La Turquie met en lumière des histoires à succès syriennes à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés

Omar Kadkoy, analyste des politiques migratoires, est un réfugié syrien dont l'histoire à succès est une source d'inspiration pour beaucoup en Turquie (Photo, TEPAV).
Omar Kadkoy, analyste des politiques migratoires, est un réfugié syrien dont l'histoire à succès est une source d'inspiration pour beaucoup en Turquie (Photo, TEPAV).
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Publié le Samedi 19 juin 2021

La Turquie met en lumière des histoires à succès syriennes à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés

  • La Turquie offre aux réfugiés des services d'éducation et de soins de santé
  • Le pays abrite 4 millions de réfugiés, dont environ 3,7 millions de Syriens

ANKARA: La Turquie, qui accueille la plus grande population de réfugiés au monde, célébrera la Journée mondiale des réfugiés des Nations Unies le 20 juin en mettant l'accent sur l'intégration sous le slogan « Ensemble, nous guérissons, apprenons et brillons ».

Le pays abrite 4 millions de réfugiés, dont environ 3,7 millions de Syriens.

Omar Kadkoy, analyste des politiques migratoires à la Fondation da recherche sur les politiques économiques de Turquie, groupe de réflexion basé à Ankara, est un réfugié syrien dont l'histoire à succès est une source d'inspiration pour beaucoup en Turquie.

Kadkoy a quitté Damas pour la capitale turque en 2014. Il a commencé à apprendre le turc, qui est maintenant sa deuxième langue étrangère.

L'analyste politique désormais considéré comme l'un des principaux experts sur les questions d'intégration en Turquie, est également étudiant à la prestigieuse Université technique du Moyen-Orient d'Ankara et rédige son mémoire de maîtrise sur la naturalisation des étudiants syriens dans le système d'enseignement supérieur de la Turquie.

Il a hâte de commencer son doctorat une fois diplômé.

Kadkoy est fier de ses efforts professionnels, académiques et linguistiques.

« La réussite n’a pas de limites. En termes d'intégration, je me retrouve dans un voyage de mille kilomètres. J'ai commencé par les étapes indispensables, mais il y a beaucoup plus à explorer, à apprendre et à donner », déclare-t-il à Arab News.

La Turquie est à la fois un pays d'accueil et de transit pour les réfugiés. Environ la moitié des réfugiés syriens dans le pays sont des enfants.

Dans le cadre de sa politique de cohésion sociale et d'intégration, la Turquie offre aux réfugiés des services d'éducation et de soins de santé et les aide à trouver des emplois.

Cependant, avec plus de 4 millions de réfugiés dans le pays, les Turcs sont de moins en moins disposés à accepter de nouveaux arrivants.

Selon la dernière enquête d'Ipsos, 75% des personnes turques interrogées sont favorables à la fermeture complète des frontières aux réfugiés, tandis que 60% pensent que les dépenses gouvernementales pour les réfugiés devraient être réduites, en particulier à la suite de la pandémie de Covid-19.

Une enquête réalisée en 2020 par l'Université Bilgi et le German Marshall Fund des États-Unis révèle que 86% des Turcs soutiennent le rapatriement des Syriens. Pendant ce temps, d'autres enquêtes montrent que 90% des Syriens ne souhaitent pas retourner dans leur pays d'origine maintenant.

Philippe Leclerc, le représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en Turquie, a récemment déclaré que la Turquie devrait être davantage soutenue par la communauté internationale pour gérer la question des réfugiés.

L'UE a soutenu la Turquie, avec 6 milliards d'euros consacrés aux réfugiés et aux communautés d'accueil dans des domaines clés tels que l'éducation, la santé, le développement socio-économique et les besoins fondamentaux.

Le don en espèces fourni par l’aide sociale d'urgence financée par l'UE permet aux ménages de réfugiés syriens de couvrir une partie de leurs dettes et leurs frais quotidiens.

Selon Kadkoy, donner accès aux soins de santé et à l'éducation, et développer les compétences professionnelles et linguistiques des réfugiés ne conduit pas nécessairement à l'intégration.

« Il y a plusieurs façons d'envisager l'intégration. Par exemple, les élèves réfugiés s'intègrent-ils bien dans les écoles ? La réponse consisterait à examiner les performances des étudiants réfugiés dans le système éducatif national turc et les comparer à celles des citoyens », déclare-t-il. "Les différences nous diraient ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et nous permettraient de réorganiser ce qui n'a pas fonctionné."

Il ajoute : « Lorsque des indicateurs similaires et autres sont absents, il est difficile de parler d'intégration collectivement. Au lieu de cela, nous nous retrouvons avec des célébrations ad hoc d'histoires individuelles.

Kadkoy déclare que l'ère post-pandémique pourrait être le moment de réexaminer le problème en Turquie, en particulier les pratiques discriminatoires auxquelles les réfugiés sont confrontés sur le marché du travail.

« La plupart des 3,7 millions de Syriens semblent considérer la Turquie comme une destination permanente. En Turquie, les Syriens soumis à la règle de protection temporaire ont accès à l'enseignement public. Environ 650 000 étudiants syriens fréquentent les écoles turques, ont accès à des services de santé publique gratuits, et il y a environ 820 000 salariés ou propriétaires d'entreprise syriens sur le marché du travail », dit-il.

Selon les statistiques officielles de l'année dernière, 9 041 entreprises appartenaient à des syriens en Turquie.

Le gouvernement turc coopère avec la communauté internationale, en particulier avec l'ONU, pour fournir une formation professionnelle aux réfugiés syriens.

Le ministère de l'Éducation a récemment annoncé que les étudiants syriens peuvent fréquenter les centres de formation professionnelle une fois par semaine. Les étudiants recevront un tiers du salaire minimum pendant leurs quatre années d'études une formation professionnelle en affaires les autres jours.

La Journée mondiale des réfugiés a été instituée par l'ONU pour commémorer le 50e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Salam : ceux qui ont entraîné le Liban dans la guerre ne peuvent parler de souveraineté

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam. (Photo d’archives/AFP)
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  • Salam a critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État

DUBAÏ : Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a déclaré mardi que ceux qui « ont entraîné le Liban dans des guerres inutiles » n’avaient aucun droit de donner des leçons de patriotisme ou de souveraineté nationale.

Dans une déclaration qui semblait viser le Hezbollah sans le nommer, Salam a rejeté les accusations selon lesquelles les dirigeants politiques du pays auraient soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban.

« Quelqu’un vient nous rendre visite et accuse les autorités politiques d’avoir soutenu Israël au lieu de défendre la souveraineté du Liban, puis appelle au dialogue et à l’unité comme si les Libanais n’avaient aucune mémoire », a déclaré Salam.

Selon lui, le plus grand service rendu à Israël a été celui de ceux qui ont entraîné le Liban dans ce qu’il a qualifié de « guerres de soutien inutiles », offrant à Israël un prétexte pour lancer des attaques portant atteinte à la souveraineté du pays, détruisant villes et villages, tuant des civils et déplaçant des centaines de milliers de personnes.

Salam a également critiqué ceux qui, selon lui, ont monopolisé les décisions de guerre et de paix en dehors de l’autorité de l’État, les accusant d’avoir lié le Liban à des agendas régionaux au détriment des intérêts du peuple libanais.

« Il n’y a de souveraineté pour le Liban qu’à travers une décision unique et indépendante, prise par un État doté d’une seule armée exerçant son autorité sur l’ensemble du territoire », a-t-il affirmé.

Le Premier ministre a estimé qu’un véritable dialogue et une véritable unité nationale ne pouvaient être atteints qu’en reconnaissant les erreurs du passé et en assumant la responsabilité de décisions dont les Libanais continuent de subir les conséquences.

Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mettre fin à l’occupation israélienne de territoires libanais, obtenir la libération des détenus libanais, permettre le retour en toute sécurité des déplacés dans leurs foyers et reconstruire les zones touchées par le conflit.

Salam a également appelé à mettre fin aux accusations de trahison dans le discours politique, estimant qu’un dialogue sincère et une solidarité nationale étaient indispensables pour permettre au Liban de faire face aux défis actuels.

Ces déclarations interviennent alors que le Liban et Israël poursuivent à Rome un nouveau cycle de négociations, sous médiation américaine, visant à mettre en œuvre l’accord-cadre conclu à Washington en juin.

Cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban, le déploiement de l’armée libanaise dans les zones évacuées par Israël ainsi que le désarmement progressif du Hezbollah.

Ces négociations, entamées mardi et prévues jusqu’à jeudi, constituent le septième cycle de discussions sous médiation américaine depuis que le Hezbollah a ouvert un front contre Israël en soutien à l’Iran après le début de la guerre à Gaza, déclenchant des mois d’affrontements transfrontaliers puis une offensive israélienne de plus grande ampleur au Liban.

Plus tôt dans la journée de mardi, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté ces négociations, estimant qu’elles n’apporteraient au Liban « rien d’autre que la honte, l’humiliation et des compromis successifs ». Il a également critiqué le président Joseph Aoun, l’accusant d’avoir renoncé à son rôle de figure nationale neutre. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.