beaucoup se rendent à Istanbul car c’est là-bas que se trouvent de nombreux maîtres, affirme Gulnaz Mahboub à Arab News. Ils ont énormément perfectionné la calligraphie, et le niveau est très élevé. Istanbul est devenue une destination prisée pour tous les calligraphes. »

Mahboub a occupé le poste de consultante pour une société d'ingénierie et plus tard de consultante de projet pour le London Borough of Camden. (Photo fournie)
Mahboub a occupé le poste de consultante pour une société d'ingénierie et plus tard de consultante de projet pour le London Borough of Camden. (Photo fournie)

Gulnaz Mahboub a occupé le poste de consultante pour une société d'ingénierie et plus tard de consultante de projet pour le borough londonien de Camden, mais a toujours senti qu’il manquait quelque chose à sa vie — un exutoire créatif et artistique que son métier à Londres ne pouvait pas lui fournir.

 « Je devais réajuster quelque chose à l’intérieur. J’étais déséquilibrée, se souvient-elle. Je sentais que je devais combler un vide, car je ne m’intégrais pas tout à fait aux environnements dans lesquels je me trouvais. J’ai changé d’emploi, mais ce vide était toujours présent. J'ai donc décidé de prendre un congé, après avoir réalisé suffisamment d'économies. C'était un risque calculé — je savais que je pourrais y aller un certain temps afin de renouer avec mon côté créatif que j'avais enfoui il y a longtemps. » 

Quand elle enseigne, Mahboub tient à montrer à ses élèves le pouvoir thérapeutique de la calligraphie. (Photo fournie)
Quand elle enseigne, Mahboub tient à montrer à ses élèves le pouvoir thérapeutique de la calligraphie. (Photo Fournie)

La quête de Gulnaz l’a amenée à rencontrer le maître de la calligraphie Hasan Çelebi, qui a accepté de lui donner des cours. Sa connexion avec lui ne s’est pas limitée à ses compétences en calligraphie islamique. « Je voulais comprendre quelle était sa formule, explique-t-elle. Cela fonctionnait clairement pour lui parce qu'il était totalement à l'aise, en paix. Donc, non seulement j’ai appris la calligraphie avec lui, mais je lui ai aussi posé des questions sur sa vie personnelle: comment il travaillait, quel était le meilleur moment pour s'entraîner…»

A travers l’écriture, se découvrir soi-même

Gulnaz est retournée à Londres huit mois plus tard et a passé les années suivantes entre les deux pays. En 2009, elle s’est installée à Istanbul afin de plonger dans ses études, ce qui lui a permis d’obtenir sa licence (ijazah) en 2012 et ensuite de signer ses œuvres et d’enseigner. Au cours de ses études, et au fur et à mesure que ses compétences en calligraphie s'amélioraient, elle a constaté que des changements s’opéraient en elle.

« Tout au long du processus d'apprentissage, j’ai découvert de nouveaux aspects de la calligraphie, mais aussi de ma personnalité, rien qu’en dessinant la courbe de ces lettres, affirme t-elle. C’est un art très honnête, qui vous reflète tel que vous êtes. Et (alors j'ai appris qu’) il y avait des traits de ma personnalité que je devais changer si je voulais avancer, des traits que je pouvais dissimuler auparavant, mais que je ne pouvais plus cacher avec la calligraphie. »

« Je passais des heures rien qu’à regarder Hasan faire les corrections les plus incroyables », lance l'artiste. (Photo fournie)
« Je passais des heures rien qu’à regarder Hasan faire les corrections les plus incroyables », lance l'artiste. (Photo Fournie)

« Vous ne pouvez pas faire de la calligraphie la veille pour le lendemain — votre professeur s’en rendra compte, poursuit-elle. Je peux écrire une dissertation à la dernière minute, mais je ne peux pas le faire avec la calligraphie. Cet état d'esprit et cette préparation, tout a changé pour moi, même en ce qui concerne la manière d’apprendre. Nous sommes tellement habitués à tout remettre en question dans le système éducatif occidental. Mais ici, vous suivez le rythme de votre professeur. S'il sent que vous pouvez progresser, vous passez à autre chose. Mais vous ne pouvez pas avancer pas tant qu'il ne l'a pas autorisé. Il y a tout un processus à suivre, c’est ce que nous appelons ‘adeb’. »

Gulnaz a senti que grâce à ces études et à sa relation au long cours avec Çelebi, les choses devenaient plus claires pour elle. Ses années au Royaume-Uni n'ont fait que souligner à quel point elle apprenait sur la calligraphie et sur elle-même.

« Lorsque je retournais à Londres, l’énergie était différente d’Istanbul et je constatais des différences frappantes. À Istanbul, j’ai eu la chance de m’immerger dans une communauté artistique. Je passais des heures rien qu’à regarder Hasan faire les corrections les plus incroyables. J’ai vu sa personnalité transparaître à travers la calligraphie, et j’ai beaucoup appris sur les méthodes d’enseignement. Avec ces découvertes, je me suis senti plus calme, plus lucide, plus sereine. »

Mahboub travaille actuellement avec les styles Thuluth et Naskh et enseigne à Londres. (Photo fournie)
Mahboub travaille actuellement avec les styles Thuluth et Naskh et enseigne à Londres. (Photo Fournie)

Gulnaz Mahboub a par la suite entrepris ses propres recherches, et a lu des études neurologiques qui explorent comment l'utilisation des mains peut façonner le comportement du cerveau. « Travailler avec vos mains et utiliser vos sens — vous utilisez vos yeux pour voir les belles lettres, vous les écrivez, vous entendez parfois le Coran— signifie que vous connectez votre esprit, votre cœur et votre âme. Lorsque vous écrivez, vous ressentez le rythme de chaque lettre, et c’est très important car votre écriture sera plus fluide. Ajoutez à cela à de la précision, et votre main sera fluide. Si vous n’avez pas de fluidité, cela sera visible dans votre travail. »

Gulnaz travaille actuellement avec les styles Thuluth et Naskh et donne des cours privés à Londres ou à l’Institut Yunus Emre et à l’École des arts traditionnels du Prince. Sa relation avec Çelebi est une relation pour la vie, et il est très important pour elle de maintenir cette tradition séculaire.

« Vous êtes connecté à cette transmission de connaissances d’un maître à la prochaine génération, dit-elle. Vous transmettez cette connaissance à vos élèves et ils font ensuite partie de ce lien, de cette chaîne, qui remonte à il y a 10 siècles. J’essaye de poursuivre cela. » 

La quête de Mahboub l’a menée au maître de la calligraphie Hasan Çelebi qui a accepté de lui donner des cours. (Photo fournie)
La quête de Mahboub l’a menée au maître de la calligraphie Hasan Çelebi qui a accepté de lui donner des cours. (Photo Fournie)

La transmission d’une génération à l’autre

L’exemple que Çelebi a donné à Gulnaz Mahboub est un exemple qu'elle s'efforce également de suivre. « La patience qu’il a avec les élèves est quelque chose que je tente de transmettre. J’honore son enseignement en essayant de faire de mon mieux. Lorsque j’enseigne, je comprends et suis admirative de l’endurance qu’il possède à 70 ans ! Mes séances sont courtes car je sais que c’est assez difficile, mais Hasan s’assied pour trois ou quatre heures sans aucune pause ! Il a cette certitude et cette concentration, et il a toujours été dévoué à son enseignement. Parfois, vous verrez des calligraphes écrire vite, mais je ne l’ai jamais vu écrire vite depuis que je le connais. Il a la même régularité, la même vitesse depuis le début. »

L’exemple que Çelebi a donné à Mahboub est un exemple qu'elle s'efforce également de suivre. (Photo fournie)
L’exemple que Çelebi a donné à Mahboub est un exemple qu'elle s'efforce également de suivre. (Photo Fournie)

Quand elle enseigne,Gulnaz tient à montrer à ses élèves le pouvoir thérapeutique de la calligraphie – tout comme son maître l'a fait pour elle. « La calligraphie peut améliorer votre bien-être, si vous le souhaitez — vous devez le vouloir, et vous avez également besoin d'amour, explique-t-elle. C’est crucial. C'est intéressant parce que beaucoup de mes étudiants viennent de milieux similaires au mien. Je peux m'identifier à eux. Ce sont des professionnels et ils ont besoin d'une sorte de respiration dans leur vie ou recherchent un exutoire créatif. Je peux comprendre cela. »

Bien qu’elle soit désormais reconnue dans le monde entier pour son travail, et à part entière, Gulnaz Mahboub maintient un sentiment de déférence envers son maître. Elle espère offrir un avant-goût de ce que la calligraphie lui a donné à la prochaine génération. « Avec la calligraphie, vous rencontrerez sûrement des difficultés. Parfois, votre écriture ne sera pas assez fluide. Vous serez frustrés et vous apprendrez à faire face aux défis. Mais ce que vous réaliserez à la fin est merveilleux. Et je crois que c'est ce que j'espère partager. Je n’ai pas atteint le niveau de mon maître - il est impossible que je l’atteigne - mais j'espère pouvoir donner aux élèves un aperçu de certains de ses enseignements dans mes brefs cours de huit semaines. »

« Cependant, cela demande de la discipline et vous devrez probablement faire des changements importants dans votre vie pour intégrer la calligraphie, si vous travaillez à plein temps par exemple. Parfois, vivre à Londres semble aspirer votre énergie davantage que d'autres lieux plus calmes. C'est une ville occupée, mouvementée, je peux le comprendre. Mais pour ceux qui ont réussi à intégrer la pratique de la calligraphie, ils ont pu bénéficier de ce réconfort, se sentir apaisés. Et cela fait du bien. »

Year of Arabic Calligraphy

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Azzedine Alaïa et Christian Dior : aux racines d’un maître tunisien de la haute couture

Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
Le livre coïncide avec une exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris, qui se termine le 21 juin. (Avec l'autorisation de Damiani Books)
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  • Le livre met en lumière un dialogue esthétique et technique entre Alaïa et Dior, fondé sur une vision commune de la forme et du savoir-faire
  • L’expérience fondatrice d’Alaïa chez Dior et son admiration durable ont profondément influencé son parcours et inspiré l’exposition et l’ouvrage

DHAHRAN : Le livre de table publié par Damiani, « Azzedine Alaïa et Christian Dior, deux maîtres de la haute couture », tisse avec élégance un dialogue visuel entre ces couturiers emblématiques du XXe siècle.

À travers des photographies capturant ces vêtements sculpturaux, l’ouvrage offre un festin visuel d’une grande élégance, ponctué de quelques pages de textes soigneusement sélectionnés.

Disponible uniquement en anglais, le livre, paru ce mois-ci, se lit aisément, avec une préface de l’éditrice et galeriste italienne Carla Sozzani, qui écrit : « Il ne s’agit pas simplement d’un dialogue entre deux maîtres de la haute couture, mais d’un retour à une origine profondément humaine et formatrice.

Christian Dior et Azzedine Alaïa ont développé un langage commun fondé sur une discipline intérieure et un respect de la forme, un langage qui a inspiré, inspire encore et continuera d’inspirer des générations. » 

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Le livre est sorti le 21 avril. (Publié par et avec l’autorisation de Damiani Books)

D’autres éclairages sont apportés par des figures telles qu’Olivier Saillard, historien de la mode français et directeur de la Fondation Azzedine Alaïa, ainsi qu’Olivier Flaviano, directeur de La Galerie Dior depuis son inauguration en 2022, entre autres.

L’ouvrage présente également 70 pièces textiles impeccablement mises en scène, issues des archives des années 1950 et conservées à la Fondation Alaïa.

L’histoire commence en Tunisie, où le jeune Alaïa (1935-2017) découvre pour la première fois les créations de Dior (1905-1957) en feuilletant des magazines de mode français fournis par Madame Pinault, une sage-femme locale qui l’avait pris sous son aile.

Fils d’agriculteurs céréaliers, Alaïa est envoyé vivre chez ses grands-parents avec sa sœur jumelle, Hafida. À 15 ans, il ment sur son âge pour intégrer l’Institut des Beaux-Arts de Tunis en tant qu’apprenti sculpteur.

Il finance ses études en aidant une couturière qui vendait des reproductions de créations de grands couturiers parisiens à une clientèle tunisienne aisée.

Encouragé par Habiba Menchari, figure de l’émancipation féminine en Tunisie, il approche Madame Zeineb Levy-Despas, cliente de la maison Dior alors dirigée par Yves Saint Laurent, qui lui obtient un stage intensif de quatre jours à la Maison Dior.

En juin 1956, Alaïa, âgé de 21 ans, arrive dans l’atelier de Christian Dior, alors âgé de 51 ans, situé rue François 1er, au cœur du Triangle d’Or, épicentre du luxe parisien.

Bien que trois décennies les séparent, leurs esthétiques et leurs silhouettes présentent des similitudes, renforcées par leur goût intemporel.

Tous deux discrets, ils étaient fascinés par un artisanat minutieux et somptueux, laissant leurs œuvres — véritables sculptures à porter — s’exprimer d’elles-mêmes. Ils partageaient un goût pour les textures, les constructions ingénieuses et une architecture du vêtement à la fois douce et puissante.

Cette expérience brève mais fondatrice — ainsi que des décennies de collection des chefs-d’œuvre de Dior — a largement contribué à cette exposition.

Si l’exposition à la Fondation Azzedine Alaïa à Paris s’achève le 21 juin, près de 70 ans après ce stage, les images et les chefs-d’œuvre détaillés présentés dans le livre, eux, perdureront toute une vie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Coupe de France: Lens rejoint la finale, tout proche d'écrire son histoire

Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain. (AFP)
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  • Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive
  • Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e)

LENS: Lens n'est plus qu'à un match d'écrire une grande page de son histoire: les Sang et Or ont battu Toulouse (4-1) mardi soir au stade Bollaert pour rallier la finale de la Coupe de France, qu'ils n'ont encore jamais remportée.

Quatre jours après l'avoir emporté face au TFC en Ligue 1 (3-2) dans la douleur, le club du bassin minier a récidivé, cette fois plus tranquillement grâce à une formidable efficacité offensive.

Comment pouvait-il en être autrement? Bollaert attend ça depuis si longtemps qu'il l'a rappelé avant le coup d'envoi avec de grands tifos mettant en avant cette anomalie de l'histoire: malgré son titre de champion de France et trois finales de la Coupe (1948, 1975 et 1998), le Racing n'a jamais soulevé ce trophée.

Les Lensois auront l'occasion d'effacer cette bizarrerie le 22 mai au Stade de France contre Strasbourg ou Nice, qui s'affrontent mercredi soir à la Meinau.

Les Artésiens avaient quitté leur stade Bollaert en fusion, vendredi soir, au bout d'une remontée face aux Toulousains validée dans les derniers instants du match. Ils ont retrouvé leur antre dans le même état, qui n'aura pas souvent eu l'occasion de vibrer pour sa coupe de la saison, en l'absence de compétition européenne, en n'accueillant que le 32e de finale avant cette rencontre. Alors les supporters en ont profité jusqu'au bout, chantant "on est en finale" quand le résultat était devenu inéluctable, avant d'envahir complètement le terrain au coup de sifflet final.

Réalisme lensois froid 

Puni par une entame de match désastreuse lors de la "manche aller", les joueurs de l'Artois ont cette fois piqué d'entrée grâce à Florian Thauvin, d'un pénalty tiré lentement mais avec beaucoup de maîtrise (5e). Le champion du monde (2018) l'avait lui-même provoqué, fauché dans la surface par Pape Demba Diop.

Titularisé à la place de Wesley Saïd, Allan Saint-Maximin a doublé le score d'une frappe à l'entrée de la surface avant de célébrer d'un salto devant le banc lensois (18e).

Mais cette réussite offensive a contrasté avec une fébrilité dans la ligne arrière qui a rappelé le début du match précédent, symbolisé par une première approximation de Samson Baidoo (2e), enfin de retour en tant que titulaire après une blessure, puis une seconde, qui a cette fois coûté un but inscrit par Santiago Hidalgo (21e).

Entre-temps et dans les minutes qui ont suivi, Ismaëlo Ganiou (21 ans) aussi a été hésitant, sans doute pris par l'enjeu du match le plus important de sa jeune carrière.

Toulouse limité 

Les Sang et Or ont globalement eu des difficultés à construire le jeu lors de la première demi-heure, bien gênés par les Toulousains de Carles Martinez Novell, qui ont souvent coupé la relation entre les défenseurs et les milieux de terrain lensois.

Mais malgré cela, ils ont frappé une nouvelle fois par le piston gauche Matthieu Udol, à bout portant, à la réception d'un centre de l'autre piston, Saud Abdulhamid (35e).

Ce but a porté un coup au moral du Téfécé, libérant par la même occasion les Lensois, qui ont ensuite accentué leur avantage grâce à Adrien Thomasson, avec une nouvelle fois Saud Abdulhamid en dernier passeur (74e). Le Saoudien a réussi un très bon match, tout comme Allan Saint-Maximin, insaisissable, et Florian Thauvin, meneur dans l'effort des deux côtés du terrain.

En face, au-delà de sa pression défensive intéressante, Toulouse n'aura pas montré grand-chose et s'est heurté aux limites d'un onzième de Ligue 1, face au deuxième. S'il n'a pas le championnat, Lens aura peut-être la Coupe.

 

 


Le « Inshallah » d’Anne Hathaway fait le buzz

L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
L’utilisation par la star hollywoodienne Anne Hathaway de l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview a été chaleureusement accueillie en ligne. (AFP)
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  • L’utilisation du mot « Inshallah » par Anne Hathaway dans une interview devient virale et saluée pour sa portée culturelle
  • Sabrina Carpenter s’excuse après une confusion sur une tradition arabe lors de Coachella, relançant le débat sur la sensibilité culturelle

DUBAÏ : L’actrice hollywoodienne Anne Hathaway a suscité une vague de réactions positives en ligne après avoir utilisé l’expression arabe « Inshallah » lors d’une récente interview.

Offrant un moment de résonance culturelle au cours d’une discussion introspective sur le vieillissement et la longévité dans l’industrie du cinéma, l’actrice s’exprimait auprès de People Magazine pour promouvoir son dernier film, « The Devil Wears Prada 2 ».

Elle s’est confiée sur sa vie à 43 ans et sur ce que signifie avoir passé plus de deux décennies à Hollywood, évoquant l’évolution de sa perspective au fil du temps.

« J’apprécie enfin le calme », a-t-elle déclaré, expliquant qu’elle ne vit plus les hauts et les bas émotionnels de l’industrie avec la même intensité qu’auparavant. Désormais, elle aborde chaque nouvelle décennie avec curiosité plutôt qu’avec crainte.

Elle a ajouté : « Je veux avoir une vie longue et en bonne santé, Inshallah. J’espère. »

L’utilisation de cette expression arabe — qui signifie « si Dieu le veut » — a largement trouvé un écho, notamment auprès des publics du Moyen-Orient où elle est couramment employée pour exprimer l’espoir.

La vidéo de l’interview a depuis dépassé les 300 000 mentions « j’aime » sur TikTok.

Un utilisateur a commenté : « Inshallah ma princesse de Genovia », en référence à son rôle dans « The Princess Diaries », tandis qu’un autre a écrit : « Masha Allah sœur Anne ».

Plusieurs internautes ont également salué sa sagesse sur le vieillissement, l’un d’eux déclarant : « C’est la version la plus agréable d’elle que j’ai vue en interview récemment. »

Par ailleurs, la chanteuse américaine Sabrina Carpenter a présenté ses excuses sur X samedi après avoir confondu une zaghrouta — une ululation festive traditionnelle arabe — avec du yodel lors de sa performance principale à Coachella vendredi soir.

« Toutes mes excuses, je n’ai pas vu cette personne et je n’entendais pas clairement », a écrit Carpenter. « Ma réaction relevait de la confusion et du sarcasme, sans mauvaise intention. J’aurais pu mieux gérer la situation ! Maintenant, je sais ce qu’est une zaghrouta ! »

Des extraits de la scène ont largement circulé en ligne. Assise au piano sur la scène principale du festival, elle avait réagi : « Je crois avoir entendu quelqu’un faire du yodel… Je n’aime pas ça. »

Le fan a répondu : « C’est ma culture ! » — ce à quoi Carpenter a répliqué : « C’est ta culture, le yodel ? » Avant que l’intéressé ne précise : « C’est un cri de célébration. » Carpenter a alors conclu : « On est à Burning Man ? Qu’est-ce qui se passe ? C’est étrange. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com