Migration, pilier de la croissance démographique dans les pays développés

Des personnes font leurs courses dans un quartier de Brooklyn où vivent de nombreux immigrés et personnes âgées, le 16 octobre 2023 à New York. (AFP)
Des personnes font leurs courses dans un quartier de Brooklyn où vivent de nombreux immigrés et personnes âgées, le 16 octobre 2023 à New York. (AFP)
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Publié le Samedi 21 octobre 2023

Migration, pilier de la croissance démographique dans les pays développés

  • Le rapport met en évidence que 19 des 56 pays de l’ Europe, l’Asie centrale et l’Amérique du Nord affichent un taux de fécondité inférieur à 1,5 enfant par femme en âge de procréer
  • Parmi les pays les plus peuplés, la Russie, la Turquie, l'Ukraine, le Royaume-Uni et les États-Unis ont vu leur indice synthétique de fécondité chuter de plus de 10 % depuis 2015

NATIONS UNIES : Dans une étude récente, la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies met en lumière un phénomène clé : dans les pays développés, la migration devient le moteur principal de la croissance démographique. Alors que la fécondité diminue et que la population vieillit, cette tendance redéfinit la dynamique démographique de l'Europe, de l'Asie centrale et de l'Amérique du Nord.

Le rapport met en évidence que 19 des 56 pays de la région affichent un taux de fécondité inférieur à 1,5 enfant par femme en âge de procréer. L'indice synthétique de fécondité a chuté de 1,83 en 2015 à 1,69 en 2023. Parallèlement, les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 17,6 % de la population totale de la CEE, dépassant même les 20 % dans 24 pays.

Tatiana Molcean, Secrétaire exécutive de la CEE-ONU, souligne que ces évolutions placent ces régions à l'avant-garde des transformations démographiques mondiales. Elle met en lumière les opportunités mais aussi les défis que cela engendre.

Parmi les pays les plus peuplés, la Russie, la Turquie, l'Ukraine, le Royaume-Uni et les États-Unis ont vu leur indice synthétique de fécondité chuter de plus de 10 % depuis 2015. Les taux de fécondité sont les plus bas en Europe du Sud, en Europe du Sud-Est et en Ukraine.

L'âge moyen des femmes à la première naissance a légèrement augmenté, passant de 29,1 ans en 2015 à 29,7 ans en 2023, mettant en avant les progrès dans les soins de santé. Moins de femmes meurent en accouchant aujourd'hui qu'il y a vingt ans, et moins d'adolescentes donnent naissance à un enfant après une grossesse non désirée.

En termes de migration, bien que les flux les plus importants aient été en direction des États-Unis, de la Russie et de l'Allemagne, la migration nette dans la région a atteint son niveau le plus bas depuis 1994. 

À noter que la population totale de la région de la CEE-ONU s'élève à 1,3 milliard de personnes, soit 160 millions de plus qu'en 1994, et devrait augmenter de 40 millions supplémentaires d'ici 2050.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com