Deux membres du Hezbollah tués dans une frappe israélienne en Syrie

Des voitures allant du Liban vers la Syrie se dirigent vers le poste frontière de Masnaa, le 2 novembre 2023. (Photo par Ahmad Al-Rubaye AFP)
Des voitures allant du Liban vers la Syrie se dirigent vers le poste frontière de Masnaa, le 2 novembre 2023. (Photo par Ahmad Al-Rubaye AFP)
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Publié le Dimanche 25 février 2024

Deux membres du Hezbollah tués dans une frappe israélienne en Syrie

  • «Israël a tiré un missile sur un camion (...) près de la frontière syro-libanaise dans une zone située entre les provinces de Homs et la banlieue de Damas. La frappe a entraîné «la mort d'au moins deux membres du Hezbollah», a rapporté l’OSDH
  • Damas et sa banlieue sont régulièrement la cible de frappes israéliennes, la dernière en date mercredi ayant touché un immeuble résidentiel de la capitale, tuant trois personnes, dont un Syrien et deux étrangers

BEYROUTH: Deux membres du mouvement libanais Hezbollah ont été tués tôt dimanche lors d'une frappe israélienne visant un camion en Syrie, près de la frontière avec le Liban, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Israël a mené des centaines de frappes en Syrie depuis le déclenchement en 2011 de la guerre civile dans ce pays voisin, visant surtout les groupes proches de l'Iran, dont le Hezbollah, alliés du régime syrien, ainsi que l'armée syrienne.

Ces frappes se sont multipliées dans le contexte des hostilités dans la bande de Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas.

"Israël a tiré un missile sur un camion (...) près de la frontière syro-libanaise dans une zone située entre les provinces de Homs et la banlieue de Damas", a rapporté l'Observatoire.

La frappe a entraîné "la mort d'au moins deux membres du Hezbollah", a-t-il précisé.

Le Hezbollah a annoncé dans deux communiqués la mort de deux de ses combattants "sur la route de Jérusalem", expression utilisée par la formation libanaise pour désigner ses membres tués par des tirs israéliens au Liban ou en Syrie, sans plus de détails.

Les médias officiels syriens n'ont pas fait état de la frappe.

Damas et sa banlieue sont régulièrement la cible de frappes israéliennes, la dernière en date mercredi ayant touché un immeuble résidentiel de la capitale, tuant trois personnes, dont un Syrien et deux étrangers, selon l'Observatoire.

Le 10 février, l'OSDH avait fait état de la mort de trois personnes lors de frappes israéliennes visant un immeuble à l'ouest de Damas, dans un secteur où "le Hezbollah libanais et d'autres groupes pro-iraniens sont présents".

Depuis le début, le 7 octobre, de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, le Hezbollah a annoncé la mort de 16 combattants, tués par les tirs israéliens en Syrie.

L'armée israélienne avait indiqué le 3 février avoir "attaqué au sol et par voie aérienne plus de 50 cibles" du Hezbollah en Syrie depuis le 7 octobre.

Israël commente rarement ses frappes en Syrie mais il a indiqué à plusieurs reprises qu'il ne permettrait pas à l'Iran d'étendre sa présence en Syrie.


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.