Le dédale de cases où survivent 15.000 personnes, dont une forte concentration de jeunes Comoriens sans papiers, descend de la colline jusqu'à la route, frontière invisible
Au nom d'une «opération de sécurisation» de l'île, minée par la criminalité, Paris a déployé 1.800 policiers et gendarmes avec l'objectif d'y rétablir l'ordre à long terme
En temps normal, les expulsions vers les Comores à bord du bateau commercial Maria Galanta sont au nombre de plusieurs dizaines à plusieurs centaines par jour.
Selon un rapport sénatorial publié mercredi, 26.020 personnes ont été enfermées dans le CRA de Mayotte en 2022, contre 15.922 personnes pour l'Hexagone
«On poursuit à Mayotte les opérations de sécurisation, en particulier dans les quartiers dans lesquels on a les bandes de délinquants», a déclaré Thierry Suquet lors d'un point de presse jeudi matin
Selon le préfet de Mayotte, la nuit de mercredi à jeudi a été émaillée de «pas mal de violences urbaines» à Doujani, sur la commune de Mamoudzou
A Mayotte, 50% des infractions constatées sont des «attaques aux personnes», soit plus de 400 affaires criminelles par an
La violence qui mine l'île aux 350 000 habitants estimé est attribuée à la situation sociale et économique explosive des bidonvilles où vivent en clandestinité des migrants comoriens
L'évacuation de ce bidonville, situé à Koungou à proximité de Mamoudzou, initialement prévue mardi à partir de 6h00 locales (3h00 GMT), dans le cadre de l'opération « Wuambushu», a été suspendue,
Dans le cadre de l'opération baptisée Wuambushu, la France prévoit de déloger des migrants en situation irrégulière des bidonvilles de Mayotte, et d'expulser les sans-papiers pour la plupart Comoriens
La France prévoit de déloger des migrants en situation irrégulière des bidonvilles de Mayotte, 101e département français, et d'expulser les sans-papiers, dont la plupart sont des Comoriens, vers Anjouan
Le gouvernement n'a pas donné de date de lancement ni de fin pour cette opération «Wuambushu» («reprise» en mahorais)
Dans le 101e département français, s'amorce une vaste opération parfois baptisée «Wuambushu» («reprise» en mahorais) contre la délinquance et contre l'immigration illégale
Plus de 2 000 forces de l'ordre et agents de l'administration sont mobilisés