Netanyahu déclenche la colère après son alliance voix avec un parti anti-arabe

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en visite au centre de vaccination des services de santé de Leumit où il rencontre Theodor Salzen, la 4 millionième personne en Israël à être vaccinée contre le coronavirus, à Jérusalem, le mardi 16 février 2021 (Photo, AP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en visite au centre de vaccination des services de santé de Leumit où il rencontre Theodor Salzen, la 4 millionième personne en Israël à être vaccinée contre le coronavirus, à Jérusalem, le mardi 16 février 2021 (Photo, AP)
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Publié le Vendredi 19 février 2021

Netanyahu déclenche la colère après son alliance voix avec un parti anti-arabe

  • Les personnalités et les organisations juives et antiracistes du monde entier sont pour la plupart restées muettes sur la question
  • Le parti au programme kahaniste est fondée sur l’incitation impitoyable à la violence et la haine des Arabes palestiniens

AMMAN: Un accord de partage des votes excédentaire signé entre le parti de droite israélien le Likoud et le parti controversé Otzman Yehudit (Force juive) a été largement condamné, notamment par les israéliens d’origine palestinienne.

Dans une déclaration fortement formulée, le Centre pour les droits arabes de Mossawa, installé à Haïfa, a qualifié cet accord politique d’«adoption du programme kahaniste (Otzman Yehudit, Itamar) Ben-Gvir, fondée sur incitation impitoyable a la violence et la haine des Arabes palestiniens».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a révélé qu'il souhaitait que Ben-Gvir et son parti rejoignent sa coalition. Ben-Gvir faisait partie du parti radical Kach et Kahane Chai et a approuvé les mêmes politiques.

«Ben-Gvir a demandé l'expulsion des citoyens arabes palestiniens d'Israël qui, selon lui, ne sont pas fidèles à l'État Israélien», a indiqué le communiqué du Centre Mossawa.

Les personnalités et organisations juives et antiracistes du monde entier sont pour la plupart restées bouche cousue sur la question.

Jafar Farah, directeur du Centre Mossawa, a déclaré à Arab News: «La décision de Netanyahu d’adopter, de légitimer et d’accepter la politique dangereuse, haineuse et raciste de Ben-Gvir détruira toute voie vers des négociations, sans parler de la paix et de la justice».

Farah a affirmé que cette situation menaçait «non seulement les droits des Arabes palestiniens en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, mais également la stabilité de toute la région. La communauté internationale ne doit pas permettre à ces forces menaçantes de gagner en puissance et en influence».

Les tensions ont aussi monté dans la communauté arabe à la suite de l'éclatement de l'ancienne alliance quadripartite de la Liste commune, a ajouté Farah.

Mansour Abbas, du Mouvement islamique du sud, a décidé de créer la liste des Muwahad (unifiée) et on ne sait toujours pas si la liste éclatée sera en mesure de passer le seuil de 3,25% afin de se qualifier pour l'entrée à la Knesset.

«Dans l'état actuel des choses, nous serions chanceux si nous pouvions obtenir plus de 50 pour cent de participation des électeurs arabes, ce qui signifierait dans le meilleur des cas que la liste commune obtiendra sept sièges et la nouvelle liste Muwahad obtiendra quatre sièges  », a mentionné Farah.

Actuellement, la Liste conjointe compte 15 membres à la Knesset en raison du taux de participation de 63% aux dernières élections, mais Farah a prédit un faible taux de participation en raison de l'acrimonie entre les deux groupes.

«La Liste commune prétend que Mansour Abbas rejoindra certainement un gouvernement Netanyahu pendant que le Muwahad accuse la Liste commune de soutenir les droits des homosexuels», a ajouté Farah.

Cela, provoquait des tensions religieuses et sociales susceptibles d'affecter le taux de participation aux prochaines élections générales, a-t-il affirmé.

Contrairement à l'accord de partage des excédents entre de nombreux partis sionistes israéliens, les deux listes arabes n'ont pas signé un accord similaire.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien s'entretient avec le président iranien 

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  • Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian
  • Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane s'est entretenu par téléphone avec le président iranien Masoud Pezeshkian, a rapporté tôt vendredi l'Agence de presse saoudienne.
Au cours de cet appel, les dirigeants ont discuté des récents développements dans la région et ont passé en revue plusieurs questions d'intérêt commun.


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
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  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
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  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.