Corée du Sud: une entreprise offre 70 000 euros à ses employés qui accueillent un bébé

Parmi les facteurs qui peuvent expliquer cette baisse de la natalité, des spécialistes évoquent notamment la culture du travail sud-coréenne, qui valorise les longues heures passées au bureau. (AFP)
Parmi les facteurs qui peuvent expliquer cette baisse de la natalité, des spécialistes évoquent notamment la culture du travail sud-coréenne, qui valorise les longues heures passées au bureau. (AFP)
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Publié le Lundi 12 février 2024

Corée du Sud: une entreprise offre 70 000 euros à ses employés qui accueillent un bébé

  • Avec un taux de 0,78 enfant par femme en 2022, le pays affiche le triste record du taux de fécondité le plus bas du monde
  • Une situation similaire est observée dans plusieurs pays de la région, dont le Japon et la Chine

PARIS: Pour relancer la natalité en Corée du Sud, Booyoung, un géant de la construction, annonce verser 100 000 millions de wons, soit 70 000 euros, à ses employés qui accueillent un bébé, une première en Corée du Sud.

Un rapport de l'agence publique Statistique Corée (rendu public tous les deux ans) indique que la population de Corée du Sud, d’un peu plus de 51 millions d’habitants, pourrait chuter au cours des cinquante années à venir.

Avec un taux de 0,78 enfant par femme en 2022, le pays affiche le triste record du taux de fécondité le plus bas du monde.

Si la tendance actuelle se poursuit, la population sud-coréenne sera divisée par deux d’ici à la fin du siècle.

Lee Joong-keun, le patron qui a fait fortune dans les immeubles de location, a expliqué lundi 5 février à ses salariés qu’il craint pour la survie de son entreprise. Sans relance démographique, les clients vont manquer, ainsi que la main-d'œuvre.

Le PDG sud-coréen a même remis des chèques, pour un montant total de 5 millions d’euros, à 70 salariés qui ont eu des bébés depuis 2021. Il envisage également de mettre à disposition des appartements à ses employés qui auraient trois enfants ou plus. Ils auront le choix entre la prime ou être logé gratuitement dans un appartement.

Lee Joong-keun souhaite en outre un geste de l’État pour obtenir gratuitement des terrains afin de bâtir ces logements pour les grandes familles.

Primes et politiques d’accueil migratoire

Entre primes et nouvelles politiques d’accueil migratoire, le gouvernement dépense des fortunes dans des programmes pour inciter à modifier ses comportements la «génération sampo» sud-coréenne, en référence à ces jeunes qui renoncent à trois choses: les fiançailles, le mariage et la procréation.

En début d’année, le nouveau président sud-coréen, Yoon Suk-yeol, augmentait la prime à la naissance, la faisant passer de quelque 210 euros à 500 euros par mois pendant la première année, puis 250 euros mensuels pour l’année suivante.

Cette hausse devrait se poursuivre et passer à 710 euros par mois pour la première année et 350 euros pour la seconde. En parallèle, il prévoit l’ouverture de 500 crèches publiques supplémentaires par an jusqu’en 2027. Au mois de septembre dernier, le gouvernement a déclaré avoir dépensé, en seize ans, l’équivalent de 200 milliards de dollars (1 dollar = 0,93 euro) pour inciter les familles à faire des enfants, notamment sous la forme d’allocations.

Une situation similaire est observée dans plusieurs pays de la région, dont le Japon et la Chine. Afin d’assurer la stabilité de sa population sans avoir recours à l'immigration, un pays doit avoir un taux de fécondité d'au moins 2,1 enfants par femme.

Parmi les facteurs qui peuvent expliquer cette baisse de la natalité, des spécialistes évoquent notamment la culture du travail sud-coréenne, qui valorise les longues heures passées au bureau. La durée hebdomadaire légale du travail de quarante heures, avec un plafond de douze heures supplémentaires possibles, semble incompatible avec une vie de famille pour de nombreux actifs.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.