La Ligue arabe exige l'application de la résolution de l’ONU pour un cessez-le-feu à Gaza

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. (Reuters)
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. (Reuters)
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Publié le Jeudi 28 mars 2024

La Ligue arabe exige l'application de la résolution de l’ONU pour un cessez-le-feu à Gaza

  • Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, insiste sur la nécessité de mettre en œuvre la résolution sur le terrain, en faisant cesser immédiatement et totalement les opérations militaires et l’agression israélienne
  • M. Aboul Gheit souligne également l’importance de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire par les voies terrestres conventionnelles

LE CAIRE: La Ligue arabe et le Parlement arabe saluent la résolution adoptée lundi par le Conseil de sécurité des nations unies, qui appelle à un cessez-le-feu immédiat entre Israël et le Hamas à Gaza, et ils demandent que cette résolution soit mise en œuvre.

Cette résolution exige un cessez-le-feu immédiat entre Israël et les combattants palestiniens du Hamas, ainsi que la libération des otages.

Les États-Unis se sont abstenus de voter, ce qui a suscité l’indignation de leur allié Israël, qui souhaitait que Washington mette son veto. Les quatorze autres membres du Conseil ont voté en faveur de la résolution.

Selon le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, cette décision a été prise avec beaucoup de retard, après plus de «cinq mois d’agression israélienne barbare et brutale contre la population de la bande de Gaza».

Il insiste sur la nécessité de mettre en œuvre la résolution sur le terrain, en faisant cesser immédiatement et totalement les opérations militaires et l’agression israélienne.

Il souligne également l’importance de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire par les voies terrestres conventionnelles, ce qui permettrait d’atténuer la crise catastrophique à Gaza et d’écarter la menace imminente de famine.

Gamal Rushdi, porte-parole de M. Aboul Gheit, déclare que l’adoption de cette résolution «constitue un changement notable dans la position internationale à l’égard de la guerre menée à Gaza, notamment la position des États-Unis, qui ont choisi de ne pas exercer leur droit de veto».

Il affirme que la phase à venir «nécessite des efforts internationaux concertés afin que cette résolution se traduise par des actions tangibles visant à mettre fin au bain de sang, à demander des comptes aux forces d’occupation et à faire en sorte que justice soit rendue pour leurs crimes».

La résolution exige un cessez-le-feu immédiat pendant le mois du ramadan, la libération immédiate et inconditionnelle des otages et «un accroissement urgent de l’aide à Gaza».

Le Parlement arabe indique que, malgré son retard et sa durée limitée, cette résolution «constitue un pas dans la bonne direction pour mettre complètement et durablement fin à l’agression».

Il appelle à une intensification des efforts internationaux pour mettre un terme à l’agression israélienne et ouvrir la voie à un acheminement continu de l’aide afin d’éviter la famine à Gaza. Il a par ailleurs appelé à la fin de l’occupation et à la création d’un État palestinien indépendant ayant Jérusalem pour capitale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.