Algérie: une artiste franco-algérienne détenue pour un chant de soutien au Hirak

La détention de Mme Bentouis a également été rapportée par le Comité national de défense des détenus (Photo, CNLD).
La détention de Mme Bentouis a également été rapportée par le Comité national de défense des détenus (Photo, CNLD).
Short Url
Publié le Mardi 02 avril 2024

Algérie: une artiste franco-algérienne détenue pour un chant de soutien au Hirak

  • Djamila Bentouis, 60 ans, mère de trois enfants, était venue de France faire ses adieux à sa mère mourante et a été interrogée à son arrivée à l'aéroport d'Alger
  • Selon ces sources, l'incarcération de Mme Bentouis a été confirmée le 13 mars

ALGER: Une artiste franco-algérienne est en détention depuis début mars en Algérie pour "appartenance à une organisation terroriste" en lien avec une chanson qu'elle avait composée pendant le mouvement de contestation du Hirak, a indiqué lundi une ONG de défense des droits humains.

Djamila Bentouis, 60 ans, mère de trois enfants, était venue de France faire ses adieux à sa mère mourante et a été interrogée à son arrivée à l'aéroport d'Alger le 25 février puis de nouveau les jours suivants avant d'être placée en détention le 3 mars, a précisé la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme LADDH, sur sa page Facebook.

La détention de Mme Bentouis a également été rapportée par le Comité national de défense des détenus (CNLD).

«Organisation terroriste» 

Selon ces sources, l'incarcération de Mme Bentouis a été confirmée le 13 mars. Elle est poursuivie pour "appartenance à une organisation terroriste active à l'intérieur et à l'extérieur du pays", "atteinte à la sécurité et à l'unité nationale" et "incitation à attroupement non armé".

"Ces accusations s'appuient sur des interprétations des paroles de la chanson qu'elle a écrite et chantée pendant les manifestations de solidarité au Hirak en Algérie", qui "dénonçait les arrestations et la répression qui s'était abattue sur les activistes", ont souligné les deux ONG.

Pour le site d'information Radio-M, "l'affaire Djamila Bentouis illustre une fois de plus la sévère répression qui s'abat sur les voix dissidentes en Algérie".

La "kyrielle d'inculpations sévères (à son encontre, ndlr) repose sur une bien mince assise: les paroles d'une chanson", a estimé Radio-M.

Deux rapporteurs des Nations unies ont effectué des visites en Algérie en septembre et décembre 2023, réclamant à chaque fois une révision de l'article 87 relatif aux actes terroristes, sur la base duquel Mme Bentouis est détenue.

Le Hirak avait démarré en février 2019 par des manifestations pacifiques s'opposant à une cinquième candidature du président Abdelaziz Bouteflika (déchu en avril 2019 et décédé en septembre 2021), avant de s'élargir à des revendications de réformes politiques et de libertés accrues.

En février, Amnesty International a dénoncé une intensification de "la répression de la dissidence pacifique" en Algérie, appelant à "libérer toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression, de réunion pacifique et d'association".

Selon le CNLD, 228 personnes en lien avec le Hirak ou la défense des libertés individuelles, sont encore emprisonnées en Algérie.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.