Le Conseil de sécurité de l’ONU exige pour la première fois un cessez-le-feu «immédiat» à Gaza, les États-Unis s’abstiennent

La résolution, proposée par les 10 membres élus du Conseil, est soutenue par la Russie et la Chine, ainsi que par le groupe arabe des Nations unies, qui compte 22 pays. (AFP)
La résolution, proposée par les 10 membres élus du Conseil, est soutenue par la Russie et la Chine, ainsi que par le groupe arabe des Nations unies, qui compte 22 pays. (AFP)
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Publié le Lundi 25 mars 2024

Le Conseil de sécurité de l’ONU exige pour la première fois un cessez-le-feu «immédiat» à Gaza, les États-Unis s’abstiennent

  • La résolution a été adoptée grâce au vote favorable des quatorze autres membres du Conseil de sécurité
  • De nombreux membres du Conseil de sécurité espèrent que l’organe le plus puissant de l’ONU exigera la fin de la guerre

NEW YORK: Aujourd’hui, le Conseil de sécurité de l’ONU a exigé pour la première fois un cessez-le-feu immédiat pour le mois du ramadan, après l’abstention des États-Unis, alliés d’Israël, qui avaient mis leur veto aux projets de résolution précédents.

Suscitant des applaudissements inhabituels dans la salle souvent statique du Conseil de sécurité, les quatorze autres membres ont voté en faveur de la résolution qui «exige un cessez-le-feu immédiat» pour le reste du mois sacré.

La résolution appelle à la cessation des hostilités pour aboutir à un «cessez-le-feu durable» et elle exige que le Hamas et les autres combattants libèrent les otages enlevés le 7 octobre.

À la dernière minute, la Russie s’est opposée à la suppression du terme «cessez-le-feu permanent» et elle a demandé un vote, qui n’a pas été approuvé.

Le texte reconnaît les efforts diplomatiques déployés par l’Égypte, le Qatar et les États-Unis pour mettre fin aux hostilités, libérer tous les otages et accroître la distribution de l’aide humanitaire.

La résolution adoptée a été rédigée en partie par l’Algérie, membre actuel du bloc arabe au Conseil de sécurité, et par plusieurs autres pays, dont la Slovénie et la Suisse.

Aujourd’hui également, la Maison-Blanche a déclaré que l’abstention des États-Unis ne signifiait pas un changement dans la politique de Washington à l’égard du conflit.

Il ne s’agit pas d’un «changement dans notre politique», affirme le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, aux journalistes.

Il indique que les États-Unis soutiennent un cessez-le-feu, mais se sont abstenus parce que le texte de la résolution ne condamnait pas le Hamas et son attaque du 7 octobre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

*Avec AFP et Reuters

 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.