Mohammed ben Salmane annonce sept grands projets d’énergie solaire

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane annonce plusieurs nouveaux projets d’énergie renouvelable (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane annonce plusieurs nouveaux projets d’énergie renouvelable (SPA)
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Publié le Vendredi 09 avril 2021

Mohammed ben Salmane annonce sept grands projets d’énergie solaire

  • Les sept centrales d’énergie solaire, outre les projets de Sakaka et de Dumat al-Jandal, produiraient plus de 3 600 mégawatts. Elles permettraient d’alimenter plus de 600 000 foyers et de réduire les émissions de gaz à effet de serre
  • Le lancement de la centrale de Sakaka à Al-Jouf représente «un premier pas pour l’utilisation des énergies renouvelables dans le Royaume», a declaré le prince héritier

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a annoncé jeudi l’ouverture de la centrale d’énergie solaire de Sakaka. 

Il a également indiqué que des accords ont été conclus pour construire sept nouveaux projets d’énergie solaire dans le pays. Ces programmes s’inscrivent dans le cadre de l’action menée en faveur des énergies renouvelables conformément à la Vision 2030 du Royaume. 

«Au cours des dernières semaines, le lancement des initiatives Saudi Green et Middle East Green montre que l’Arabie saoudite, en tant qu’important producteur mondial de pétrole, est pleinement consciente de sa part de responsabilité dans les progrès réalisés contre le changement climatique», a déclaré le prince héritier. 

«À l’instar du rôle moteur que nous jouons dans la stabilisation des marchés de l’énergie, nous deviendrons les leaders dans le domaine des énergies renouvelables.» 

Le lancement de la centrale de Sakaka à Al-Jouf représente «un premier pas pour l’utilisation des énergies renouvelables dans le Royaume», a ajouté le prince héritier. 

Il a par ailleurs rappelé que la construction de l’installation d’énergie éolienne de Dumat al-Jandal était presque achevée.  

Les sept centrales d’énergie solaire, outre les projets de Sakaka et de Dumat al-Jandal, produiraient plus de 3 600 mégawatts. Elles permettraient d’alimenter plus de 600 000 foyers et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de plus de sept millions de tonnes. 

«Certains de ces projets ont atteint de nouveaux records, sachant que nous avons enregistré le coût d’achat de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire le plus bas au monde», a-t-il précisé. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Les pourparlers de Vienne doivent répondre aux «préoccupations du Golfe», réclame le CCG

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe Nayef Al-Hajraf lors d’une conférence de presse. (Photo, AFP/Archives)
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  • Le secrétaire général du CCG prévient que la politique suivie par le régime iranien est un indicateur dangereux et inquiétant pour la sécurité régionale et internationale
  • Riyad affirme que l'enrichissement de l'uranium à 60% par l'Iran «ne peut certainement pas être considéré comme un programme destiné à des fins purement pacifiques»

LONDRES: Les pourparlers sur le nucléaire iranien à Vienne doivent répondre aux préoccupations et aux intérêts des pays du Golfe afin de renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a souligné mercredi le secrétaire général du CCG.

Les observations de Nayef Al-Hajraf ont été émises dans des missives envoyées aux ministres des Affaires étrangères des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU - États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine et Russie - et à l'Allemagne.

Les pourparlers de Vienne ont pour but de trouver un moyen pour les États-Unis de réintégrer l’accord nucléaire conclu entre Téhéran et les puissances mondiales, et de faire en sorte que Téhéran respecte à nouveau les termes de cet accord.

Al-Hajraf estime que le CCG est un contributeur majeur au renforcement de la sécurité et de la stabilité de la région, et que les négociations en cours actuellement à Vienne ne devraient pas se limiter au programme nucléaire iranien, mais devraient plutôt inclure le comportement perturbateur de Téhéran, les missiles balistiques ainsi que le parcours hostile de ce régime.

Les pourparlers ont toutefois été perturbés par l’attaque du week-end contre le principal site d’enrichissement nucléaire iranien de Natanz, soupçonnée d’avoir été menée par Israël. Téhéran a riposté en annonçant qu'il compte enrichir de l'uranium jusqu'à 60%, le niveau le plus élevé jusque-là, mais toujours inférieur aux niveaux de qualité militaire de 90%.

Le secrétaire général du CCG prévient que l’annonce du régime iranien est un indicateur dangereux et inquiétant pour la sécurité régionale et internationale.

L'Arabie saoudite, qui a également publié une déclaration, affirme qu'un enrichissement à ce niveau «ne peut certainement pas être considéré comme un programme destiné à des fins purement pacifiques».

Al-Hajraf a de plus appelé la «communauté internationale à assumer ses responsabilités face à ce développement dangereux et menaçant pour la paix et la sécurité régionales et mondiales».

 

(Avec l’AP)

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaque au drone contre les militaires américains à l'aéroport d'Erbil

Les dégâts suite à une attaque à la roquette visant un complexe militaire à l'intérieur de l'aéroport d'Erbil, le 15 février 2021 (Photo, AFP)
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  • L’utilisation d’un drone muni de charges explosives constitue une escalade inédite dans l'armement utilisé pour viser les soldats US postés dans la capitale du Kurdistan irakien
  • L'explosion n'a pas été revendiquée mais, comme le 15 février dernier lors d'une attaque similaire, les factions irakiennes pro-Iran ont été pointées du doigt

ERBIL: Une attaque a visé mercredi soir l'aéroport d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, pour la première fois utilisant des explosifs largués depuis un drone, selon l'Intérieur kurde, une escalade inédite dans l'armement utilisé pour viser les soldats américains qui y sont postés. 

L'explosion, qui a retenti dans toute la ville, n'a pas été à proprement parler revendiquée mais, comme le 15 février lorsqu'une salve de roquettes avait tué à Erbil un sous-traitant étranger de la coalition antijihadistes emmenée par Washington et un Irakien, un groupuscule obscur, « Les Gardiens du sang », s'est manifesté.

Ce groupe, un faux-nez des factions pro-Iran existant depuis des années en Irak et désormais intégrées à l'Etat, a de nouveau fait son apparition mercredi soir sur des chaînes Telegram proches des pro-Iran, se félicitant de l'explosion à Erbil. Et ce, en pleine période de tensions entre Washington et Téhéran autour de la question du nucléaire iranien.

Les accès à l'aéroport étaient bouclés en soirée mais le gouverneur a assuré que les liaisons aériennes n'étaient pas interrompues.

 

« Escalade dangereuse »

Le ministère de l'Intérieur du Kurdistan a affirmé avoir déterminé qu' « un drone chargé de TNT avait visé un QG de la coalition à l'aéroport d'Erbil ».

Le projectile « n'a pas fait de victimes mais a causé des dégâts dans un bâtiment », ajoute-t-il.

De son côté, Hoshyar Zebari, ancien ministre irakien des Affaires étrangères et figure politique du Kurdistan, a accusé sur Twitter « une milice », une allusion aux factions pro-Iran dans le pays.

En octobre déjà, des centaines de partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran désormais intégrée à l'Etat irakien, avaient incendié le siège à Bagdad du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) après des critiques de M. Zebari, membre de cette formation, au pouvoir à Erbil.

Il n'empêche, mercredi soir, M. Zebari a dénoncé « une attaque terroriste à la roquette et au drone » visant à « saper la sécurité du Kurdistan irakien », tout en liant les deux attaques, de mercredi soir et du 15 février.

« Il semblerait que la même milice qui a visé l'aéroport il y a deux mois recommence. C'est une escalade évidente et dangereuse », a-t-il ajouté, alors que les pro-Iran multiplient les déclarations guerrières, promettant plus d'attaques encore pour déloger les soldats de « l'occupant » américain - comme le réclame un vote au Parlement à Bagdad depuis plus d'un an.

De nouveau, mercredi soir, le porte-parole d'al-Noujaba, l'une des factions les plus radicales du pays, qualifiait de « danger » les « forces d'occupation et l'ambassade (américaine) qui contrôle l'Irak, ses ressources et ses décisions ».

 

Attaques dans le sud

Le contre-terrorisme kurde n'évoque qu'une seule roquette tombée sur l'aéroport.

Mais une source de sécurité irakienne a affirmé à l'AFP que d'autres roquettes s'était écrasées dans les alentours, l'une d'elle visant notamment des troupes turques, postées depuis un quart de siècle dans une dizaine de bases à travers le Kurdistan.

Plus tôt dans la journée, deux bombes ont explosé au passage de convois logistiques irakiens transportant des équipements pour la coalition internationale dans les provinces de Zi Qar et Diwaniya, dans le sud de l'Irak, selon des sources de sécurité.

Au total, une vingtaine d'attaques, à la bombe ou à la roquette, ont visé des bases abritant des soldats américains ou des représentations diplomatiques américaines depuis l'arrivée au pouvoir fin janvier de Joe Biden. Et avant celles-ci, des dizaines d'autres avaient eu lieu en plus d'un an et demi.

Il y a une semaine, la nouvelle administration américaine a repris un « dialogue stratégique » par visioconférence avec le gouvernement irakien de Moustafa al-Kazimi, régulièrement menacé par les factions armées pro-Iran.

Washington déploie quelque 2 500 militaires en Irak et l'Iran a entre autres le soutien du Hachd al-Chaabi.


Une chaîne télé iranienne critiquée pour avoir coupé des images d’un match de football pour que l’on ne puisse voir les jambes de l’arbitre

À chaque fois que Sian Massey-Ellis apparaissait à l’écran, le diffuseur montrait des plans du stade Tottenham Hotspur et des rues autour du terrain (Daily Mail/Capture d’écran)
Sian Massey-Ellis après le match entre Tottenham Hotspur et Manchester United en Premier League (AFP/Photo d’archive)
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  • À chaque fois que Sian Massey-Ellis apparaissait à l’écran, le diffuseur montrait des plans du stade Tottenham Hotspur et des rues autour du terrain
  • Selon un groupe iranien de défense des droits de la femme, «la censure est dans l’ADN de la République islamique»

LONDRES: Les amateurs de football en Iran ont dû subir les coupures de la télévision d’État lors de la retransmission du match de Premier League de Tottenham Hotspur contre Manchester United, qui a eu lieu dimanche, afin d’éviter de montrer les jambes de l’arbitre assistante Sian Massey-Ellis. 

À chaque fois que Sian Massey-Ellis apparaissait à l’écran, le diffuseur montrait des plans du stade Tottenham Hotspur et des rues autour du terrain. Selon My Stealthy Freedom, groupe iranien de défense des droits de la femme, l’objectif était d’empêcher les téléspectateurs de voir les jambes nues de l’arbitre. 

«Les censeurs ont été dérangés par la présence d’une femme arbitre en short», a déclaré le groupe dans un communiqué. «Leur solution était donc de couper l’action pour montrer des images des rues de Londres, ce qui a fait tourner la ruse en dérision. À la fin du match, l’un des commentateurs a plaisanté en disant qu’il espérait que les téléspectateurs avaient apprécié le spectacle géographique», a ajouté le groupe. 

«La censure est dans l’ADN de la République islamique d’Iran. Nous ne devons pas banaliser cette pratique. Ce n’est pas notre culture. C’est l’idéologie d’un régime répressif.» 

En 2018, une chaîne de télévision d’État iranienne a flouté l’insigne de l’AS Rome lors de la couverture de son quart de final contre Barcelone en Ligue des champions parce qu’il comporte l’image d’une louve nourrissant les fondateurs mythiques de la ville, Romulus et Remus. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com