La pandémie ternit le clinquant de la saison des prix à Hollywood

Les spécialistes de la communication ont donc dû improviser, délaissant les palaces de Los Angeles pour une formation accélérée en techniques de visioconférence: toutes les rencontres et interviews de stars se sont déroulées via internet, presque comme des banales réunions de bureau (Photo, AFP).
Les spécialistes de la communication ont donc dû improviser, délaissant les palaces de Los Angeles pour une formation accélérée en techniques de visioconférence: toutes les rencontres et interviews de stars se sont déroulées via internet, presque comme des banales réunions de bureau (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 27 février 2021

La pandémie ternit le clinquant de la saison des prix à Hollywood

  • La cérémonie des Golden Globes sera principalement virtuelle et la plupart des lauréats devraient recevoir leur trophée à domicile
  • La cérémonie se tiendra à cheval entre la Californie et New York, avec deux maîtresses de cérémonie, Amy Poehler et Tina Fey, qui se passeront le relais d'une côte à l'autre

LOS ANGELES: Habituellement, les semaines précédant la saison des prix à Hollywood sont un clinquant tourbillon mêlant soirées chics, luxueuses suites d'hôtel où les célébrités défilent pour venir chercher des cadeaux de marques, et cérémonie de gala des Golden Globes à Beverly Hills. Mais 2021 n'est pas une année comme les autres.

Les nominations dans les principales catégories pour les 78e Golden Globes seront annoncées dimanche soir, 28 février sur NBC.

La pandémie de coronavirus est passée par là et a bousculé tous les usages.

L'industrie avait pu un temps espérer un retour à la normale mais l'explosion des cas de Covid-19 dans le sud de la Californie cet hiver a rendu inenvisageable l'organisation de soirées VIP et autres panels mettant en présence des célébrités, des journalistes et les jurys des prix cinématographiques.

Les spécialistes de la communication ont donc dû improviser, délaissant les palaces de Los Angeles pour une formation accélérée en techniques de visioconférence: toutes les rencontres et interviews de stars se sont déroulées via internet, presque comme des banales réunions de bureau.

"J'ai été très strict et évité toute rencontre en chair et en os. Et je dois dire que les studios et chaînes de télévision ont été très compréhensifs", dit Scott Feinberg, expert du magazine The Hollywood Reporter. "Tout le monde a dû s'adapter".

Les Golden Globes eux-mêmes ont renoncé à leur soirée baignée de champagne, un rendez-vous attendu par tous à Hollywood, pour une cérémonie principalement virtuelle durant laquelle la plupart des lauréats devraient recevoir leur trophée à domicile.

Sacha Baron Cohen le roi de la provocation à l'assaut des Golden Globes

photo
L'acteur britannique Sacha Baron Cohen (L) pose avec l'acteur Ken Davitian (R) 15 janvier 2007 lors de la 64e Golden Globe Awards à Beverly Hills, Californie (Photo, AFP).

Quatorze ans après avoir remporté le Golden Globe du meilleur acteur pour "Borat", Sacha Baron Cohen revient à la cérémonie avec deux nominations, sans avoir perdu le goût de la provocation ni le souci de dénoncer les préjugés qui ont fait son succès.

La suite des aventures du désormais légendaire reporter kazakh en mankini, "Borat Nouvelle mission filmée", sorti sur Prime Video l'an dernier, pourrait lui valoir dimanche d'être désigné une nouvelle fois meilleur acteur. Le film est aussi nommé dans les catégories meilleure comédie et meilleure actrice dans une comédie (Maria Bakalova).

Baron Cohen est aussi nommé comme meilleur second rôle dans "Les Sept de Chicago", un drame réalisé par Aaron Sorkin et sorti sur Netflix l'an dernier. Le film raconte l'histoire vraie de sept Américains accusés d'incitation à la révolte dans les années 1960 après une manifestation pacifiste qui avait mal tourné.

Pour la première fois depuis longtemps, les stars d'Hollywood ne fouleront pas dimanche soir le tapis rouge des Golden Globes, mais les premières grandes récompenses de l'année pour le cinéma et la télévision restent très importantes pour une industrie secouée par la pandémie.

Voici cinq choses à suivre si vous comptez faire partie des téléspectateurs qui regarderont cette cérémonie virtuelle:

Enfin le grand soir pour Netflix ?

L'an dernier à la veille de la remise des Golden Globes, Netflix se frottait déjà les mains et suscitait l'envie de tous ses concurrents. Largement en tête avec 34 nominations, la plateforme de vidéo à la demande semblait enfin devoir s'imposer dans la cours des grands d'Hollywood.

Mais la cérémonie a déjoué tous les pronostics et Netflix est finalement repartie avec seulement deux récompenses.

Cette année sera-t-elle la bonne pour le géant mondial du divertissement ? Netflix a beau afficher un nombre record de nominations, 42 au total, la prudence reste de mise.

Deux pour le prix d'un 

L'une des seules récompenses remportées l'an dernier par Netflix avait été décernée à Olivia Colman, dont l'interprétation de la reine Elizabeth II dans "The Crown" avait conquis le jury.

Valeur sûre des Golden Globes, la comédienne britannique a jusqu'à présent toujours transformé l'essai, qu'il s'agisse de la série "The Night Manager" en 2017 ou du film "La Favorite" l'an dernier.

Olivia Colman pourrait faire encore mieux cette année puisqu'elle est une nouvelle fois sélectionnée pour "The Crown" mais aussi pour le film dramatique "The Father".

Elle pourrait ne pas être la seule à réussir un tel doublé.

Son compatriote Sacha Baron Cohen compte parmi les favoris dans deux genres bien différents, "Borat 2" côté comédies et "Les Sept de Chicago", drame mettant en lumière la répression des manifestations contre la guerre du Vietnam en 1968.

Grand huit pour Anthony Hopkins 

photo
Dans cette capture d'écran, Anthony Hopkins prend la parole lors de la présentation spéciale de "The Father" à l'AFI FEST présentée par Audi le 20 octobre 2020 dans diverses villes (Photo, AFP).

Partenaire de Colman dans "The Father", le légendaire Anthony Hopkins est toujours un candidat à prendre au sérieux durant la saison des prix cinématographiques. 

Mais étonnamment, il n'a jamais été élu en compétition par le jury des Golden Globes, malgré sept nominations depuis 1979.

Si la huitième nomination est enfin la bonne cette année pour Anthony Hopkins, il deviendra à 83 ans l'artiste le plus âgé à recevoir le Golden Globe du "meilleur acteur".

La HFPA qui décerne les Golden Globes

photo
L'Association de la presse étrangère d'Hollywood (HFPA) (Photo, AFP).

L'organisation a été critiquée pour son manque de diversité, le Los Angeles Times ayant relevé cette semaine que la HFPA ne comptait aucun membre noir. L'association a reconnu dans un communiqué devoir au plus vite "intégrer des membres noirs, ainsi que d'autres venant d'horizons sous-représentés".

Vendredi, le mouvement #TimesUp, qui avait émergé pour prendre la défense des victimes de harcèlement sexuel dans la foulée de l'affaire Weinstein, a lancé une campagne appelant au boycott des Golden Globes. Le mot d'ordre était notamment relayé par Ava DuVernay, Judd Apatow ou Alyssa Milano.

Avant cela, l'association s'était retrouvée entachée par plusieurs scandales, comme en 1982, lorsque Pia Zadora avait reçu un Golden Globe pour sa piètre performance dans un navet, "Butterfly", sous le regard médusé du gratin d'Hollywood. Le mari de l'actrice à l'époque était le richissime homme d'affaires Meshulam Riklis et il avait invité tous les membres de l'HFPA à Las Vegas pour une projection.

"Minari", le nouveau "Parasite" ?

Ces dernières années, peu de catégories ont suscité autant de polémiques que celle du "meilleur film en langue étrangère".

Des récits mettant en scène des immigrés aux Etats-Unis, comme "L'Adieu" de Lulu Wang l'an dernier, ont systématiquement été interdits de concourir dans les catégories principales au motif que plus de la moitié de leurs dialogues ne sont pas en anglais.

Certains critiques ont toutefois estimé que la règle ne semblait pas s'appliquer aussi strictement à certains poids lourds, comme Quentin Tarantino et son film polyglotte "Inglorious Basterds".

Cette année, c'est "Minari", film sur une famille américaine d'origine sud-coréenne à la recherche d'une nouvelle vie à la campagne, qui est au cœur de la controverse.

L'an dernier, le film sud-coréen "Parasite" avait concouru - et gagné - dans cette catégorie du meilleur film étranger, et avait remporté la récompense suprême aux Oscars quelques semaines plus tard.

D'une côte à l'autre 

La région de Los Angeles étant encore soumise à des restrictions sur les rassemblements et événements publics en raison de la pandémie de coronavirus, la cérémonie des Golden Globes a sans surprise renoncé à sa traditionnelle soirée de gala de Beverly Hills pour une fête uniquement virtuelle.

Mais les organisateurs en ont profité pour introduire un brin d'originalité: la cérémonie se tiendra à cheval entre la Californie et New York, avec deux maîtresses de cérémonie (les comédiennes Amy Poehler et Tina Fey) qui se passeront le relais d'une côte à l'autre.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Short Url
  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

--
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Short Url
  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

--
Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com