Accords entre l'Arabie saoudite et les États-Unis pour stimuler le développement immobilier

Le taux d'accession à la propriété en Arabie saoudite est passé de 47 % à plus de 60 % d'ici 2022. (Shutterstock)
Le taux d'accession à la propriété en Arabie saoudite est passé de 47 % à plus de 60 % d'ici 2022. (Shutterstock)
Short Url
Publié le Mardi 27 août 2024

Accords entre l'Arabie saoudite et les États-Unis pour stimuler le développement immobilier

  • Les accords visent à améliorer le marché du refinancement hypothécaire du Royaume, à développer le financement de l'immobilier et à attirer les investissements étrangers
  • De nouvelles initiatives immobilières répondent à la pénurie de logements et créent des opportunités d'emploi

JEDDAH : Le secteur saoudien du logement a renforcé ses partenariats internationaux en signant cinq accords clés sur le développement et le financement de l'immobilier avec de grandes entreprises américaines.

Ces accords visent à améliorer le marché du refinancement hypothécaire du Royaume, à développer le financement de l'immobilier et à attirer les investissements étrangers.

Le programme de logement du pays a transformé le secteur en élargissant l'accès financier, en rationalisant les réglementations et en offrant diverses options de marché. Les nouvelles initiatives dans le domaine de l'immobilier visent à remédier à la pénurie de logements et à créer des opportunités d'emploi pour les citoyens.

Ces réformes rapprochent le Royaume de son objectif pour 2030, qui est d'atteindre 70 % d'accession à la propriété et de faire en sorte que chaque famille puisse posséder le bien immobilier de son choix.

Le taux d'accession à la propriété est passé de 47 % à plus de 60 % d'ici 2022.

Les accords ont été signés en présence du ministre des municipalités et du logement du Royaume, Majid Al-Hogail, avant la fin de sa visite officielle aux États-Unis le 25 août, selon l'agence de presse saoudienne.

Au cours de sa visite, la Saudi Real Estate Refinance Co. a signé deux protocoles d'accord avec BlackRock et King Street afin de développer le secteur du refinancement hypothécaire en l'étendant aux marchés financiers locaux et internationaux.

Ces partenariats visent à diversifier les sources de financement par le biais des marchés à revenu fixe, attirant ainsi davantage d'investissements étrangers dans le Royaume.

La Saudi Mortgage Guarantee Services Co. ou Damanat a signé deux accords de partenariat avec BlackRock et Apollo pour développer des stratégies d'investissement et des fonds pour le financement immobilier. Ces accords visent également à élargir la base des investisseurs locaux et internationaux et à contribuer à la croissance durable du marché immobilier.

Damanat est entièrement détenue par le Fonds saoudien de développement immobilier. La société, agréée par la Banque centrale saoudienne en 2023 pour fournir une assurance générale et une assurance épargne parallèlement à la fourniture de prêts hypothécaires, a été créée avec un capital de 18 milliards de SR (4,79 milliards de dollars) pour contribuer à la réalisation des objectifs de logement de la Vision 2030 du Royaume en encourageant les entreprises à offrir des solutions de financement subventionnées pour l'accession à la propriété.

Un autre protocole d'accord a été signé entre le ministère des municipalités et du logement et K. Hovnanian ME, une société qui a développé 500 000 unités de logement aux États-Unis, pour construire davantage de communautés résidentielles intégrées en Arabie saoudite, a rapporté SPA.

M. Al-Hogail s'est entretenu avec plusieurs représentants du gouvernement américain, des dirigeants de sociétés de construction et de développement immobilier, ainsi que des institutions financières.

Ces réunions visaient à renforcer les relations bilatérales, à établir des partenariats, à échanger des compétences et à attirer des pratiques internationales réussies en matière de logement, d'immobilier et de développement urbain.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


TotalEnergies prend une participation dans le gaz naturel liquéfié aux Etats-Unis

TotalEnergies se considère comme le premier exportateur de GNL américain. (Photo: AFP)
TotalEnergies se considère comme le premier exportateur de GNL américain. (Photo: AFP)
Short Url
  • TotalEnergies, qui se présente comme le premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) américain, a annoncé vendredi un accord avec Lewis Energy Group pour renforcer sa production de gaz naturel dans le pays
  • Avec plus de 10 millions de tonnes (Mt) exportées en 2023, TotalEnergies se considère comme le premier exportateur de GNL américain

PARIS: TotalEnergies, qui se présente comme le premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) américain, a annoncé vendredi un accord avec Lewis Energy Group pour renforcer sa production de gaz naturel dans le pays, selon un communiqué.

"TotalEnergies a signé un accord avec Lewis Energy Group portant sur l'acquisition d'une participation de 45 % dans des actifs de gaz sec en production détenus et opérés par Lewis Energy Group dans le bassin d'Eagle Ford, au Texas", a fait part le géant français.

Cela fait suite à la récente acquisition de TotalEnergies de "20% détenue par Lewis Energy Group dans les permis d'exploitation de Dorado opérés par EOG Resources (80%)", dans le même bassin d'Eagle Ford au Texas.

Avec plus de 10 millions de tonnes (Mt) exportées en 2023, TotalEnergies se considère comme le premier exportateur de GNL américain, grâce à sa participation de 16,6 % dans l'usine de liquéfaction de Cameron LNG (Louisiane) ainsi qu'à plusieurs contrats d'achat de long terme. La capacité d'exportation de GNL américain de l'entreprise devrait atteindre 15 Mt/an à l'horizon 2030.

Le gaz naturel liquéfié (GNL) est du gaz naturel condensé sous forme liquide. En 2023, TotalEnergies avait déjà annoncé s'être renforcé aux Etats-Unis dans le GNL, énergie très convoitée par l'Europe qui cherche à remplacer le gaz russe.


L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis stimulent le secteur du commerce de détail dans le CCG

Le tourisme religieux et culturel contribue de manière significative à la croissance du secteur, en attirant de nombreux touristes lors des pèlerinages et des festivals. (Reuters)
Le tourisme religieux et culturel contribue de manière significative à la croissance du secteur, en attirant de nombreux touristes lors des pèlerinages et des festivals. (Reuters)
Short Url
  • Les programmes gouvernementaux ambitieux de diversification économique conduisent à des avancées significatives dans les domaines de l'infrastructure et du tourisme
  • Les nouvelles tendances telles que les options «acheter maintenant, payer plus tard» et l'évolution des préférences des consommateurs redessinent également la dynamique du marché

RIYAD: Le secteur du commerce de détail dans le Conseil de coopération du Golfe devrait croître à un taux annuel de 4,6% entre 2023 et 2028, principalement grâce aux marchés des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite, selon une récente analyse de la société de conseil en banque d'investissement Alpen Capital.

Les ventes au détail dans le CCG devraient passer de 309,6 milliards de dollars (1 dollar = 0,90 euro) en 2023 à 386,9 milliards de dollars en 2028.

Les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite devraient connaître une expansion de 5,4% et 5,1%, respectivement, pour atteindre 161,4 milliards de dollars et 139,1 milliards de dollars au cours de cette période. Cette croissance est attribuée à des facteurs tels que l'augmentation de la population, la hausse du revenu par habitant et l'intensification des activités touristiques. Le renforcement du secteur de la vente au détail est essentiel pour l'Arabie saoudite, qui cherche à se positionner comme une destination commerciale et touristique de premier plan, conformément aux objectifs de diversification économique définis dans l'initiative Vision 2030.

En février, Majid al-Hogail, ministre saoudien des Affaires municipales et rurales et du Logement, a indiqué que le secteur du commerce de détail contribuait à hauteur de 23% à l'économie non pétrolière et visait à dépasser les 122,6 milliards de dollars d'ici à la fin de 2024.

«Les perspectives à long terme du secteur de la vente au détail du CCG restent positives en raison de la croissance économique, de la démographie favorable, de l'assouplissement des règles de visa et des politiques de libéralisation», a déclaré Sameena Ahmad, directrice générale d'Alpen Capital.

Elle a ajouté que les programmes gouvernementaux ambitieux de diversification économique conduisent à des avancées significatives dans les domaines de l'infrastructure et du tourisme, ce qui renforce l'attrait de la région.

Les nouvelles tendances telles que les options «acheter maintenant, payer plus tard» et l'évolution des préférences des consommateurs redessinent également la dynamique du marché. Le rapport prévoit que les ventes au détail au Koweït et à Bahreïn augmenteront à un taux de croissance annuel composé de 3,1% chacun entre 2023 et 2028, tandis que le Qatar et Oman devraient croître à des taux de 2,2% et 1%, respectivement.

Alpen Capital souligne que l'augmentation de la population, en particulier avec une concentration d'expatriés et de personnes fortunées, est un moteur essentiel de la croissance du commerce de détail dans le CCG.

«La reprise attendue de l'activité économique et l'amélioration du revenu par habitant devraient renforcer l'appétit pour les marques mondiales et les articles de luxe. Dans un contexte de développement des infrastructures, les économies du CCG s'affirment comme un centre pour les affaires mondiales, les divertissements et les événements sportifs», indique le rapport.

En outre, le tourisme religieux et culturel contribue de manière significative à la croissance du secteur, en attirant de nombreux touristes lors des pèlerinages et des festivals. Toutefois, l'analyse identifie également des risques susceptibles d'entraver la croissance, tels que les tensions géopolitiques. Les vulnérabilités des revenus des hydrocarbures, les préoccupations géopolitiques croissantes et les défis macroéconomiques mondiaux pourraient peser sur l'industrie. «La région est sensible aux chocs du côté de l'offre, ce qui pourrait entraîner des pressions inflationnistes et affecter le pouvoir d'achat des consommateurs», a ajouté Alpen Capital.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Airbus va réorganiser sa production pour maintenir la montée en cadence

Cette photographie prise le 3 janvier 2023 montre le logo du constructeur aéronautique Airbus dans une usine, à Montoir-de-Bretagne, dans l'ouest de la France. (AFP)
Cette photographie prise le 3 janvier 2023 montre le logo du constructeur aéronautique Airbus dans une usine, à Montoir-de-Bretagne, dans l'ouest de la France. (AFP)
Short Url
  • Airbus a annoncé jeudi qu'il allait réorganiser sa production en se concentrant sur les "fondamentaux" pour maintenir la montée en cadence
  • Confronté à des difficultés de sa chaîne de fournisseurs à suivre son rythme de montée en cadence, Airbus a revu à la baisse ses objectifs de livraisons

PARIS: Airbus a annoncé jeudi qu'il allait réorganiser sa production en se concentrant sur les "fondamentaux" pour maintenir la montée en cadence, tout en excluant tout "plan social".

Confirmant les informations du quotidien La Tribune, Airbus a annoncé à l'AFP le lancement d'un programme "d'amélioration" baptisé LEAD!.

"Compte tenu de la pression continue sur notre chaîne d'approvisionnement et de la situation économique générale complexe, il est apparu nécessaire de concentrer nos efforts sur les fondamentaux", indique le groupe à l'AFP.

Ce programme "se concentre sur la montée en cadence de nos activités principales" ce qui concerne les "avions commerciaux, fonctions intégrées, filiales" ainsi que la présence dans les différentes régions du monde, a ajoute l'avionneur sans plus de précision.

"Il ne s'agit pas d'un plan social", souligne Airbus.

Confronté à des difficultés de sa chaîne de fournisseurs à suivre son rythme de montée en cadence, Airbus a revu à la baisse ses objectifs de livraisons.

Alors qu'il tablait sur la livraison de 800 avions cette année, soit un volume proche de celui de 2019, année référence avant que la pandémie de Covid-19 ne torpille le secteur aéronautique, il prévoit désormais de n'en livrer que 770.

Une partie des fournisseurs, fragilisés par la pandémie, doivent investir et recruter afin d'augmenter leur production. A cela s'ajoutent le renchérissement des matières premières, les difficultés d'accès à certains composants et les coûts de l'énergie. Les difficultés sont notamment sensibles pour la fourniture de moteurs, d'équipements de cabines ou encore de trains d'atterrissage de long-courriers, selon Airbus.