Turquie: privés de visa, des enseignants français protestent

L'Université Galatasaray a été fondée en 1992 par un accord bilatéral entre les présidents François Mitterrand et Turgut Özal (Photo, AFP).
L'Université Galatasaray a été fondée en 1992 par un accord bilatéral entre les présidents François Mitterrand et Turgut Özal (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 février 2021

Turquie: privés de visa, des enseignants français protestent

  • Une cinquantaine de professeurs français et turcs, rejoints par des étudiants solidaires, ont participé au rassemblement. «Tous ensemble», pouvait-on lire sur une pancarte qu'ils ont brandie
  • Ce nouveau critère, que les enseignants ont découvert en décembre, semble être une réponse à une mesure similaire imposée par Paris aux enseignants et imams de plusieurs pays

ISTANBUL: Des enseignants de la prestigieuse Université Galatasaray, à Istanbul, ont appelé mardi les autorités turques à leur délivrer le permis de travail dont ils sont privés depuis plusieurs mois sur fond de tensions entre Ankara et Paris.

«Nous demandons l'obtention des permis de séjour régularisant la situation des enseignants français et leur permettant d'assurer leurs missions auprès des étudiants», ont déclaré des professeurs français et turcs lors d'une déclaration lue conjointement devant l'université.

Une cinquantaine de professeurs français et turcs, rejoints par des étudiants solidaires, ont participé au rassemblement. «Tous ensemble», pouvait-on lire sur une pancarte qu'ils ont brandie.

Une quinzaine d'enseignants français sont privés de permis de travail, valant titre de séjour, depuis que le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK) a subitement conditionné leur attribution à la maîtrise d'un niveau avancé de turc.

Ce nouveau critère, que les enseignants ont découvert en décembre, semble être une réponse à une mesure similaire imposée par Paris aux enseignants et imams de plusieurs pays, dont la Turquie.

Le niveau de turc exigé par Ankara «n'est pas nécessaire dans la mesure où nos enseignements doivent être donnés en français», ont relevé mardi les enseignants de Galatasaray.

Privés de permis de séjour, ces enseignants se trouvent dans une situation irrégulière et peuvent en théorie être expulsés à tout moment.

Certains d'entre eux ont indiqué qu'ils évitaient autant que possible de sortir dans la rue, de peur d'un contrôle d'identité. 

Ils ne peuvent pas non plus quitter la Turquie, sous peine de payer une forte amende et d'être interdits de territoire.

Cette affaire intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre la Turquie et la France, qui s'opposent sur plusieurs dossiers comme la Libye, la Syrie ou la Méditerranée orientale.

Les dirigeants des deux pays ont eu de vifs échanges ces derniers mois, le président turc Recep Tayyip Erdogan allant jusqu'à s'interroger sur la «santé mentale» de son homologue français Emmanuel Macron.

«Aucune institution académique et culturelle ne devrait être fragilisée par des tensions politiques», ont déclaré les enseignants de Galatasaray, soulignant que l'université avait été conçue comme un «symbole de l'amitié franco-turque».

L'Université Galatasaray a été fondée en 1992 par un accord bilatéral entre les présidents François Mitterrand et Turgut Özal. 

L'établissement, considéré comme une pépinière de l'élite intellectuelle, économique et politique de la Turquie, accueille environ 5 000 étudiants.


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.