AlUla: Un plan directeur de $15 milliards pour les partenariats public-privé

Le prince héritier Mohammed bin Salman a récemment annoncé le "plan directeur du voyage dans le temps". (Fourni)
Le prince héritier Mohammed bin Salman a récemment annoncé le "plan directeur du voyage dans le temps". (Fourni)
Environ 2 milliards de dollars ont déjà été investis dans le projet et 3,2 milliards de dollars devraient être consacrés aux infrastructures prioritaires. (Fourni)
Environ 2 milliards de dollars ont déjà été investis dans le projet et 3,2 milliards de dollars devraient être consacrés aux infrastructures prioritaires. (Fourni)
Le plan directeur d'AlUla, d'un coût total de 15 milliards de dollars, sera développé en trois phases, en 2023, 2030 et 2035. (Fourni)
Le plan directeur d'AlUla, d'un coût total de 15 milliards de dollars, sera développé en trois phases, en 2023, 2030 et 2035. (Fourni)
L'une des premières possibilités de participation privée au projet concerne le secteur de l'hôtellerie. (Fourni)
L'une des premières possibilités de participation privée au projet concerne le secteur de l'hôtellerie. (Fourni)
Short Url
Publié le Vendredi 14 mai 2021

AlUla: Un plan directeur de $15 milliards pour les partenariats public-privé

  • La Commission royale pour AlUla est en pourparlers avec des investisseurs potentiels privés et des marques hôtelières pour leur participation à un plan directeur de 15 milliards de dollars
  • Le plan directeur d'AlUla, d'une valeur totale de 15 milliards de dollars (environ 12,45 milliards d’euros), sera élaboré en trois phases en 2023, 2030, et 2035

DUBAÏ: L'Arabie saoudite a investi 2 milliards de dollars (soit 1,65 milliard d’euros), afin de financer le démarrage du développement de la zone historique d'AlUla. Et 3,2 milliards de dollars supplémentaires, qui proviendront de partenariats public-privé, ont été affectés à des dépenses d'infrastructures prioritaires avant l'achèvement de la première phase du projet en 2023, a déclaré à Arab News le directeur général chargé de superviser le développement.

«Nous sommes bien engagés dans l'exécution de la première phase – qui comprend l’amélioration de l'aéroport – qui a déjà été achevée. Nous allons également commencer l’infrastructure de développement d’un tramway à faible émission de carbone. Jusqu'à présent, nos centres d'accueil des visiteurs dans le site du patrimoine et de la nature sont en cours d’amélioration», précise Amr AlMadani, PDG de la Commission royale pour AlUla (RCU), l'entité créée par le ministère saoudien des Finances en juillet 2017 pour gérer le développement du site.

Q

L’investissement total de 5,2 milliards de dollars (soit 4,3 milliards d’euros) englobera les 22 premiers kilomètres d’une ligne de tramway de 46 kilomètres à faible émission de carbone, le développement d'un réseau d'énergie renouvelable, la modernisation du système d'alimentation en eau, ainsi que la fabrication d’une station d'épuration des eaux usées.

Le plan directeur d'AlUla, d'une valeur totale de 15 milliards de dollars (environ 12,45 milliards d’euros), sera élaboré en trois phases en 2023, 2030, et 2035. Situé à 1 100 kilomètres de Riyad, AlUla compte 22 561 km² de vallées d'oasis luxuriantes, de montagnes de grès, et d'anciens sites du patrimoine culturel, dont Hégra, premier site d’Arabie saoudite classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Antique ville de 52 hectares, Hégra était la principale ville méridionale du royaume nabatéen. Elle comprend près de 100 tombes aux façades élaborées, taillées dans le grès.

Le plan directeur du Voyage dans le temps a été récemment annoncé par le prince héritier, Mohammed ben Salmane. Une fois achevé, en 2035, le projet de développement vise à créer 38 000 nouveaux emplois, à attirer 2 millions de visiteurs par an, à porter la population de la région à 130 000 habitants, et enfin à contribuer à hauteur de 32 milliards de dollars (environ 26,5 milliards d’euros) à l’économie du Royaume.

«Nous sommes sur le marché. Nous sommes déjà activement engagés avec plusieurs sociétés d'investissement et structures de fonds pour une participation immédiate. Les plans d'exploitation pour ces développements deviennent de plus en plus solides pour les investisseurs. Il s'agit d'un voyage interactif avec eux, et notre portail en ligne les invite à s'inscrire et à chercher à s'engager dans le projet dès aujourd'hui», ajoute AlMadani.

L'une des premières opportunités de participation privée au projet réside dans le secteur de l'hôtellerie. Le site, une fois terminé, disposera de 9 400 chambres d'hôtel, les travaux sur les premiers complexes devant commencer en octobre.

Q

«Élément clé pour une participation du secteur privé, nous prévoyons qu’AlUla aura besoin de 1 000 chambres environ (dans la première phase) pour les premiers groupes de visiteurs. Nous avons investi dans 200 chambres d'hôtel qui seront disponibles cette année. Actuellement, le secteur privé a déjà participé à 150 autres, d’où une énorme opportunité», précise AlMadani.

Les marques internationales de l'hôtellerie comme Accor, Banyan Tree et Habitas ont déjà confirmé leur participation, et d'autres devraient les rejoindre d'ici à la fin de cette année.

«Nous sommes actuellement en pourparlers avec au moins deux à trois importantes chaînes hôtelières. Nous ne pouvons pas vraiment mentionner les noms avant de parvenir à un accord complet de gestion de contenu, mais je peux vous assurer que, de la part des grands intervenants, des grands exploitants de complexes touristiques, l'intérêt est incroyable. Au moins deux des grandes chaînes hôtelières qui possèdent des marques de luxe adaptées à AlUla seront annoncées d'ici à la fin de cette année», ajoute le PDG.

Q

AlMadani explique que l’intérêt pour investir initialement dans le projet provenait jusqu'à présent d'acteurs nationaux, mais que depuis que le projet commence à prendre forme, les acteurs internationaux sont prêts à conclure à des partenariats avec des promoteurs et des investisseurs locaux.

«Je pense que tout dépend de la crédibilité des plans. Les investisseurs veulent s'assurer qu'il existe une cohérence, que la vision est claire, mais la livraison est également l'élément déterminant», assure-t-il. 

«Le désir d'investir se développe très rapidement sur le marché local. Les capacités d’investissement de l’Arabie saoudite dans le secteur privé sont importantes. Le pays reste également un acteur majeur dans l’investissement mondial. Je crois que les premiers investisseurs seront locaux, mais avec une énorme participation internationale, et nous pensons que les fonds internationaux auront bientôt un rôle à jouer», détaille-t-il.

Le Kingdoms Institute, le pôle mondial d’AlUla pour la recherche et la préservation archéologique, a mené des fouilles approfondies sur le site. Il a annoncé cette semaine d’importantes découvertes archéologiques. L'équipe a en effet découvert plus de 1 000 mustatils, qui étaient auparavant inconnus. Les mustatils, terme qui signifie «rectangulaires» en arabe, sont d'anciennes structures aux murs de pierre.

Q

La recherche des mustatils est une priorité pour la RCU, et les fouilles sont actuellement au cœur d'une série documentaire de Discovery Channel. Les processus parallèles d'excavation et de développement commercial sur le site antique pourraient être difficiles, mais AlMadani indique que c'est l'un des éléments les plus passionnants du projet.

«Devoir réaliser le potentiel de cet étonnant paysage culturel, le faire connaître au monde en tant que musée vivant, tout en veillant à offrir aux résidents de nouvelles opportunités économiques, et des expériences uniques aux voyageurs, faire en sorte que tout cela se réunisse de manière intégrée, représente en fait le défi dont nous apprécions, célébrons et partageons aujourd'hui le plan directeur avec le monde», assure-t-il.

«L’essentiel est de mettre en place un développement adéquat, en remettant en cause l’idée selon laquelle le développement s’opère au prix de la nature. Comment pouvons-nous nous assurer que le développement est réellement complémentaire et représente un plus? Nous apportons une valeur ajoutée à ce site. C'est ce qui nous passionne. Proposer au monde un nouveau modèle de développement durable qui respecte la culture, le patrimoine et les habitants de la terre», conclut le PDG de la RCU.


 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


A Paris, Matisse à travers les portraits de sa fille et complice Marguerite

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille. (AFP)
Short Url
  • Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures
  • Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée

PARIS: Deux grands yeux en amande et un éternel ruban noir masquant la cicatrice d'une trachéotomie: les portraits de Marguerite, fille aînée d'Henri Matisse, sont au coeur d'une rare exposition qui s'ouvre vendredi au musée d'art moderne de Paris.

Ce "regard d'un père" (sous-titre de l'exposition intitulée "Matisse et Marguerite") sur l'enfant née en 1894 d'une relation éphémère avec un modèle est tendre et complice, comme en témoignent la centaine de tableaux, dessins, gravures et sculptures montrés.

Nombre d'entre eux sont des prêts exceptionnels de musées et collections privées de France mais aussi des Etats-Unis, de Suisse et du Japon, parmi lesquels "des dessins rarement, si ce n'est jamais montrés au public", selon le musée.

De l'enfance à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'exposition s'appuie "sur la vaste correspondance qu'ils ont entretenue et qui révèle leur affection réciproque ainsi que la part importante prise par Marguerite dans le travail" de Matisse, souligne Isabelle Monod-Fontaine, commissaire de l'exposition avec Hélène de Talhouët et Charlotte Barat-Mabille.

"Après avoir été la 'gosse de l'atelier', Marguerite est devenue la secrétaire artistique de son père", poursuit Mme Monod-Fontaine devant un tableau fauve qui représente Marguerite enfant, penchée sur un livre, dans le premier atelier de l'artiste à Paris.

Plus tard, elle deviendra aussi son agent et son intermédiaire avec les collectionneurs dans la capitale française, tout en supervisant l'impression de ses gravures.

Chronologique, l'exposition propose un regard en miroir père-fille qui suit le parcours de l'artiste du fauvisme (1905-1907) jusqu'à 1945, en passant par les tableaux radicaux (1910-1917) et la période niçoise (1920-1925).

Cicatrice 

Parmi les pépites, "Marguerite au Chat noir", aux couleurs irréelles et aux formes simplifiées d'icône, "sera présenté dans toutes les grandes expositions internationales dans les années 1910, juste après ses grands tableaux de la musique et de la danse, qui choquent", souligne Charlotte Barat-Mabille.

A ses côtés, un autre portrait sur fond ocre "donné à Picasso, qui l'a toujours gardé dans son atelier, en échange d'une nature morte cubiste", souligne Mme Monod-Fontaine. Ils se considèrent chacun comme le principal interlocuteur de l'autre", ajoute-t-elle.

Jusqu'en 1920 et deux opérations salvatrices, Marguerite porte autour du cou un ruban noir. Parfois agrémenté d'un bijou, "il cache une cicatrice laissée par une trachéotomie subie à l'âge de sept ans, suite à une diphtérie, et qui l'a considérablement fait souffrir", explique la commissaire.

Intitulé "Le Thé", un rare grand format horizontal la représente en 1919, juste avant qu'elle ne se sépare définitivement de ce ruban. La jeune femme apparait assise avec une amie dans le jardin de la maison d'Issy-les-Moulineaux (banlieue parisienne), où le peintre, son épouse, leurs deux fils et elle ont emménagé en 1909 et où Matisse fera construire un grand atelier.

Un autre portrait peint à Étretat (Normandie, dans l'ouest de la France) la montre les yeux clos, se reposant après son opération.

Suivent des paysages et intérieurs niçois où l'on voit Marguerite déguisée en odalisque ou contemplant le carnaval, nimbée de couleurs vives et d'une joie de vivre retrouvée. Ou des portraits en manteau écossais signé par le styliste Paul Poiret rappelant son intérêt pour la mode.

La fille de Matisse s'essaiera d'ailleurs au stylisme ainsi qu'à la peinture avec un certain succès, comme le montrent une robe de sa création et quelques-uns de ses tableaux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, celle-ci sera agent de liaison de la Résistance. Arrêtée à Rennes (ouest), elle sera torturée et échappera de justesse à la déportation en Allemagne nazie en août 1944.

A son retour, elle a 50 ans. Son père, qui vit à Vence (sud-est), recommence à dessiner à coups de traits minimalistes son visage familier, qui s'est assombri.

Il dessine aussi son petit-fils, Claude, né de l'union de Marguerite avec l'essayiste et critique d'art Georges Duthuit, épousé en 1923.


À Médine, l'âme trouve son salut dans la culture et la spiritualité

L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
 Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
Moatassem (à gauche), fondateur de Madinah Retreats, et Waleed (à droite), partenaire de Madinah Retreats, photographiés à Siwa, en Égypte. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
L'expérience Madinah Retreats se déroule généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. (Photo Fournie)
Short Url
  • Un changement de paradigme mêle pratiques de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles.
  • M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

DJEDDAH : Dans l'enceinte sacrée de Médine, l'un des sites les plus sacrés de l'islam, une nouvelle expérience de bien-être axée sur la culture propose un voyage qui intègre la spiritualité, la culture et le patrimoine.

L'inspiration derrière Madinah Retreats vient de l'expérience du fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans l'industrie du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et au-delà.

Reconnaissant les principales lacunes des modèles de retraite traditionnels et tirant parti de la vision touristique de l'Arabie saoudite, il a imaginé un changement de paradigme mêlant pratique moderne de bien-être, expéditions culturelles et expériences spirituelles en un seul et même voyage. ***

Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)
Rehbah, où s'est tenue la première retraite de bien-être à Médine en 2024. (Photo Fournie)

Fort d'une expérience en tant que responsable du changement de culture d'entreprise et de l'engagement des personnes, M. Al-Bitar a organisé plus de 50 retraites en Arabie saoudite, en Égypte et aux États-Unis, auxquelles ont participé plus de 400 personnes.

Sa formation universitaire couvre divers domaines, notamment le comportement organisationnel, la spiritualité islamique et les études interculturelles.

Officiellement lancée en 2024 après cinq ans de préparation, l'initiative a tenu sa deuxième retraite, sur le thème « L'arrivée », au début de cette année à Médine. 

FAITS MARQUANTS

- Madinah Retreats est le fruit de l'expérience de son fondateur, Moatassem Al-Bitar, dans les secteurs du bien-être et du tourisme spirituel en Arabie saoudite et ailleurs.

- Elle associe des pratiques modernes de bien-être, des expéditions culturelles et des expériences spirituelles en un seul et même voyage.

M. Al-Bitar a déclaré à Arab News : « Chaque retraite que nous concevons commence par des intentions et des objectifs clairs, complétés par une histoire et un thème qui correspondent à une destination particulière.

Les retraites sont animées par un collectif de facilitateurs qui travaillent ensemble à la réalisation d'une intention unifiée, garantissant ainsi une expérience équilibrée et immersive. »

« L'un de nos principaux objectifs est de promouvoir différentes destinations en Arabie saoudite qui sont parfaitement idéales pour des expériences centrées sur le bien-être, en plus de leur caractère incomparable d'enrichissement culturel », a déclaré M. Al-Bitar.

« Nous cherchons à nous associer à des initiatives gouvernementales pertinentes et à des entités qui réalisent la Vision 2030 du Royaume pour le tourisme de bien-être et les expériences exceptionnelles. »

M. Al-Bitar a expliqué que chaque retraite est structurée autour de trois piliers fondamentaux : la spiritualité (pratiques méditatives et réflexion intérieure), la culture (visites de sites patrimoniaux, récits traditionnels et expériences locales) et le bien-être (pratiques basées sur le mouvement, exercices de pleine conscience et aliments curatifs).

En intégrant ces éléments dans les programmes quotidiens, Madinah Retreats propose un voyage adapté aux besoins des participants et constitue une « philosophie de l'enracinement, de la réalité et de la richesse ».

Les retraites s'adressent aux individus et aux groupes qui recherchent une véritable transformation de leur bien-être, une connexion spirituelle et un enrichissement culturel. Elles offrent un espace sûr et accueillant où les participants sont respectés dans leur cheminement unique vers la guérison.

Les récits culturels constituent également un élément essentiel, permettant aux participants d'explorer la sagesse cachée de chaque site et de comprendre les traditions locales et les pratiques historiques.

Aucune expérience préalable de la méditation ou des pratiques de bien-être n'est requise, ce qui rend les retraites accessibles à tous.

En hommage à ses racines égyptiennes, Al-Bitar étend les retraites à Siwa, en Égypte.

Médine, capitale spirituelle de l'islam, est connue sous le nom de « ville illuminée ». Elle offre une atmosphère de paix et de rajeunissement, et sa topographie et son climat diversifiés la rendent idéale pour une guérison basée sur la nature.

« Médine est largement reconnue comme une destination où le cœur est en paix, le corps rajeuni, l'esprit éclairé et l'âme enrichie », a déclaré M. Al-Bitar. « Le développement rapide de la ville et sa reconnaissance en tant que destination touristique mondiale de premier plan renforcent encore son attrait.

Les retraites à Médine se déroulent généralement dans une ferme traditionnelle entourée de nature. Les participants visitent des sites culturels et historiques, explorent la scène sociale dynamique de la ville et découvrent la cuisine locale, l'art contemporain et les traditions de la communauté.

« Pendant la retraite, nous proposons la méditation, le travail sur la respiration, l'auto-réflexion, le yoga, le tai-chi et d'autres thérapies somatiques, l'expression créative comme outil de guérison, ainsi que des repas nourrissants d'origine locale », a ajouté M. Al-Bitar.

Les pratiques somatiques guidées par des animateurs experts favorisent la prise de conscience du corps et le bien-être général.

M. Al-Bitar a déclaré : « Le contact avec la nature et les animaux a des effets thérapeutiques avérés. Les retraites de Médine intègrent des thérapies basées sur la nature et les chevaux pour aider les participants à se reconnecter à leur disposition d'origine, ce qui constitue une forme irremplaçable de guérison. »

L'oasis de Siwa, nichée dans un paysage désertique à couper le souffle, se caractérise par de vastes dunes, des affleurements calcaires saisissants et des caractéristiques géomorphologiques distinctives qui renforcent son attrait en tant que destination touristique.

« L'expansion à Siwa, en Égypte, a été inspirée par la tradition de réconciliation de l'oasis, vieille de 160 ans - l'Aïd El-Solh, une célébration de l'harmonie », a déclaré M. Al-Bitar.

« Les éléments curatifs naturels de Siwa, tels que les lacs salés, les sources d'eau chaude et les paysages luxuriants, reflètent de nombreuses qualités réparatrices de Médine. »

M. Al-Bitar a ajouté que Madinah Retreats explorera également les joyaux cachés du Royaume en organisant des retraites à Abha, Aseer, Al-Ahsa et dans d'autres lieux riches en nature curative et en patrimoine culturel.

Les prix des retraites vont de 5 000 SR (1 333 $) à 10 000 SR, en fonction de la destination, du programme, des animateurs, du transport et de l'hébergement.

Madinah Retreats applique un modèle de collaboration en s'associant à des prestataires de services, des animateurs et des experts locaux pour offrir une expérience qui reste fidèle à l'essence culturelle de chaque destination.

M. Al-Bitar a déclaré : « Notre contenu s'adresse à des personnes de tous horizons. Notre programme est spacieux et offre suffisamment de temps pour des pratiques autoguidées. Notre mode de diffusion est strictement non intrusif. »

Les participants quittent les retraites de Médine en se sentant « transformés, enrichis et connectés à leur moi le plus authentique ».

M. Al-Bitar a déclaré que l'expérience incarnait une profonde sagesse : « Vous pensez être une petite entité, mais en vous se trouve l'univers tout entier. »

Madinah Retreats propose également un modèle de retraite personnalisé pour les entreprises et les équipes, ainsi que des visites complémentaires telles que des expéditions à AlUla.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Les chameliers de Tabuk célèbrent l'Aïd au rythme d'Al-Hijini

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Short Url
  • Le tempo des vers s'aligne sur les pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvements.
  • - Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini est souvent chanté de manière communautaire lors des célébrations.

TABOUK :  l'Aïd est une fête radieuse, imprégnée du parfum de la terre, du souvenir des ancêtres et de traditions profondément enracinées, transmises avec fierté d'une génération à l'autre.

Ici, où les sables s'étendent à l'infini, les chameliers connus sous le nom de hajjanah forment des processions majestueuses, offrant leurs salutations aux habitants tout en chantant Al-Hijini, une poésie qui fait vibrer le cœur, des histoires de fierté, d'amour et de loyauté, préservant ainsi l'âme du désert. 

Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)
Al-Hijini est profondément lié à la culture bédouine et sert de moyen d'expression des émotions. (SPA)

Chez les habitants de Tabouk, les coutumes empreintes d'authenticité et de dignité prennent vie lors des vibrantes célébrations de l'Aïd.

Ce sont un mélange d'héritage et de vie contemporaine, ancrés dans le rythme nomade du désert. Les chameaux, spécialement parés pour l'occasion, jouent un rôle central dans les festivités ; les cavaliers s'élancent à travers les sables en chantant joyeusement des vers traditionnels.

La poésie Al-Hijini tire son nom des chameaux bien dressés utilisés pour la chevauchée et la course. Les cavaliers récitent des vers lyriques qui abordent divers thèmes de la vie, souvent axés sur le patriotisme et la romance. Le rythme correspond aux pas réguliers des chameaux, créant un mélange harmonieux de mots et de mouvement. 

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini remonte le moral et apaise la solitude des voyageurs et des caravanes du désert. Il est profondément lié à la culture bédouine, servant de moyen d'expression des émotions, d'enregistrement des expériences quotidiennes, de transmission de la sagesse et de préservation des proverbes ancestraux.

Traditionnellement interprété en solo, Al-Hijini devient souvent un chant communautaire lors de célébrations telles que l'Aïd, la récitation collective reflétant l'unité et la solidarité des communautés du désert de Tabouk.***

Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)
Connu pour ses mélodies simples et son tempo rapide, Al-Hijini accompagne naturellement les voyageurs et les caravanes du désert. (SPA)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com