La coexistence pacifique est-elle possible dans un monde fragmenté et polarisé ?

Des membres du groupe parlementaire allemand des Verts posent derrière une bannière contre les discours de haine ; les experts affirment que les législateurs n’ont pas su suivre le rythme des changements technologiques lorsqu’ils ont abordé la question des réseaux sociaux et de la liberté d’expression. (AFP)
Des membres du groupe parlementaire allemand des Verts posent derrière une bannière contre les discours de haine ; les experts affirment que les législateurs n’ont pas su suivre le rythme des changements technologiques lorsqu’ils ont abordé la question des réseaux sociaux et de la liberté d’expression. (AFP)
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Publié le Dimanche 07 février 2021

La coexistence pacifique est-elle possible dans un monde fragmenté et polarisé ?

  • Abou Dhabi a organisé le Sommet virtuel international de la fraternité humaine à l’occasion du Prix Zayed de la fraternité humaine, le 4 février
  • Différents types de risques auxquels sont exposées les sociétés modernes ont été identifiés, tels que l’émergence de groupes populistes et les réseaux sociaux

DUBAÏ : Les sociétés sont diversifiées par nature, composées d’individus aux idéaux et aux attributs variés qui s’accordent sur un arrangement de coexistence autour d’un ensemble de valeurs communes. Il va de soi qu’il y aura de temps en temps des désaccords.

Cependant, si les sociétés perdaient ce sens de la fraternité, elles pourraient se diviser. Un développement relativement récent — l’avènement des réseaux sociaux — semble avoir amplifié les désaccords, rendant les sociétés beaucoup plus polarisées, rancunières et agressives.

Le rôle des réseaux sociaux dans la dégradation de cet idéal a été étudié en détail lors du Sommet virtuel international de la fraternité humaine qui a eu lieu, via visioconférence, la semaine dernière, à l’occasion de la cérémonie du Prix Zayed de la fraternité humaine.

Les participants à la table ronde sur le thème de la « fraternité humaine » ont identifié les différents types de risques auxquels sont exposées les sociétés modernes, tels que l’émergence de groupes populistes et extrémistes et le rôle des réseaux sociaux dans la promotion des discours haineux. Ils ont également exploré la force des relations humaines à l’ère du tribalisme et de la solitude numérique croissante.

Facebook et Twitter, entre autres, ont fondamentalement changé la manière dont nous accédons aux informations, partageons nos idées et nous organisons collectivement. Les fausses informations circulent plus vite et les groupes qui pensent de la même manière peuvent se réunir rapidement, tandis que l’accès à des idées autrefois considérées comme marginales ou extrêmes est presque illimité.

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Les personnes moins éduquées sont plus facilement attirées par les groupes extrémistes qui peuvent, par le biais des réseaux sociaux, les endoctriner dans des actions dangereuses. (AFP)

La technologie a devancé les régulateurs, donnant aux géants technologiques de la Silicon Valley un pouvoir immense sur la liberté d’expression.

«L’idée de fraternité humaine est une idée formidable», a déclaré Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, dans ses remarques.

«Mais elle ne nous tombera pas dessus de nulle part. Nous devons œuvrer pour y parvenir et faire des efforts pour pacifier nos sociétés et changer la culture dominante».

En effet, de nos jours, les islamistes, les hindous ultranationalistes, les bouddhistes chauvinistes et l’extrême droite en Occident sont capables de répandre largement leur haine alors que la confiance dans les médias traditionnels diminue.

Le résultat est un monde débordant de suspicion, de théories du complot et de xénophobie, avec peu de place pour l’esprit de fraternité nécessaire pour combattre les grands défis communs de l’humanité.

Après la prise d’assaut du Capitole américain le 6 janvier, la recherche d’un antidote à la haine et à la colère alimentées par les réseaux sociaux semble plus urgente que jamais.

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Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. (AFP, photo d’archives)

«La région arabe est très vaste, large et diversifiée, et s’étend sur 11 millions de km2», a précisé M. Aboul Gheit.

«Elle comprend plusieurs groupes ethniques, plusieurs religions, et beaucoup d’entre eux sont conflictuels les uns avec les autres. Mais l’important, à mon avis, ce sont les islamistes, qui constituent un danger pour la région en raison de la diversité du Moyen-Orient».

Les gouvernements luttent à juste titre contre l’islam politique non seulement à travers les mesures de sécurité, mais aussi grâce à l’éducation, a indiqué M. Aboul Gheit. Les réseaux sociaux et leur utilisation d’éléments radicaux demeurent toutefois une source importante de discorde au Moyen-Orient.

«Ceci est principalement dû au fait que l’éducation n’est pas comme elle devrait l’être. Il existe des personnes simples qui absorbent certaines idées et qui sont attirées par des groupes qui peuvent les endoctriner dans des actions dangereuses».

EN BREF

  • Le 4 février a été désigné comme la Journée internationale de la fraternité humaine en l’honneur de la signature du Document sur la fraternité humaine par le Pape et le grand imam d’Al-Azhar à Abou Dhabi, ce jour-là, en 2019.

 

  • Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et l’activiste franco-marocaine Latifa ibn Ziaten ont conjointement reçu le Prix Zayed de la fraternité humaine 2021 lors d’une cérémonie commémorative en ligne le 4 février.

M. Aboul Gheit souhaite que les plates-formes de réseaux sociaux soient mieux réglementées et que le discours extrémiste soit abordé par le biais de programmes d’éducation et de la modernisation du discours religieux.

«Il faut réglementer les réseaux sociaux sous prétexte de la liberté d’expression. Elle cause souvent le chaos dans la société, comme nous l’avons vu à Washington le 6 janvier. Les États-Unis — pays le plus développé économiquement et socialement — souffrent d’un comportement et d’actions qui nous choquent tous», a-t-il souligné.

L’intervenante Corinne Momal-Vanian, directrice exécutive de la Fondation Kofi Annan, a défini la fraternité humaine comme une exigence éthique selon laquelle toutes les religions reconnaissent la dignité inhérente à tout être humain.

«Il est reconnu que nous avons tous le même droit. Mais au-delà de cette dimension éthique, la fraternité humaine est également une approche politique et pragmatique aux choses», a-t-elle expliqué.

Elle a cité Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, qui a dit un jour : « Contrairement au passé, où les civilisations ont émergé et sont tombées dans un jeu à somme nulle, le monde est tellement interconnecté aujourd’hui que toutes les nations émergeront ou tomberont ensemble ».

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Le Pape François (à droite) reçoit un cadeau du grand imam égyptien d’Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, lors d’une audience privée le 15 novembre 2019 au Vatican. (AFP, photo d’archives)

Ce message est évident, mais les pays ont « échoué » à le reconnaître à maintes reprises, comme l’a démontré la réponse à la pandémie Covid-19, a indiqué Mme Momal-Vanian.

« Autant le virus ne fait pas de distinction entre les couleurs et les religions, autant le changement climatique, la montée des eaux et les ouragans ne s’arrêteront pas à la frontière, tout comme ils ne se soucieront pas de ceux qu’ils touchent", a-t-elle lâché.

Selon Mme Momal-Vanian, les réseaux sociaux sont un facteur-clé de désunion, en grande partie parce que les régulateurs n’ont pas su suivre le rythme de l’évolution technologique.

« Aux États-Unis, cette question est réglementée par une loi de 1996, avant l’existence de Facebook, Twitter ou autres », a-t-elle mentionné.

« La législation n’a pas suivi et les gouvernements ont hésité entre la nécessité d’équilibrer la liberté d’expression et la nécessité de considérer que ces plates-formes ne servent plus seulement à héberger du contenu, mais qu’elles modèrent elles-mêmes le contenu ».

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Les personnes moins éduquées sont plus facilement attirées par les groupes extrémistes qui peuvent, par le biais des réseaux sociaux, les endoctriner dans des actions dangereuses. (AFP)

Un exemple récent est la décision de Twitter de suspendre le compte de l’ex-président américain Donald Trump à la suite de l’incident du Capitole. Même de nombreuses voix anti-Trump en Europe se sont demandé si c’était vraiment à Twitter de prendre cette décision.

«La bonne nouvelle est que l’Union européenne travaille sur une loi sur les services numériques qui répondra  à beaucoup de ces questions», a déclaré Mme Momal-Vanian. «Elle servira de modèle à de nombreux autres régulateurs».

Le défi est désormais de définir les responsabilités de ces plates-formes concernant le contenu qu’elles partagent. «Elles ne peuvent plus prétendre qu’elles l’hébergent uniquement», a-t-elle lancé, ajoutant que la Fondation Kofi Annan collaborait étroitement avec des entreprises comme Facebook pour mettre en place des régulations appropriées.

«Vous pouvez avoir le meilleur algorithme, mais vous verrez toujours  la haine se répandre comme une traînée de poudre sur ces plates-formes », a affirmé Mme Momal-Vanian. « Ce sera une question très importante et la Covid-19 a accéléré notre prise de conscience de la nécessité d’y répondre très rapidement».

Maria Fernanda Espinosa, ancienne présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, s’est montrée relativement plus optimiste en assurant que, bien que le racisme, la xénophobie et l’extrémisme violent semblent être à la hausse, ces tendances peuvent être inversées collectivement dans les sociétés fondées sur la solidarité et la coopération.

«Cela était probablement la leçon la plus évidente de la pandémie de Covid-19», a-t-elle mentionné. « Nous sommes interdépendants, nous avons besoin les uns des autres, et personne n’est en sécurité tant que tout le monde ne l’est pas. Nous sommes ici pour réfléchir à la nécessité de se souvenir de notre humanité et pour une coexistence pacifique ».

Toute maladie zoonotique, de l’Ebola à l’influenza, est un message de la nature nous appelant « à ne pas dépasser ses limites, à nous réconcilier avec elle, et que notre développement devrait être durable et plus écologique», a-t-elle déclaré.

Selon elle, le statu quo n’est donc pas une option. «Nous devons réinventer, reconstruire des sociétés plus inclusives, fondées sur la discrimination positive pour lutter contre la pauvreté et toutes les formes d’inégalité, y compris celles liées au sexe, à l’économie, à l’ethnie et à l’âge», a conclu Mme Espinosa.

«Nous avons aujourd’hui la possibilité de reconstruire en mieux, de reconstruire des sociétés plus égales, plus écologiques et plus pacifiques».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.