Karim Duval: «Je ne cherche pas à plaire à tout le monde»

L’humoriste Karim Duval (Photo fournie, Caroline BAZIN).
L’humoriste Karim Duval (Photo fournie, Caroline BAZIN).
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Publié le Mercredi 16 juin 2021

Karim Duval: «Je ne cherche pas à plaire à tout le monde»

  • L’humoriste au parcours atypique se produira le 17 juin à Sciences Po Paris dans le show du «bac philo des humoristes»
  • Karim Duval se fait le porte-voix de ces trentenaires pris dans le tourbillon d’une société en pleine mutation et en constante contradiction, et qui n’hésitent pas à changer de vie si la leur ne leur convient pas

NICE: C’est un soulagement! Comme de nombreux artistes, Karim Duval avait hâte de se produire à nouveau sur scène. La date de son tout prochain spectacle n’a pas été choisie au hasard. Ce sera le 17 juin prochain, jour des épreuves de philosophie du baccalauréat. Retransmis en direct sur la plate-forme Pasquinade, Karim Duval, auteur et animateur du spectacle, sera accompagné d’autres humoristes comme Haroun, Alex Ramirès, ou encore Florence Mendez. Les artistes devront s’inspirer des épreuves du bac dévoilées plus tôt dans la journée. Un show du nom de «bac philo des humoristes», qui se tiendra dans les locaux de la prestigieuse école de Sciences Po, à Paris.  L’humour, c’est aussi du sérieux. L’auteur du fameux sketch sur «le covidisme», Karim Duval le sait bien, lui qui a décidé d’en faire son métier. Arab News en Français a rencontré l’artiste franco-sino-marocain.

Karim Duval est l’un des humoristes les plus talentueux de sa génération. Son sketch sur le covidisme a connu un véritable succès avec 1 million de vues sur YouTube et 6 millions de vues sur Facebook, en seulement quelques semaines. 

Depuis, pandémie et restriction sanitaire obligent, Karim Duval a enchaîné les vidéos sur la Toile, toujours avec le même ton: de l’humour, fin, très subtil, et qui donne surtout à réfléchir.

«Le covidisme», un sketch drôle et percutant

«Je me lave les mains quarante à cinquante fois par jour, je dis bonjour avec le coude, j’ouvre les portes avec le coude, et les referme avec le pied.» Une célèbre réplique de la tirade de Karim Duval qui décrit le quotidien d’Étienne Samarithin. Une situation qui l’a éloigné de ses amis «mécréants» et «covidistes radicaux». Mais que l’on ne s’y méprenne pas, l’humoriste précise: «Attention, je ne suis pas intolérant. J’ai un ami qui éternue!»

Mais qu’est donc devenu Étienne Samarithin, 36 ans, «covidiste» modéré ? Vous souvenez-vous de cet homme qui a dédié sa vie tout entière au port du masque et à l’application stricte des gestes barrières? Karim Duval explique qu’«il est resté covidiste modéré, parce qu’Étienne Samarithin c’est monsieur Tout-le-monde, il ne sait pas quoi penser de la Covid, il ne sait pas comment se comporter, et le temps n’a rien arrangé… Il va à la fois jeter la pierre aux gens qui ne respectent pas les gestes barrières et, en même temps, organiser des dîners avec sa famille. Et avec le vaccin, il ne sait toujours pas comment se positionner, il se mélange les pinceaux entre AstraZeneca et Pfizer, les effets secondaires, bref il est perdu comme nous tous.»

L’humour 2.0

Si la pandémie a donc été une véritable plaie pour les artistes qui n’ont pu se produire sur scène face à leur public, elle a aussi permis aux humoristes comme Karim Duval de se réinventer sur la Toile, en mode 2.0. Il propose ses sketchs sur sa chaîne YouTube, mais pas seulement. Il est allé là où on n’attendrait pas un humoriste… sur un réseau social professionnel. «Mon petit succès je, le dois beaucoup à LinkedIn, je suis l'humoriste le moins sexy de la terre, et ben oui, pour oser aller faire des blagues sur LinkedIn c’est vraiment que tu n’as plus rien à perdre, donc j’y suis allé, et ça a fonctionné!», raconte-t-il.

Karim Duval sur scène (Photo, Caroline BAZIN).

De l’humour sociologique… de comptoir

L’humour de Karim Duval sort des sentiers battus et s’apparente à de la sociologie, mais attention, de la «sociologie de comptoir», comme il aime le souligner. Un humour qui peut être perçu comme élitiste, peu importe. L’humoriste ne «cherche pas à plaire à tout le monde».

Il s’adresse à une certaine tranche d’âge, plus précisément à la génération Y. À ceux qui sont nés entre les années 1980 et la fin des années 1990, les millennials. Dans son deuxième spectacle, Y, il décrypte cette génération «en perpétuelle quête de sens et de soi», selon lui.

Karim Duval a joué quelques extraits de Y en Angleterre et à Dubaï dans le cadre d’un plateau de stand-up, Arabs are not funny. «Le public a pu voir sur scène un Français qui parle en anglais et en dialecte marocain (en darija) avec une tête de chinois… Cela intrigue et donc forcément, à Dubaï, ça a bien marché, vu la dimension internationale de la ville. J’ai d’ailleurs moi-même été surpris de voir dans la salle toutes ces nationalités différentes, c’est vraiment top. Il y avait des Allemands à côté de Saoudiens, de Soudanais... On ne va pas se mentir, on ne voit pas ça en France (…). À Dubaï, j’ai senti que les privilèges sont plus répartis.»

 

 

Ce n’est pas un hasard si Karim Duval se fait le porte-voix de ces trentenaires pris dans le tourbillon d’une société en pleine mutation et en constante contradiction, et qui n’hésitent pas à changer de vie si la leur ne leur convient pas. Dans ses spectacles, il parle ainsi de Carlos, ancien PDG dans l’automobile, et qui se reconvertit dans la vente de sushis, ou encore de Ludivine, directrice cosmétique devenue plombière. Des personnages fictifs qui, comme Karim Duval, ont tout plaqué pour une autre vie, pour vivre de leur passion, l’humour.

Son enfance au Maroc, source d’inspiration

Né à Aix-en-Provence, de père franco-marocain et de mère chinoise, Karim grandit au Maroc, à Fez, où il est scolarisé dans un établissement français. Après avoir obtenu son baccalauréat, il s’envole pour Paris. Il y poursuit des études supérieures, des classes préparatoires aux grandes écoles, puis entre à l’École centrale de Paris, où il obtient son diplôme d’ingénieur. N’importe qui se serait contenté de ce statut privilégié, d’autant plus que Karim Duval a une place en or, à Sophia Antipolis, dans le sud de la France. Attiré par l’humour et l’écriture, Karim Duval suit des cours d’improvisation théâtrale. Dès son premier show en 2012, l’humoriste réussit à se faire remarquer. Il faut dire que son parcours, mais surtout ses origines atypiques, sont sources d’inspiration. «Un enfant d’origine chinoise, avec une maman chinoise qui grandit au Maroc à Fès dans les années 1980, ce n’est pas tous les jours qu’on en croise! J’étais probablement le seul enfant de 8 ans qui se faisait appeler Jackie Chan dans la rue au Maroc. C’était vraiment le3jeb («bizarre»), comme on dit en marocain. J’avais l'impression d’être un produit d’importation rare. Donc, forcément, quand on est dans cette posture, on est inspiré lorsqu’on en parle plus tard.»

Le Maroc l’inspire, mais davantage lorsqu’il s’agit d’en parler aux Marocains, confie Karim Duval. L’humoriste s’est d’ailleurs plusieurs fois produit à Casablanca, avec son spectacle Nos-Nos-Talgie, dans lequel il fait «une déclaration d’amour et d’humour au Maroc», nous explique-t-il. «C’est un show conçu pour le public marocain, mais qui est parvenu tout de même à avoir une résonance bien au-delà, notamment pour ceux qui ont une affinité avec ce pays.»

«Je n’ai pas connu la discrimination ou la galère»

Lorsqu’il se produit en France, l’artiste adapte toutefois ses sketchs à son public. «Ici, je suis un artiste à trois têtes, qui a dû démocratiser ses spectacles pour le public français. Même si je suis le produit de plusieurs cultures, je n’ai pas eu le même parcours que celui des personnes issues de l’immigration en France. Je n’ai pas connu la discrimination, la galère, ou la mise à l’écart que beaucoup moquent à travers l’humour. Quand tu arrives du Maroc et que tu es allé dans une école de “bourges” avec les Français, et puis que t’as fait prépa, ben non en fait, t’es pas du tout ma7gour [discriminé].»

Alors, si Karim Duval n’a certes pas eu les mêmes sources d’inspiration que des humoristes comme Jamel Debbouze ou Booder, il a en commun cette passion, ce désir d’apporter de la joie à l’autre, convaincu comme il le dit si bien que «l’humour peut nous sauver». Une affirmation peut-être à discuter dans l’un des sujets du «bac de philo des humoristes», à Sciences Po le 17 juin prochain.


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
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  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
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  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
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  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com