Le PDG de la Commission saoudienne de la mode dévoile ses projets pour l'avenir

Burak Cakmak avait été nommé à la tête de la Commission de la mode en Arabie saoudite. (Photo, Getty Images).
Burak Cakmak avait été nommé à la tête de la Commission de la mode en Arabie saoudite. (Photo, Getty Images).
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Publié le Dimanche 28 février 2021

Le PDG de la Commission saoudienne de la mode dévoile ses projets pour l'avenir

  • «L'Arabie saoudite possède tous les éléments essentiels pour établir aujourd'hui une industrie de la mode prospère» a expliqué Cakmak
  • «L'un de mes principaux domaines d'intervention est d'identifier les opportunités pour le Royaume de créer des solutions de mode innovantes, axées sur la technologie, durables et en accord avec les attentes du consommateur mondial du 21e siècle»

DUBAI: La semaine dernière, le ministère de la Culture d’Arabie saoudite a annoncé que Burak Cakmak avait été nommé à la tête de la Commission de la mode du Royaume, l’un des 11 organes relevant du ministère de la Culture, afin de contribuer au développement de l’industrie de la mode en plein essor dans le pays.

« J'ai été honoré d'avoir la chance de rejoindre l'équipe de la Commission de la mode dans le but de diriger la mise en œuvre d'une stratégie ambitieuse visant à instaurer une industrie de la mode robuste en Arabie saoudite », a déclaré Cakmak, ancien doyen de la mode à l’École de design Parsons de New York, à Arab News.

« L'Arabie saoudite possède tous les éléments essentiels pour établir aujourd'hui une industrie de la mode prospère. Avec des traditions et un héritage à inspirer, sa communauté créative désireuse de mettre en œuvre de nouvelles entreprises et une jeune population soucieuse de la mode et engagée dans le commerce de détail et les médias sociaux relatifs à la mode. L'Arabie saoudite est bien placée pour devenir un influenceur déterminant dans la région et dans le monde », a ajouté Cakmak.

Dans son nouveau rôle de PDG de la Commission de la mode, Cakmak sera responsable d'une série de tâches, en particulier le soutien et l'autonomisation des talents, des professionnels et des entrepreneurs de l'industrie de la mode locale, le développement et la réglementation du secteur de la mode ainsi que la stimulation des financements et des investissements dans le secteur de la mode.

Des mannequins dans les coulisses du défilé Arwa al Banawi à Fashion Forward en octobre 2017. (Photo, Getty Images).

« L'un de mes principaux domaines d'intervention est d'identifier les opportunités pour le Royaume de créer des solutions de mode innovantes, axées sur la technologie, durables et en accord avec les attentes du consommateur mondial du 21e siècle », a souligné Cakmak à propos de certains changements qu'il aimerait entreprendre dans son nouveau rôle.

«Pendant que nous construisons et développons une industrie relativement nouvelle dans le pays, nous devons nous assurer de ne pas répéter les mêmes erreurs de l'Occident du siècle dernier. Cela signifie que nous devons nous concentrer sur la création de nouveaux modèles commerciaux capables de gérer les impacts sociaux et environnementaux, et qui sont transparents et innovants dans la manière dont ils attirent le consommateur ».

En plus de gérer et de développer le secteur de la mode en Arabie saoudite, Cakmak espère également braquer les projecteurs sur la scène de la mode en plein essor du Royaume d’une manière positive.

« Pour le moment, le reste du monde n’est pas suffisamment informé de la créativité du Royaume», a-t-il signalé. « La richesse du patrimoine et de l’artisanat du pays, ainsi que ses créateurs, avec une approche à la fois traditionnelle et moderne de la mode saoudienne, est un excellent point de départ pour nous permettre de commencer à façonner les perceptions autour de l’industrie créative saoudienne ».

Au cours des deux dernières années seulement, l'Arabie saoudite a déployé une série de changements liés à sa Vision 2030, un plan qui se concentre sur la modernisation de la culture saoudienne, la diversification de son économie hors pétrole, l'attrait de nouveaux investissements mondiaux et le soutien aux petites entreprises locales. L’un des domaines qui fait preuve d’un réel potentiel est le secteur de la mode du royaume.

« Les initiatives récentes dans le secteur du tourisme et un accent plus profond sur la diversification des secteurs économiques locaux ont été certes un excellent catalyseur pour stimuler l'industrie de la mode », a expliqué Cakmak.

Au cours des deux dernières années, le Royaume a organisé sa toute première semaine de la mode à Riyad en 2018, le Conseil de la mode arabe installée à Dubaï a ouvert un bureau à Riyad et les créateurs de mode saoudiens sont plus reconnus que jamais, préparant le terrain pour une développer une véritable industrie de la mode florissante.

Jory Al Maiman et Lujain portant la veste brodée Hindamme (Photo, Ekleel Al Fares).

« La marque de Mohammed Khoja, Hindamme (élégance), a produit une veste brodée des mots « 24 juin 2018 » - la date à laquelle les femmes saoudiennes ont commencé à conduire, qui a été acquise par le Victoria & Albert Museum de Londres dans le cadre de leur collection de mode permanente. Pendant ce temps-là, à la fin de l'année dernière, la marque des sœurs saoudiennes - Sarah et Siham Albinali - Lurline, a été déclarée deuxième vice-championne du Prix de la Mode d’Arabie chez Vogue. Et l'une des créations de Mohammed Ashi a été portée sur le tapis rouge par la réalisatrice et scénariste nominée aux Oscars Ava DuVernay aux Oscars en 2017 », a rappelé Cakmak, soulignant certaines des nombreuses réalisations couronnées de succès du royaume.

Mais malgré l'intérêt et le soutien croissants d'événements tels que la Semaine de la mode arabe, de nombreuses marques sont aux prises avec un manque d'accès aux capitaux et aux ressources nécessaires dans un écosystème de la mode fonctionnel. Cakmak espère changer tout cela dans son nouveau rôle.

« Une marque ne peut réussir que si elle est capable d'associer créativité et stratégie commerciale solide », a-t-il expliqué. « Je travaille en étroite collaboration avec l'équipe de la Commission de la mode et le ministère de la Culture afin de m'assurer que nous créons la bonne fondation pour développer l’industrie. Nous voulons avant tout soutenir les entrepreneurs de la mode avec les bons cadres réglementaires pertinents pour l'industrie de la mode. Pendant que nous évaluons l'écosystème de la mode local, nous identifions des domaines pour de nouvelles opportunités d'emploi et des entreprises de mode qui peuvent être créées localement en vue de soutenir une industrie de la mode en pleine croissance en Arabie saoudite ».

Cakmak a obtenu une licence à l’Université technique du Moyen-Orient en Turquie en 1997.

Sa carrière dans l’industrie de la mode a débuté en 2000, en tant que directeur principal de la responsabilité sociale chez Gap Inc. Après huit ans, il a déménagé à Londres où il a été embauché par le conglomérat européen Kering pour diriger les stratégies de développement durable pour les marques du groupe de luxe - notamment Gucci, Saint Laurent et Balenciaga - en tant que premier directeur de la durabilité d'entreprise.

En janvier, le créateur saoudien Ahmed Alwohaibi a organisé le tout premier défilé de mode indépendant du royaume à Riyad (Photo, fournie).

Il a été nommé doyen de la mode à l’école de design Parsons en 2016, où il s'est donné pour mission d'éduquer la prochaine génération de créateurs de mode sur l'importance de la responsabilité environnementale et sociale.

Du haut de ses 15 ans d'expérience dans le développement durable, Cakmak désire faire de ce sujet une priorité dans son nouveau rôle au royaume.

« En tant que Commission de la mode, nous souhaitons apporter les derniers outils de mesure   et de l’évaluation de l'impact sur le développement durable aux marques locales et partager nos connaissances sur la manière de créer des modèles commerciaux plus durables pour l'industrie de la mode », a-t-il souligné.

La marque « Fabriqué en Arabie Saoudite » sera un objectif clé pour créer des chaînes d'approvisionnement courtes où nous pouvons encourager la production à la demande et la personnalisation de masse afin de minimiser les retours et les stocks restants de l'industrie », a-t- il a ajouté en invoquant sa stratégie visant à minimiser l'impact de la chaîne d'approvisionnement de la mode dans le Royaume.

Quant à ses objectifs à long terme pour le secteur de la mode en Arabie Saoudite, Cakmak veut simplement placer le pays comme un acteur primordial de l'industrie mondiale de la mode.

« En collaboration avec l'équipe de la Commission de la mode, le ministère de la Culture et toutes les autres institutions gouvernementales concernées, j'espère mettre en place des incitations et des fondements pour atteindre cet objectif », a-t-il confié.

« J'ai travaillé avec des firmes de mode du monde entier et j'ai une bonne compréhension des opportunités et des défis auxquels elles sont confrontées. J'ai également une bonne idée des derniers développements dans l'industrie et j'ai accès à un réseau mondial d'experts dans lesquels nous pouvons puiser pour façonner l'avenir de la mode dans le Royaume.  Je suis vraiment ravi d'être un instigateur qui peut apporter un changement aussi positif au Royaume.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
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  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Semaine de l'Art à Riyad : « Une constellation d'événements » qui redéfinit les frontières de l'art

La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
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  • Cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.
  • La princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah a expliqué que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres.

RIYAD : La première édition de la Semaine de l'Art à Riyad débute le 6 avril dans la capitale du Royaume. Initiative non commerciale, cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.

Dans un communiqué, la princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah, responsable de la Semaine de l'Art à Riyad, a expliqué les inspirations et les objectifs de l'événement: "La Semaine de l'Art de Riyad est née de la conviction que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres. Riyad est depuis longtemps une ville en pleine croissance et, grâce à cette plateforme, nous espérons contribuer à son avenir culturel - un avenir ouvert, dynamique et profondément enraciné dans le patrimoine et l'innovation".

La conservatrice Vittoria Mataresse est à la tête d'une équipe comprenant les conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à cet événement.

La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)
La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)

"Il était très important pour nous d'être ludique et de ne pas avoir le type de structure ou de format rigide que nous avons l'habitude de voir. La Semaine de l'Art de Riyad se situe entre une exposition et une foire d'art. Il s'agit en fait d'une constellation d'événements", explique M. Matarrese à Arab News. "Contrairement aux grands événements artistiques qui imposent souvent des thèmes universels et s'appuient sur des artistes mondialement établis, nous voulions travailler dans le cadre d'un écosystème artistique régional, en embrassant les textures, les urgences et les sensibilités de la péninsule arabique. Nous essayons de retracer quelque chose de très spécifique et, de cette manière, nous proposons un écart critique (par rapport au format normal)".

Le thème de l'édition inaugurale de cet événement est « At the Edge ». Il réunit plus de 45 galeries provenant du Royaume-Uni, du monde arabe et d’autres régions du globe. Trois sous-thèmes principaux sont explorés : « Vie quotidienne », « Paysages » et « Motifs ».

Le quartier de JAX de Diriyah accueillera trois expositions majeures offrant un aperçu de l'identité culturelle de l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'artistes saoudiens établis dont les studios sont basés à JAX ouvriront également leurs portes au public. Au centre de Riyad, plus de 15 galeries hébergées dans le centre Al-Mousa présenteront également des expositions, et un programme plus large à travers la ville proposera plusieurs conférences et collaborations.  

« La Semaine de l'Art de Riyad est vraiment différente », explique Gandit-Lelandais, qui travaille dans la région depuis plus de vingt ans et se concentre sur l'art arabe contemporain, dans une interview accordée à Arab News. « Le marché et l'écosystème sont uniques ici. Je pense qu'il est important d'arrêter d'appliquer les formats européens et américains dans d'autres contextes, car ils n'ont pas nécessairement besoin de s'adapter. Le format lui-même peut être réinventé pour mieux correspondre à l'identité locale ».

L'équipe a conçu l'événement comme "un parapluie sous lequel tout le monde peut se rassembler", explique Gandit-Lelandais. "Il s'adresse au public, aux amateurs d'art et aux collectionneurs".

"Avec la croissance rapide de Riyad, le type de dialogue que nous avons établi est très important pour attirer les gens ici, mais pas avec un regard occidental sur la façon dont l'art devrait être", ajoute-t-elle.

« Je suis très enthousiaste à l'idée de relier nos artistes locaux et notre scène locale (au reste du monde). Je pense qu'une fondation éducative est très excitante et très nécessaire à l'heure actuelle pour les artistes, les praticiens de l'art, les jeunes collectionneurs et tous ceux qui en font partie. Nous voulions permettre à ces générations d'artistes d'Arabie saoudite de se raconter, au-delà du cadre habituel », a expliqué Mme Harasani, seule Saoudienne de l'équipe de commissaires, à Arab News.

Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)
Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)

Bien qu'aucun des commissaires ne vive à Riyad, ils offrent tous un regard nuancé et sensible sur la capitale.

“J'ai tellement travaillé à Riyad que je m'y sens chez moi”, explique Mme Harasani. « Riyad est culturellement différente de Djeddah, ma ville d'origine, et il a été fascinant de découvrir la scène artistique locale. Je pensais que cela ressemblerait à la scène de la région du Hedjaz, mais c'est totalement autre chose. J'ai énormément appris en réalisant qu'étant tous originaires d'Arabie saoudite, il existe une multitude de façons de travailler, de créer et de communiquer ». 

Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)
Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)

L'expansion rapide de Riyad, tant sur le plan physique que culturel, au cours de la dernière décennie, contribue à la richesse et à la diversité présentées à la Semaine de l’Art, affirment les commissaires.

"C'est là toute la beauté du Moyen-Orient : dix ans ici équivalent à cent ans ailleurs", explique Mme Matarrese. "Je pense que ce qui est vraiment astucieux dans ce que fait l'Arabie saoudite en ce moment, c'est qu'elle a appris des erreurs commises par d'autres et qu'elle cherche activement à mieux gérer la situation."

"Il y a une chose qui est importante dans l'ADN de ce que nous faisons", poursuit-elle. "Nos visiteurs ne sauront pas à quoi s'attendre. Nous avons vraiment repoussé les limites de ce qui pourrait être montré ; nous essayons de déconstruire les modèles d'exposition conventionnels, d'expérimenter quelque chose d'autre et de réarticuler le dialogue entre les différentes parties du monde de l'art".

Pour Mme Harasani, cet événement constitue un nouveau jalon dans les progrès artistiques accomplis par le Royaume au cours de ces dernières années. 

« Cela n'existait pas quand j'étais enfant », confie-t-elle. « Le fait que nous puissions aujourd'hui voir nos rêves se réaliser, et assister à des projets d'envergure comme la Semaine de l'Art de Riyad, me fait me sentir extrêmement chanceuse et privilégiée d'en faire partie ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com