Pour Washington, l'heure de vérité avec Israël sur Rafah

Déjà embarrassés par les plus de 32.000 morts à Gaza, les Etats-Unis insistent sur le risque de pertes civiles et un isolement accru d'Israël, prônant des "alternatives" visant les derniers bastions du Hamas palestinien. (AFP).
Déjà embarrassés par les plus de 32.000 morts à Gaza, les Etats-Unis insistent sur le risque de pertes civiles et un isolement accru d'Israël, prônant des "alternatives" visant les derniers bastions du Hamas palestinien. (AFP).
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Publié le Jeudi 28 mars 2024

Pour Washington, l'heure de vérité avec Israël sur Rafah

  • Les Etats-Unis se sont abstenus lundi au Conseil de sécurité de l'ONU, permettant pour la première fois l'adoption d'une résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza
  • Déjà embarrassés par les plus de 32.000 morts à Gaza, les Etats-Unis insistent sur le risque de pertes civiles et un isolement accru d'Israël, prônant des "alternatives" visant les derniers bastions du Hamas

WASHINGTON: Israël entendra-t-il l'avertissement à ne pas lancer d'offensive terrestre majeure à Rafah? La réponse reste en suspens mais près de six mois après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, Washington prend ses distances avec l'un de ses plus proches partenaires.

Les Etats-Unis se sont abstenus lundi au Conseil de sécurité de l'ONU, permettant pour la première fois l'adoption d'une résolution appelant à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza.

Colère du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a aussitôt annulé la venue d'une délégation israélienne à Washington censée justement répondre aux préoccupations américaines concernant une offensive à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, territoire ravagé par la guerre.

Un haut responsable américain a cependant indiqué mercredi que les services du Premier ministre israélien "ont fait savoir qu'ils aimeraient trouver une nouvelle date" pour organiser cette réunion.

Les Etats-Unis s'opposent à un assaut terrestre sur Rafah, où une grande partie de la population de Gaza s'est réfugiée après avoir fui les bombardements dans le nord.

Déjà embarrassés par les plus de 32.000 morts à Gaza, les Etats-Unis insistent sur le risque de pertes civiles et un isolement accru d'Israël, prônant des "alternatives" visant les derniers bastions du Hamas palestinien.

"Le type de mission que nous pourrions soutenir est une campagne limitée beaucoup plus ciblée à même d'atteindre les mêmes objectifs mais sans causer de dommages massifs à la population civile", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller.

Reste que M. Netanyahu a prévenu qu'il lancerait une opération à Rafah avec ou sans le soutien politique des Etats-Unis, au moment où le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken se trouvait à Tel Aviv.

Pour Stephen Wertheim, chercheur au Carnegie Endowment for International Peace, les Etats-Unis "s'efforcent de limiter les dégâts d'une telle opération" à Rafah, déjà intensément bombardée depuis plusieurs jours.

Aucun impact tangible

Les Etats-Unis ont affiché un soutien sans faille à Israël depuis le début de la guerre provoquée par l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien et continuent de lui fournir quantité d'armes.

Mais face à l'ampleur des victimes civiles et la situation humanitaire dramatique, ils ont augmenté leur pression sur Israël, le sommant en particulier de permettre l'acheminement de davantage d'aide humanitaire.

Les Etats-Unis ont aussi haussé le ton en imposant récemment des sanctions contre quelques colons accusés de violences en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.

"L'administration Biden cherche de plus en plus à prendre ses distances avec Israël et surtout avec Netanyahu", souligne Michael Singh, du Washington Institute, un centre de recherche dans la capitale.

Mais le président Joe Biden a clairement fait savoir qu'il n'utiliserait pas son principal moyen de pression: l'aide militaire à Israël.

Une résolution "envoie un signal, mais elle n'a aucun impact tangible sur la capacité d'Israël à poursuivre le conflit", souligne M. Singh, tandis que les restrictions en matière d'armement "auraient un coût beaucoup plus élevé" sur les plans stratégique et politique.

Le ver est dans le fruit depuis le début de la guerre, alors que tout oppose l'administration démocrate de Joe Biden et la coalition formée par M. Netanyahu, qualifiée par le président américain de "gouvernement le plus à droite" dans l'histoire d'Israël.

Pas de « volte-face »

Au-delà de la conduite de la guerre, les Etats-Unis et Israël divergent aussi fondamentalement sur l'après-conflit et le dégagement d'une voie vers la création d'un Etat palestinien, auquel M. Netanyahu est farouchement opposé.

Le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, fervent partisan d'Israël et proche de Joe Biden, a lancé un pavé dans la mare en critiquant personnellement M. Netanyahu et en exhortant à la tenue d'élections, un "bon discours" selon le président américain.

Des responsables américains ont vite assuré qu'il ne parlait pas au nom du gouvernement. Mais d'aucuns s'interrogent pour savoir s'il n'a pas dit tout haut ce que beaucoup au sein de l'administration Biden pensent tout bas.

A quelques mois de la présidentielle de novembre, M. Biden est confronté à une pression politique de plus en plus grande émanant de la population musulmane et arabe américaine ainsi que des jeunes électeurs et l'aile gauche de son parti.

Selon un sondage Gallup publié mercredi, seuls 36% des Américains approuvent les actions d'Israël, contre 50% en novembre.

James Ryan, directeur exécutif du Middle East Research and Information Project, dit s'attendre à ce que "les critiques se durcissent" mais pas à "un grand volte-face" des Etats-Unis vis-à-vis d'Israël.


Israël: Netanyahu dissout le cabinet de guerre

Des personnes brandissent des drapeaux et des pancartes lors d'un rassemblement anti-gouvernemental devant le Parlement israélien à Jérusalem, appelant à des élections anticipées le 17 juin 2024, dans le cadre du conflit actuel dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement militant palestinien Hamas. (Photo de Menahem Kahana AFP)
Des personnes brandissent des drapeaux et des pancartes lors d'un rassemblement anti-gouvernemental devant le Parlement israélien à Jérusalem, appelant à des élections anticipées le 17 juin 2024, dans le cadre du conflit actuel dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement militant palestinien Hamas. (Photo de Menahem Kahana AFP)
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  • David Mencer, un des porte-parole du bureau de M. Netanyahu a confirmé la dissolution du cabinet de guerre, précisant que le cabinet de sécurité prendrait «les décisions sur les questions relatives à la guerre»
  • Le cabinet de sécurité, qui comprend neuf ministres en plus de M. Netanyahu est maintenant le principal organe à prendre les décisions relatives à la guerre avec le Hamas

JÉRUSALEM : Un porte-parole du bureau du Premier ministre israélien a confirmé lundi la dissolution du cabinet de guerre, créé après l'attaque sans précédent du 7 octobre menée par le mouvement palestinien Hamas en Israël, après la démission la semaine dernière du centriste Benny Gantz.

Les médias israéliens avaient rapporté plus tôt lundi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait annoncé la dissolution de ce groupe restreint lors d'une réunion du cabinet de sécurité dimanche.

David Mencer, un des porte-parole du bureau de M. Netanyahu a confirmé la dissolution du cabinet de guerre, précisant que le cabinet de sécurité prendrait «les décisions sur les questions relatives à la guerre».

«Le cabinet de guerre était une condition préalable à la création de ce gouvernement d'unité nationale (...) Avec le départ de M. Gantz du gouvernement, le cabinet n'est plus nécessaire, ses fonctions seront reprises par le cabinet de sécurité», a déclaré M. Mencer lors d'un point de presse.

Le cabinet de sécurité, qui comprend neuf ministres en plus de M. Netanyahu est maintenant le principal organe à prendre les décisions relatives à la guerre avec le Hamas.

M. Gantz, chef du parti de l'Union nationale (centre), avait quitté la coalition gouvernementale plus tôt en juin, entraînant avec lui Gadi Eisenkot, qui est comme lui un ancien chef de l'armée.

Selon des commentateurs, cette dissolution est également destinée à couper l'herbe sous le pied des ministres d'extrême droite Ben Gvir et Bezalel Smotrich qui voulaient participer au cabinet de guerre depuis le début du conflit.

La guerre a éclaté le 7 octobre quand des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël ont mené une attaque qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes enlevées, 116 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 41 sont mortes, selon l'armée.

En représailles, l'armée israélienne a lancé une vaste offensive sur la bande de Gaza qui a fait jusqu'à présent 37.347 morts, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le mouvement islamiste.


Les héros du Hajj aident les pèlerins à trouver leur chemin

On peut trouver ces scouts aidant les pèlerins dans tous les lieux de pèlerinage, portant des casquettes bleues, des gilets marron et des foulards verts. (Huda Bashatah, AN)
On peut trouver ces scouts aidant les pèlerins dans tous les lieux de pèlerinage, portant des casquettes bleues, des gilets marron et des foulards verts. (Huda Bashatah, AN)
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  • On peut trouver ces scouts aidant les pèlerins dans tous les lieux de pèlerinage, portant des casquettes bleues, des gilets marron et des foulards verts
  • M. Swailek indique que les pèlerins peuvent se procurer des rafraîchissements et se reposer dans les stations d’orientation

RIYAD: La Technical and Vocational Training Corporation (TVTC) forme les scouts à orienter et à conseiller les pèlerins durant la saison du Hajj.

On peut trouver ces scouts aidant les pèlerins dans tous les lieux de pèlerinage, portant des casquettes bleues, des gilets marron et des foulards verts.

Ramadan Swailek, scout du Hajj, explique que son devoir est de servir et d’aider les pèlerins dans différents endroits de La Mecque.

«Nous sommes des scouts qui se déplacent et nous avons des spécialistes de différents domaines présents sur les Lieux saints, tels que des spécialistes de l’orientation, de la santé et de la sécurité. La mission d’un scout spécialiste d’orientation est de guider les pèlerins égarés. Si un pèlerin est perdu, nous utilisons des cartes pour l’aider à trouver son chemin.»

M. Swailek indique que les pèlerins peuvent se procurer des rafraîchissements et se reposer dans les stations d’orientation.

«C’est la première année que nous nous déplaçons pour guider les pèlerins. Dans  le passé, nous orientions, sans nous déplacer, les pèlerins égarés qui pouvaient avoir erré pendant trois ou quatre heures et qui étaient souvent frustrés. Le fait de les guider jusqu’à leur destination apporte un immense soulagement, et c’est une expérience très gratifiante. Les gens se disputent vraiment ce rôle parce qu’il leur procure un profond sentiment de plénitude», explique-t-il.

Abderrahim Saad al-Maliki est un autre scout qui aide les pèlerins pendant la saison du Hajj.

«Nous venons ici avec l’intention de servir les pèlerins, comme l’a mentionné mon collègue Ramadan, et nous couvrons cinq zones à Mina. Nous nous déplaçons énormément et nous orientons et aidons les pèlerins dans divers domaines. Nous remercions Dieu pour les bénédictions de l’islam, notre foi, et pour la sécurité dont nous jouissons. Nous sommes toujours au service des pèlerins. C’est ma première année et j’espère continuer à servir les pèlerins dans les années à venir, si Dieu le veut.»

Cette année, la Commission du scoutisme de la TVTC dans la région de Médine a remporté le prix du meilleur quartier général au niveau du camp.

La TVTC a été créée en 1990 et dispose de deux cent quatre-vingt-trois installations de formation couvrant toutes les régions du Royaume.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 


Des pèlerins jettent des pierres sur les Jamarat au premier jour de Tashriq

Aux différents étages de l’installation Jamarat, de nombreux parcours désignés ont assuré la circulation fluide des pèlerins et facilité la gestion des foules. (SPA)
Aux différents étages de l’installation Jamarat, de nombreux parcours désignés ont assuré la circulation fluide des pèlerins et facilité la gestion des foules. (SPA)
Aux différents étages de l’installation Jamarat, de nombreux parcours désignés ont assuré la circulation fluide des pèlerins et facilité la gestion des foules. (SPA)
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  • Aux différents étages de l’installation Jamarat, de nombreux parcours désignés ont assuré la circulation fluide des pèlerins et facilité la gestion des foules
  • La structure innovante à plusieurs niveaux a été conçue pour répartir efficacement les pèlerins pendant le rituel de lapidation

MINA: Les pèlerins du Hajj ont entamé le rituel de lapidation de Satan en jetant des cailloux sur les Jamarat, trois piliers de pierre, le premier jour de Tashriq, qui coïncide également avec le deuxième jour de l’Aïd al-Adha.

Le rituel de lapidation a commencé par Jamarat al-Oula («le petit pilier»), s’est poursuivi par Jamarat al-Wusta («le pilier du milieu») et enfin Jamarat al-Aqaba («le grand pilier»), suivant les traces du prophète Mahomet, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Aux différents étages de l’installation Jamarat, de nombreux parcours désignés ont assuré la circulation fluide des pèlerins et facilité la gestion des foules. La structure innovante à plusieurs niveaux a été conçue pour répartir efficacement les pèlerins pendant le rituel de lapidation.

Des ponts piétonniers relient les Jamarat à la ligne de métro Al-Machaaer al-Mugaddassah et aux camps de pèlerins environnants à Mina, permettant des déplacements sûrs et simples, a rapporté SPA.

 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com