Les Palestiniens ont-ils été les fossoyeurs de leur propre cause?

Un membre de la Défense civile palestinienne inspecte une habitation visée par un raid israélien à l'est de la bande de Gaza le 15 décembre dernier. (AFP).
Un membre de la Défense civile palestinienne inspecte une habitation visée par un raid israélien à l'est de la bande de Gaza le 15 décembre dernier. (AFP).
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Publié le Lundi 11 janvier 2021

Les Palestiniens ont-ils été les fossoyeurs de leur propre cause?

  • L’OLP a tenté, à chaque fois qu’elle s’est installée dans un pays, de se retourner contre son hôte
  • L’establishment palestinien est toujours tombé dans le piège en se faisant manipuler par des puissances régionales

BEYROUTH: «Trahison», «accords de la honte», «coups de poignard dans le dos»… Les Palestiniens n’ont pas été à court de critiques pour condamner les accords de normalisation conclus récemment entre Israël et plusieurs pays arabes.

Bien que tous ces pays aient explicitement déclaré leur soutien sans faille à la cause palestinienne et à une solution à deux États, il est clair toutefois que les temps ont changé. Le conflit israélo-palestinien ne mobilise plus les masses arabes. La cause palestinienne n’est plus une priorité. Le conflit avec l’Iran n’est pas l’unique cause de ce changement. Ni le déclenchement des révoltes arabes ou la guerre contre le terrorisme.

En fait, l’une des raisons principales de cette transformation, c’est que, durant près de soixante-dix ans, les Palestiniens ont été les fossoyeurs de leur propre cause. Ils ont souvent fait des choix politiques ayant entraîné une succession d’erreurs impardonnables.

Le sujet a toujours été tabou. Il fallait défendre l’injustice commise contre les Palestiniens et les soutenir contre l’occupation israélienne. Sans jamais avoir la possibilité d’une critique objective et constructive d’une situation qui a duré trop longtemps.

Faisant fi des principes les plus basiques de l’hospitalité, l’OLP a tenté, à chaque fois qu’elle s’est installée dans un pays, de se retourner contre son hôte.

Antonio Munioz

Durant le mois du ramadan de l'année dernière, ce tabou est implicitement brisé, quand une série diffusée sur le réseau satellitaire MBC, Makhraj 7 («Sortie 7»), ouvre le sujet de la normalisation avec Israël. Dans une séquence, deux acteurs, Rashid al-Shamrani et Nasser al-Qassabi, discutent, assis nonchalamment dans un salon. Le premier veut faire des affaires avec les Israéliens. Il justifie sa décision par le fait que «l’Arabie saoudite n’a rien gagné par son soutien aux Palestiniens». Il enfonce le clou et déclare : «Le véritable ennemi est celui qui désavoue vos sacrifices et vous injurie nuit et jour, plus que les Israéliens», critiquant ainsi, selon lui, l’ingratitude des Palestiniens et énumérant tout ce que les Arabes leur ont fait en lançant des guerres, un embargo du pétrole, et le paiement des salaires de leurs fonctionnaires…

Ingratitude pour les pays hôtes

Une ingratitude qui s’est illustrée récemment par les manifestations palestiniennes contre les accords de normalisation, et au cours desquelles des portraits du prince héritier d’Abu Dhabi et des photos du roi de Bahreïn ont été brûlés.

Rappelons d’ailleurs comment l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) avait multiplié les erreurs en Jordanie, au Liban ou au Koweït, avec des conséquences encore plus catastrophiques pour les Palestiniens eux-mêmes.

Faisant fi des principes les plus basiques de l’hospitalité, l’OLP a tenté, à chaque fois qu’elle s’est installée dans un pays, de se retourner contre son hôte.

C’est ainsi que la Jordanie a expulsé les fédayins palestiniens lors des sanglants combats de Septembre noir en 1970, à la suite des velléités des Palestiniens de prendre le pouvoir au roi Hussein. Arrivés au Liban, au lieu de se concentrer sur la libération de leur terre, ils ont créé un État dans l’État, entraînant l’invasion israélienne en 1982 pour en chasser l’OLP.

Le Liban paie toujours aujourd’hui le prix de la politique de Yasser Arafat, chef de l’OLP à cette époque. Les erreurs de calcul se sont poursuivies avec le soutien de l’OLP en 1990 au dictateur irakien, Saddam Hussein, lors de son invasion du Koweït, ce petit émirat qui accueillait des milliers de Palestiniens et dont un grand nombre fut par la suite expulsé.

Parallèlement, la cause palestinienne s’est écartée de sa finalité, à travers des actions terroristes durant les années 1970 et 1980, notamment avec des prises d’otages ou des détournements d’avions.

Manipulations

La cause palestinienne a également eu la malchance d’être utilisée par des puissances régionales pour leur propre agenda. Ce fut le cas avec l’Irak de Saddam Hussein, mais aussi avec le régime des mollahs iraniens plus royaliste que le roi, refusant à chaque fois toute initiative de paix entre l’État hébreu et les Arabes. L’establishment palestinien est malheureusement toujours tombé dans le piège, se faisant manipuler tantôt par la Turquie d’Erdogan, le régime de Nasser en Égypte ou celui d’Assad en Syrie qui a accueilli et formé sur son territoire des franges radicales de mouvement palestinien, comme le Hamas, rejetées par les autres pays.

La cause palestinienne n’est toutefois pas perdue. Elle a besoin d’une introspection, d’une remise en question, d’une révolution intérieure. Seule une volonté de changement, pour faire bouger une situation sclérosée, peut redonner confiance aux soutiens arabes.

Antonio Munioz

La conséquence directe de ces manipulations est le clivage de la scène politique palestinienne. À commencer par le conflit au sein du Fatah, dirigé aujourd’hui par Mahmoud Abbas, président vieillissant de l’Autorité palestinienne. Son remplacement entraîne une guerre de succession sans merci, avec son lot de heurts et d’assassinats. Cela a encore été le cas en décembre, dans le camp de Balata, entre les partisans de Mahmoud Abbas et ceux de Mohammad Dahlan.

Ou la rivalité entre le Fatah et le Hamas qui dirige de facto la bande de Gaza. Un conflit qui fit des centaines de morts en 2007 à Gaza, alors qu’en Cisjordanie la chasse aux sorcières bat son plein contre les partisans du mouvement islamiste.

On voit ainsi que même la construction d’un État viable et efficace bute sur la corruption des uns et les rivalités des autres, alors que la situation politique, économique et sociale des Palestiniens ne fait qu’empirer et alors que les Palestiniens devraient s’unir pour libérer leur terre.

La cause palestinienne n’est toutefois pas perdue. Elle a besoin d’une introspection, d’une remise en question, d’une révolution intérieure. Seule une volonté de changement, pour faire bouger une situation sclérosée, peut redonner confiance aux soutiens arabes.


Gaza : la Défense civile annonce 19 morts dans une frappe, Israël confirme avoir tiré sur un bâtiment de l'ONU

Une photo prise du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza montre un panache de fumée s'élevant des explosions au-dessus de bâtiments détruits dans la partie nord du territoire palestinien, le 30 mars 2025. (Photo de Menahem KAHANA / AFP)
Une photo prise du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza montre un panache de fumée s'élevant des explosions au-dessus de bâtiments détruits dans la partie nord du territoire palestinien, le 30 mars 2025. (Photo de Menahem KAHANA / AFP)
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  • « Dix-neuf martyrs, dont neuf enfants, ont été tués dans le bombardement de la clinique de l'Unrwa, qui abrite des personnes déplacées dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza »,
  • Un communiqué militaire précise que la frappe a visé « des terroristes du Hamas (qui) se cachaient dans un poste de commandement » établi dans l'édifice.

GAZA, TERRITOIRES PALESTINIENS : La Défense civile de la bande de Gaza a fait état mercredi de 19 morts dans une frappe israélienne sur un bâtiment de l'ONU abritant une clinique. L'armée israélienne a confirmé y avoir visé des combattants du Hamas.

« Dix-neuf martyrs, dont neuf enfants, ont été tués dans le bombardement de la clinique de l'Unrwa, qui abrite des personnes déplacées dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza », a déclaré à l'AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile, revoyant à la hausse un bilan précédent de 16 morts.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a confirmé avoir frappé un bâtiment de l'Unrwa abritant une clinique à Jabalia.

Un communiqué militaire précise que la frappe a visé « des terroristes du Hamas (qui) se cachaient dans un poste de commandement » établi dans l'édifice.

L'armée a assuré qu' « avant la frappe, de nombreuses mesures ont été prises pour atténuer le risque de porter atteinte à des civils » et dénoncé ce qu'elle qualifie d'utilisation systématique d'infrastructures civiles par le mouvement islamiste palestinien.

Israël accuse le Hamas d'utiliser la population de Gaza comme bouclier humain, une accusation régulièrement rejetée par le mouvement islamiste.

Le ministère des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne a condamné un « massacre », réitérant son appel à la communauté internationale pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hamas qui dure depuis près de 18 mois.

Le 2 mars, Israël a coupé l'entrée de l'aide humanitaire à Gaza. Les hôpitaux encore ouverts fonctionnent au ralenti en raison des pénuries de fournitures médicales et de carburant pour les générateurs.

Au cours de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, l'armée israélienne a déjà frappé à de nombreuses reprises des bâtiments de l'Unrwa abritant des Palestiniens déplacés, affirmant que les lieux servaient aussi de repaire à des combattants du Hamas.

Les Nations unies estiment que la plupart des 2,4 millions d'habitants de la bande de Gaza ont fui leur domicile en raison des combats et des bombardements, certains parce que leur logement était détruit, d'autres pour tenter de se mettre à l'abri.

Plus de 1 000 personnes ont été tuées dans la bande de Gaza depuis la reprise des bombardements israéliens le 18 mars, après deux mois de trêve, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas pour la bande de Gaza.


Les lieux de beauté de Riyad s'animent à l'occasion des festivités de l'Aïd

Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
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  • Riyad prend un charme magique pendant l'Aïd Al-Fitr, devenant une plaque tournante de pique-niques festifs.
  • Les familles célèbrent l'Aïd Al-Fitr en pique-niquant et en s'amusant en plein air.

Riyad : Riyad prend un charme magique pendant l'Aïd Al-Fitr, devenant une plaque tournante de pique-niques festifs.

L'une des destinations les plus populaires est Wadi Hanifa, une vallée sereine située au cœur de la capitale. Avec sa verdure luxuriante, ses lacs artificiels, ses canaux d'eau et sa faune variée, elle offre une évasion parfaite aux amoureux de la nature et aux amateurs d'activités de plein air.

Mohammed Abdul Jaleel, un visiteur libanais, a déclaré : "Nous sommes ici avec des amis et de la famille : "Nous sommes ici avec nos amis et notre famille, nous faisons un barbecue et nous célébrons cette occasion spéciale avec joie. Le temps est parfait, les enfants jouent et les familles profitent au maximum de cette période avant l'arrivée de l'été.

Il a ajouté : "Qu'il s'agisse de randonnée, de cyclisme ou de pique-nique au bord de l'eau, Wadi Hanifa offre une retraite rafraîchissante dans la nature".

Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)

Baddiuzz Zaman Sheikh, un habitant de Riyad qui fête l'Aïd avec des amis, a déclaré : "C'est un endroit idéal pour pique-niquer : "C'est un endroit idéal pour pique-niquer. Je viens souvent ici pour faire des barbecues. Entouré de montagnes et de lacs, c'est une escapade populaire."

Tous ceux qui connaissent la région connaissent sans doute Wadi Hanifa, autrefois une décharge, aujourd'hui une oasis luxuriante dans le désert, transformée par la Commission royale pour la ville de Riyad, avec des jardins, des zones humides et des milliers d'arbres.

Outre les promenades nocturnes et les pique-niques, Wadi Hanifa propose toute une série d'activités passionnantes - et nombreux sont ceux qui ignorent qu'il s'agit d'une destination mondiale pour les coureurs.

Le site web Great Runs met en avant les "sentiers entretenus" situés près du quartier diplomatique, qui proposent une boucle de 8 km dans un décor désertique. Au sud de la vallée, le parc Stone Dam met les athlètes au défi avec un escalier de 210 marches.

Jamal Hassan, un expatrié yéménite qui jouait aux cartes avec des amis, a déclaré : "Cette magnifique vallée située à la périphérie de Riyad offre des canaux d'eau, des couloirs de verdure, des allées et des aires de pique-nique au milieu des vergers et des fermes, ce qui en fait une attraction de premier plan pour les résidents et les visiteurs.

"Riyad avait besoin d'un endroit comme celui-ci - une échappée dans la nature loin de l'agitation de la ville. C'est un endroit parfait pour se détendre.

Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)
Le Wadi Hanifa offre un éventail d'activités passionnantes (AN photos)

Le Wadi Namar, au sud de la capitale, est un autre lieu de pique-nique très prisé pour l'Aïd. Son barrage, son lac et ses chutes d'eau pittoresques attirent les visiteurs tout au long de l'année.

Tabinda Qamar, qui s'y est rendue avec sa famille, raconte : "Le premier jour de l'Aïd, c'est le jour de l'Aïd : "Le premier jour de l'Aïd, il y avait tellement de monde que la sécurité nous a demandé de revenir plus tôt le lendemain. C'est ce que nous avons fait, et nous avons passé un excellent moment. Le parc est spacieux, avec des aires de jeux pour les enfants, ce qui en fait un lieu idéal pour les familles et les amis. C'est un lieu de vacances parfait, et nous l'avons vraiment apprécié.

De nombreuses personnes visitent également le parc Salam, qui comprend un grand lac illuminé avec des fontaines, des aires de jeux, des espaces verts et des zones récréatives. Anciennement une ferme privée avec des palmiers-dattiers, un lotissement résidentiel et une mosquée vieille de 70 ans, le parc a été transformé en raison de son emplacement stratégique et du besoin d'espaces ouverts de la ville.

Rumana Ambar, qui a visité le site avec sa famille, a déclaré : "C'est un lieu de retraite naturel dans une ville animée, idéal pour des vacances en famille ou entre amis. Avec ses installations bien entretenues, il s'impose comme l'une des principales attractions de Riyad."

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

       

Le blocus israélien contraint les boulangeries de Gaza à fermer, la faim menace à nouveau

Un garçon est assis à l'arrière d'un chariot tricycle contenant des sacs de farine fournis par l'agence turque d'aide aux sinistrés AFAD, reçus d'un centre d'approvisionnement affilié à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), dans le quartier d'al-Tifah de la ville de Gaza, le 1er avril 2025. (Photo Bashar TALEB / AFP)
Un garçon est assis à l'arrière d'un chariot tricycle contenant des sacs de farine fournis par l'agence turque d'aide aux sinistrés AFAD, reçus d'un centre d'approvisionnement affilié à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), dans le quartier d'al-Tifah de la ville de Gaza, le 1er avril 2025. (Photo Bashar TALEB / AFP)
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  • Mardi, le PAM a indiqué qu'il « distribuerait ses derniers colis alimentaires dans les deux prochains jours ».
  • Les organisations humanitaires internationales ont, elles aussi, tiré la sonnette d'alarme.

GAZA, TERRITOIRES PALESTINIENS : Dans une boulangerie industrielle de la ville de Gaza, ravagée par la guerre, le tapis roulant qui livrait des milliers de pains pita par jour est à l'arrêt. Une conséquence du blocus israélien, qui menace à nouveau le territoire de famine.

La Families Bakery est l'une des 25 boulangeries industrielles soutenues par le Programme alimentaire mondial (PAM). L'agence onusienne a annoncé la mise à l'arrêt de l'établissement, « en raison du manque de farine et de carburant ».

Mardi, le PAM a indiqué qu'il « distribuerait ses derniers colis alimentaires dans les deux prochains jours ».

Cet organisme onusien était « le seul pourvoyeur des boulangeries de Gaza » et fournissait tout ce dont elles avaient besoin, indique à l'AFP Abed al-Ajrami, président de l'Association des propriétaires de boulangeries du territoire palestinien, à la tête de la Families Bakery. 

« Les répercussions de la fermeture des boulangeries seront très difficiles pour les gens, car ils n'ont aucune alternative », s'inquiète-t-il.

Devant le grand four éteint de son entreprise, il explique que les boulangeries étaient au cœur du programme de distribution alimentaire de l'agence onusienne, qui livrait du pain dans les camps abritant les habitants déplacés par la guerre à travers Gaza.

Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas ont échoué à prolonger une trêve de six semaines qui avait accordé un fragile répit aux Gazaouis après 15 mois de guerre, leur permettant de retourner dans leurs maisons souvent détruites.

Le 2 mars, Israël a imposé un blocus total au territoire palestinien. L'entrée de l'aide internationale, qui avait recommencé à affluer avec le cessez-le-feu, a été bloquée, et l'alimentation électrique de la principale usine de dessalement du territoire palestinien a été coupée.

Le 18 mars, l'armée israélienne a repris ses bombardements sur Gaza, suivis d'opérations terrestres. Des combattants palestiniens ont de leur côté recommencé à lancer des roquettes sur Israël depuis Gaza.

Mardi, le Hamas a accusé Israël d'utiliser la famine comme « arme directe » dans le conflit, après l'attaque d'une école de l'ONU dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023. Il a également appelé les nations arabes et islamiques à « agir d'urgence pour sauver Gaza de la famine et de la destruction ».

Les organisations humanitaires internationales ont, elles aussi, tiré la sonnette d'alarme.

Gavin Kelleher, du Conseil norvégien pour les réfugiés, a pointé, lors d'un briefing la semaine dernière, la « misère totale » qui accable les Gazaouis retrouvant leurs habitations bombardées.

« Nous avons été mis en échec (...) On ne nous permet pas d'apporter des vivres, nous ne pouvons pas répondre aux besoins », a-t-il déploré.

« Quand Save The Children distribue de la nourriture à Gaza, nous voyons des foules massives parce que chaque personne dépend de l'aide dans le territoire », souligne de son côté Alexandra Saieh, de l'ONG britannique.

Mais « cette bouée de sauvetage n'existe plus ».