L’Égypte ouvre la plus grande ville pharmaceutique du Moyen-Orient

Le président Al-Sissi a inauguré la ville. (AFP / Archive)
Le président Al-Sissi a inauguré la ville. (AFP / Archive)
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Publié le Vendredi 02 avril 2021

L’Égypte ouvre la plus grande ville pharmaceutique du Moyen-Orient

  • Gypto Pharma, également connue sous le nom de Medicine City, a été créée pour produire des médicaments sûrs et efficaces à des prix raisonnables
  • La cité de la médecine – sur une superficie de 180 000 mètres carrés – est la plus grande du genre au Moyen-Orient

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a inauguré Gypto Pharma City, la plus grande ville pharmaceutique du Moyen-Orient.

Gypto Pharma, également connue sous le nom de «Medicine City», a été créée pour produire des médicaments sûrs et efficaces à des prix raisonnables. Elle fabriquera des traitements contre le coronavirus et des médicaments destinés aux maladies chroniques. La production de certaines vitamines sera également prioritaire.

L’objectif de la nouvelle ville d'Al-Khankah est d’accroître la coopération entre l'État et le secteur privé afin de transformer l'Égypte en un centre régional pour l'industrie pharmaceutique au Moyen-Orient.

Gypto Pharma utilise les dernières technologies et des machines automatisées pour garantir une production de la plus haute qualité. Les appareils sont autonettoyants afin que le processus de production puisse se poursuivre sans interruption.

Méthodes scientifiques

Le président Al-Sissi souligne la nécessité pour la ville de produire des produits de haute qualité, à commencer par l'emballage. «L’emballage de médicaments produits par la nouvelle ville doit être distinct afin que la marque de la ville sur ses produits ne puisse pas être falsifiée», ajoute-t-il.

«Nous avons commencé à penser à ce projet il y a près de sept ans. Il a fallu beaucoup de temps pour créer les usines les plus efficaces en utilisant des méthodes scientifiques afin que les médicaments produits dans la ville soient conformes aux normes européennes ou à celles de l'Organisation mondiale de la santé [OMS]», déclare le président.

La cité de la médecine – sur une superficie de 180 000 mètres carrés – est la plus grande du genre au Moyen-Orient. Elle est appelée à devenir un centre régional qui attire de grandes sociétés pharmaceutiques internationales.

Enorme projet national

«Nous devons avoir la capacité de produire des médicaments au plus haut niveau. L'antibiotique produit dans la cité de la médecine sera aussi efficace que ses homologues des pays les plus prestigieux du monde», ajoute le président.

Le porte-parole de la présidence, Bassam Rady, déclare que l'Égypte produit 97 % de ses besoins en médicaments. Il précise que la ville est un énorme projet national qui a pour objectif de produire des médicaments scientifiquement conformes aux normes de l'OMS.

Le projet s'inscrit dans la continuité de la série d'initiatives dans le domaine de la santé et des soins médicaux. L'objectif est de fournir des médicaments de la meilleure qualité possible aux citoyens grâce à des installations modernisées.

Traitements sûrs et de qualité

M. Rady ajoute que la production de médicaments est l'un des projets nationaux les plus importants que l'État ait mis en œuvre pour acquérir une capacité technologique et industrielle moderne dans ce domaine.

Ce programme permet aux citoyens d'obtenir des traitements sûrs et de qualité, empêchant toute pratique monopolistique, et des prix de médicaments contrôlés. Il renforce les efforts de l'État dans le domaine des diverses initiatives médicales et sanitaires.

Le porte-parole souligne que le projet place l'Égypte au rang des pays producteurs de médicaments de la meilleure qualité. Medicine City fonctionne selon les normes d'exploitation les plus récentes et les plus précises.

Prix abordables

Gypto Pharma applique les normes de qualité internationales les plus élevées, en mettant l'accent sur les ressources humaines – avec notamment une main-d'œuvre jeune capable de gérer la technologie moderne.

La ville comprend un centre régional de fabrication de médicaments en coopération avec des entreprises étrangères et envisage d'exporter vers les pays africains, arabes et étrangers. À cela s’ajoutent des laboratoires de recherche et développement.

La deuxième phase comprendra les médicaments spécialisés, comme les traitements contre le cancer, qui seront proposés à des prix abordables aux citoyens égyptiens.

La ville comprendra, à son achèvement, 160 chaînes de production pour 150 types de médicaments. La première phase inclut également la fabrication de 150 millions d’emballages de médicaments par an.


Israël et le Liban conviennent de renouveler le cessez-le-feu

Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration
  • Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet

WASHINGTON: Israël et le Liban ont convenu mercredi de "la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu" et de la création de "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", qui sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l'évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani", peut-on lire dans cette déclaration entre les trois parties aux négociations.

"Les deux parties ont convenu de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", selon la même source.

Ces mesures doivent permettre de "progresser vers un accord global de paix et de sécurité".

"Tous les pays ont réaffirmé que l'avenir des relations entre Israël et le Liban devait être décidé par les deux gouvernements souverains. Ils ont rejeté toute tentative, de la part d'un État ou d'un acteur non étatique, de prendre en otage l'avenir du Liban", une référence implicite à l'Iran, accusé de soutenir le Hezbollah pro-iranien.

Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

Plus tôt, le président Donald Trump avait insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran, alors que Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet.

Des délégations israéliennes et libanaises se sont réunies à Washington mardi et mercredi, alors que des frappes israéliennes au Liban ont fait au moins neuf morts, dont un soldat et deux secouristes.


Liban: un média d'Etat rapporte des frappes israéliennes après l'annonce d'un cessez-le-feu conditionnel

Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah. (AFP)
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  • Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif"
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur"

BEYROUTH: Un média d'Etat libanais a fait état jeudi de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l'annonce à Washington d'un accord israélo-libanais pour un cessez-le-feu  conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah.

L'Agence nationale d'information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu'au moins une d'entre elles avait fait des victimes, sans préciser s'il s'agissait de morts ou de blessés.

Quelques heures plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé qu'une "infiltration d'appareil hostile" avait déclenché une alerte aérienne dans un village du nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban.

Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement de la zone située au sud du fleuve Litani, qui coule à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël.

Les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se sont également mis d'accord pour "faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif".

Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a qualifié jeudi cet accord de "grave erreur".

De son côté, Mahmoud Qomati, haut responsable du Hezbollah, avait assuré mardi que sa formation n'accepterait pas un "cessez-le-feu partiel" avec Israël.

Un accord de cessez-le-feu au Liban est entré en vigueur le 17 avril mais les deux parties ont poursuivi leurs attaques à un rythme quasi-quotidien, s'accusant mutuellement de violer la trêve.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé, plus de 600 personnes ont été tuées au Liban depuis le 17 avril.

Les frappes israéliennes ont fait 3.516 morts depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.

 


Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza

 Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien. (AFP)
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  • Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati
  • Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes

GAZA: Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.

Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.

Ces frappes ont également fait au moins 15 blessés, a-t-il ajouté.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, la bande de Gaza reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.

Selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, plus de 900 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, conclue après deux ans de guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël.

La première phase de la trêve a vu la libération des derniers otages israéliens de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël. Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l'armée israélienne, semble complètement grippé.

La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait déclaré avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, contre 60% contrôlé actuellement.

Fin mai, le tout nouveau chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Odeh, a été tué par une frappe israélienne, 11 jours après l'assassinat de son prédécesseur.