Raids aériens imputés à Israël en Syrie, un mort

Un avion de combat F-35 de l'armée de l'air israélienne survole la mer Méditerranée lors d'un spectacle aérien à Tel Aviv, Israël. (Photo, AFP)
Un avion de combat F-35 de l'armée de l'air israélienne survole la mer Méditerranée lors d'un spectacle aérien à Tel Aviv, Israël. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 05 mai 2021

Raids aériens imputés à Israël en Syrie, un mort

  • Les médias syriens ont rapporté que les raids ont eu lieu à l’aube, faisant un mort et six blessés
  • Israël considère l’enracinement de l’Iran sur sa frontière Nord comme une ligne rouge

DAMAS: Un civil a été tué et six autres blessés mercredi avant l'aube en Syrie dans des frappes imputées à Israël contre des cibles dans la province de Lattaquié, bastion de la famille du président Bachar al-Assad, et ses environs, selon les médias étatiques.

Depuis le début de la guerre en Syrie voisine en 2011, Israël a mené des centaines de frappes en territoire syrien, ciblant des positions du régime Assad mais aussi celles des forces iraniennes et du mouvement libanais du Hezbollah, grands alliés du pouvoir syrien.

Aux premières heures de mercredi, « l'ennemi israélien a mené une agression aérienne contre des positions dans la zone côtière » de Lattaquié (nord-ouest), a indiqué une source militaire citée par l'agence étatique Sana, sans préciser la nature des cibles.

La défense antiaérienne syrienne est entrée en action et « certains missiles de l'ennemi ont été abattus », selon la même source. « L'agression israélienne a entraîné la mort d'un civil et fait six blessés, dont un enfant et sa mère », de même que des dégâts matériels sur un site de fabrication de plastique.

L'agence Sana a fait état de missiles tirés contre le secteur d'al-Hafe à Lattaquié mais aussi contre une zone proche dans la province voisine de Hama.

Les autorités israéliennes, qui confirment rarement des attaques en territoire syrien, n'ont pas dans l'immédiat réagi à ces accusations.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne mais qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a affirmé que les raids avaient visé des « positions militaires » du régime syrien et de milices pro-iraniennes alliées à Lattaquié et à Hama. 

Selon l'ONG, qui attribue également les frappes à Israël, des « entrepôts d'armes et de munitions » ont été pris pour cible dans la zone montagneuse limitrophe entre les deux provinces.

« Quatorze combattants » ont été blessés dans les bombardements, toujours selon la même source.

Sana a publié des images montrant des pompiers éteindre un incendie dans un entrepôt où était stocké du plastique, une fillette recevant des soins dans un hôpital et un homme âgé sous oxygène.

Les attaques israéliennes dans la région de Lattaquié sont rares.

En septembre 2018, la défense antiaérienne syrienne, entrée en action contre une attaque aérienne israélienne dans cette province, a abattu par erreur un avion de son allié russe, tuant les militaires à bord.

Israël affirme régulièrement qu'il ne permettra pas à la Syrie de devenir la tête de pont des forces de la République islamique d'Iran, pays ennemi de l'Etat hébreu.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de puissances étrangères et une multiplication des belligérants.

Elle a fait plus de 388 000 morts.


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.