La Chine promet à Lavrov de renforcer la coopération avec la Russie

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi se rencontrent à Pékin. (AFP)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi se rencontrent à Pékin. (AFP)
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Publié le Mardi 09 avril 2024

La Chine promet à Lavrov de renforcer la coopération avec la Russie

  • La Chine prône un règlement politique pour mettre fin aux combats en Ukraine et se présente comme une partie neutre dans le conflit
  • La Chine exhorte par ailleurs régulièrement à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza afin de garantir la sécurité des civils

PEKIN: Les ministres chinois et russe des Affaires étrangères, Wang Yi et Sergueï Lavrov, ont appelé mardi à Pékin à renforcer la coopération stratégique bilatérale, un nouvel approfondissement des liens diplomatiques malgré la guerre en Ukraine.

 

Pékin et Moscou ont intensifié leur coopération économique et militaire ces dernières années et leur "partenariat stratégique" n'a fait que se renforcer depuis l'invasion de l'Ukraine fin février 2022.

A la fin d'une visite de deux jours en Chine, Sergueï Lavrov s'est entretenu mardi après-midi avec le président chinois Xi Jinping.

"Nous tenons à exprimer notre plus grande reconnaissance et notre admiration pour les succès que vous avez remportés au fil des ans et, surtout, au cours de la dernière décennie sous votre direction", a déclaré M. Lavrov à son hôte, selon les agences de presse russes.

Lors d'une rencontre bilatérale plus tôt mardi, Wang Yi avait promis au chef de la diplomatie russe, en poste depuis 2004, que "la Chine soutiendra le développement stable de la Russie sous la direction (du président russe Vladimir) Poutine".

"Pékin et Moscou continueront à renforcer la coopération stratégique sur la scène mondiale et à s'apporter mutuellement un soutien de poids", a ajouté le ministre chinois, selon l'agence de presse russe RIA Novosti.

"Je pense que sous la direction ferme du président Poutine, le peuple russe aura un avenir radieux", a poursuivi Wang Yi, selon le média russe Izvestia.

«Confiance profonde»

De son côté, dans une vidéo publiée par Izvestia sur Telegram, Sergueï Lavrov a remercié Xi Jinping pour ses "félicitations" envoyées à Vladimir Poutine après sa récente réélection, lors d'un scrutin auquel aucun réel rival n'a pu se présenter.

"Les résultats des élections ont confirmé la confiance profonde du peuple russe dans notre dirigeant et dans les politiques intérieures et étrangères en cours", a ajouté M. Lavrov, selon RIA Novosti.

En mars 2023, Xi Jinping s'était rendu à Moscou, réaffirmant avec Vladimir Poutine "une amitié sans limites" entre leurs pays, rapprochés par leur dénonciation commune de ce qu'ils présentent comme l'hégémonie occidentale sur la scène internationale.

Selon de nombreux analystes, la Chine, de par sa puissance économique et diplomatique, a toutefois l'ascendant sur une Russie isolée par les Occidentaux.

Malgré cette asymétrie, l'appui de Pékin permet à Moscou de "poursuivre la guerre en apportant le nécessaire à la machine de guerre russe", déclare à l'AFP Alexander Gabuev, directeur du centre Carnegie Russie Eurasie.

"L'intégration de l'économie, de la matière grise et de la technologie militaire de la Russie dans un ordre dirigé par la Chine, avec l'Eurasie en son cœur géographique, est le seul moyen pour la Russie de soutenir sa confrontation avec l'Occident", a-t-il écrit cette semaine dans le magazine Foreign Policy.

Les Etats-Unis mettent régulièrement en garde la Chine contre une aide indirecte à l'effort de guerre russe et l'exhortent à utiliser son influence sur la Russie pour mettre fin au conflit en Ukraine.

«Sanctions illégales»

Lors d'une conférence de presse commune avec Wang Yi après leurs entretiens bilatéraux, Sergueï Lavrov a dénoncé mardi les "sanctions illégales" occidentales contre son pays.

"Cette politique est en train d'être appliquée activement également contre (la Chine)" afin d'entraver ses "opportunités de développement économique et technologique" et "d'éliminer les concurrents", a-t-il accusé.

De son côté, Wang Yi a défendu l'association entre Pékin et Moscou.

"En tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et grandes puissances émergentes, la Chine et la Russie doivent clairement se tenir du côté du progrès historique, de l'équité et de la justice", a-t-il affirmé devant la presse.

"Il convient de nous opposer à toute hégémonie, tyrannie ou intimidation, à la mentalité de Guerre froide et à toute incitation à la division et à la confrontation", a-t-il déclaré.

Wang Yi a également affirmé avoir discuté de l'Ukraine avec son homologue russe.

"La Chine jouera toujours un rôle constructif sur la scène internationale et dans les affaires multilatérales, sans jamais jeter de l'huile sur le feu, et encore moins en tirer profit", a-t-il assuré.

Pékin appelle au respect de l'intégrité territoriale de tous les Etats, Ukraine comprise, mais n'a jamais publiquement condamné Moscou pour son opération militaire.

 


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.