AlUla dévoile une étude novatrice sur les établissements néolithiques du nord-ouest de l'Arabie saoudite

L'étude a examiné 431 cercles de pierres debout sur différents sites de Harrat Uwayrid à AlUla, dont 52 ont fait l'objet d'études sur le terrain et 11 ont été fouillés. (SPA)
L'étude a examiné 431 cercles de pierres debout sur différents sites de Harrat Uwayrid à AlUla, dont 52 ont fait l'objet d'études sur le terrain et 11 ont été fouillés. (SPA)
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Publié le Mercredi 10 juillet 2024

AlUla dévoile une étude novatrice sur les établissements néolithiques du nord-ouest de l'Arabie saoudite

  • Les recherches, menées sous les auspices de la Commission royale pour AlUla, révèlent une société plus sophistiquée qu'on ne l'imaginait auparavant.
  • Jane McMahon, de l'université de Sydney, explique qu'ils ont mis au jour une communauté complexe qui pratiquait l'élevage, fabriquait des bijoux et participait à des échanges commerciaux importants.

RIYADH : Selon une étude publiée dans la revue Levant, de nouvelles preuves archéologiques permettent de mieux comprendre la vie néolithique dans le nord-ouest de l'Arabie saoudite.

Les recherches, menées sous les auspices de la Commission royale pour AlUla, révèlent une société plus sophistiquée qu'on ne l'imaginait auparavant, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Jane McMahon, de l'université de Sydney, qui travaille avec une équipe de recherche dans le cadre d'un projet de fouilles supervisé par l'URC, a expliqué qu'ils ont mis au jour une communauté complexe qui pratiquait l'élevage, fabriquait des bijoux et participait à de vastes réseaux commerciaux. L'emplacement stratégique de ces colonies facilitait le commerce avec des régions éloignées, notamment l'est de la Jordanie et les zones côtières le long de la mer Rouge.

L'équipe de recherche a présenté ses dernières conclusions et observations sur les études archéologiques des structures connues sous le nom de cercles de pierres debout. Ces habitations sont constituées de dalles de pierre placées verticalement et formant des cercles dont le diamètre varie de quatre à huit mètres.

L'étude a porté sur 431 cercles de pierres dressées sur différents sites de Harrat Uwayrid à AlUla, dont 52 ont fait l'objet d'études sur le terrain et 11 ont été fouillés.

Les chercheurs ont découvert que les dalles de pierre, disposées en deux rangées concentriques, servaient probablement de fondations à des poteaux en bois, peut-être en acacia. Ces poteaux auraient soutenu le toit de la structure. Au centre de chaque habitation circulaire, une seule dalle de pierre semble avoir servi d'ancrage à la colonne principale en bois. Cette caractéristique architecturale suggère que les anciens habitants avaient une connaissance approfondie de la répartition du poids et du soutien structurel. La découverte de divers outils et restes d'animaux sur le site a conduit les archéologues à proposer que les toits des habitations aient été fabriqués à partir de peaux d'animaux.

Mme McMahon a expliqué que "ces recherches remettent en question les hypothèses sur le mode de vie des premiers habitants du nord-ouest de l'Arabie". Elle a souligné que ces populations n'étaient pas de simples pasteurs, mais qu'elles possédaient une architecture particulière, des animaux domestiqués, des bijoux et divers outils. D'après le nombre et la taille des cercles de pierres, leur population était probablement importante et bien plus nombreuse qu'on ne le pensait auparavant.

Rebecca Foote, qui dirige les recherches sur l'archéologie et le patrimoine culturel à l'URC, a souligné l'impact significatif des initiatives archéologiques de la Commission. Sous la supervision de l'UCR, ce qui est décrit comme le programme archéologique le plus complet au monde a permis d'obtenir des informations cruciales sur la vie des habitants néolithiques de la région. M. Foote a souligné l'engagement de la Commission à poursuivre les efforts de recherche visant à mettre en valeur le patrimoine culturel diversifié d'AlUla et à poursuivre les travaux visant à établir un centre d'études archéologiques reconnu dans le monde entier.

Les chercheurs qui ont examiné les ossements d'animaux du site de Harrat Uwayrid ont découvert des preuves de l'existence d'une économie préhistorique robuste. Les résultats indiquent que les anciens habitants dépendaient pour leur subsistance d'un mélange d'animaux domestiques, comme les chèvres et les moutons, et d'animaux sauvages, comme les gazelles et les oiseaux. Cette approche diversifiée de l'exploitation animale a probablement permis à la population de résister aux fluctuations de l'environnement.

Les fouilles ont mis au jour des outils liés à l'élevage, notamment des instruments pour la tonte de la laine et l'abattage des moutons.

Les pointes de flèches découvertes correspondent aux types utilisés dans le sud et l'est de la Jordanie, ce qui indique une interaction évidente entre les régions.

De petits escargots et coquillages perforés, probablement utilisés comme perles décoratives, ont été trouvés sur les sites. Ces coquillages correspondent à ceux de la mer Rouge, à 120 km de là, ce qui suggère une importation depuis la côte au cours de la période néolithique.

D'autres artefacts comprennent des ornements et des bracelets en grès et en calcaire, ainsi qu'un morceau de craie en grès rouge, peut-être utilisé pour dessiner.

Les chercheurs ont conclu que l'étude "a grandement clarifié la nature connectée (mais distincte) de la période néolithique à AlUla".

L'équipe de recherche comprenait des experts de l'Université du Roi Saoud, des habitants d'AlUla comme Youssef Al-Balawi, qui a fourni des informations ethnographiques et culturelles, et des étudiants de l'Université de Hail.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com