Les rameurs saoudiens veulent faire parler d’eux sur la scène internationale

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Publié le Vendredi 09 février 2024

Les rameurs saoudiens veulent faire parler d’eux sur la scène internationale

  • Le capitaine de l’équipe nationale d’aviron et athlète olympique Hussein Alireza annonce que la fédération saoudienne d’aviron prévoit d’organiser des compétitions en 2025 et en 2027
  • Matthew Tarrant, quintuple champion du monde, est l’entraîneur de la jeune fédération saoudienne d’aviron

RIYAD: La jeune fédération saoudienne d’aviron prévoit de faire parler d’elle sur la scène mondiale en se portant candidate à l’organisation des championnats d’aviron en salle en 2025 et d’aviron de plage en 2027, selon le capitaine de l’équipe nationale et athlète olympique Hussein Alireza.

Alireza, le premier rameur olympique du pays, qui a participé aux Jeux de Tokyo en 2021, a fait cette annonce lors de son récent passage sur le podcast The Mayman Show d’Arab News. Il a expliqué que l’objectif était de développer cette discipline dans le Royaume, notamment en organisant des activités de sensibilisation et d’éducation. «Beaucoup de gens pensent que l’aviron se pratique sur la machine, car ils n’ont été exposés qu’à cela, mais l’aviron se pratique sur l’eau. Ce n’est pas vraiment sur la machine.» 

Selon Alireza, le plan de la fédération au niveau local comprend le repérage, le recrutement et le développement. Des responsables se sont rendus dans les écoles pour évaluer la condition physique des élèves et leur aptitude biomécanique à pratiquer ce sport. Les personnes plus grandes, qui ont des leviers plus longs, ont tendance à mieux réussir, mais ce n’est pas toujours le cas, ajoute-t-il.

La phase de développement comporte six parties, commençant par l’apprentissage de l’aviron et se terminant par un entraînement spécifique sur la manière de gagner des compétitions.

La Fédération, créée il y a seulement trois ans, est désormais dirigée par Youssaf Jelaidan. Matthew Tarrant, quintuple champion du monde d’aviron, en est l’entraîneur.

Alireza a commencé à pratiquer l’aviron lorsqu’il était étudiant à l’université de Cambridge. Il a rapidement excellé, entraîné par le célèbre Bill Barry. Selon lui, Barry a la particularité d’avoir participé aux jeux Olympiques de Tokyo comme athlète et entraîneur, en 1964 et en 2021.

Le dévouement d’Alireza a été récompensé par une médaille d’or aux Jeux saoudiens et une place aux jeux Olympiques. Il dit s’être entraîné sans relâche, trois fois par jour, avec un seul jour de repos toutes les deux semaines, pendant quatre ans.

Aujourd’hui, Alireza est attiré par l’aviron côtier, par opposition aux compétitions classiques. «La course côtière ouvre de nouveaux horizons et il est un peu plus facile d’y accéder et de la maîtriser que la course traditionnelle. Cela impliquera donc beaucoup plus de Saoudiens», affirme-t-il.

Selon lui, ce type d’aviron, qui fera ses débuts aux jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, est plus adapté à l’environnement de l’Arabie saoudite, qui compte de nombreuses plages. Alireza a été élu au Comité des athlètes du Conseil olympique d’Asie pour sa contribution au développement de l’aviron. Il est également devenu un porte-parole de l’initiative Peace and Sport, une organisation à but non lucratif basée à Monaco et composée d’athlètes qui se consacrent à la promotion de la paix dans le monde.

Alireza estime que le développement du secteur sportif en Arabie saoudite va connaître un essor. Il a rappelé que le Royaume comptait aujourd’hui plus de 97 fédérations sportives, contre seulement 32 en 2015. Des initiatives telles que Nafes, une plate-forme facilitant l’accès du secteur privé aux licences pour l’ouverture de clubs sportifs et d’académies, ainsi que l’accueil d’événements de premier plan, ont contribué à l’expansion de l’industrie.

«Certaines personnes ne comprennent peut-être pas vraiment l’objectif de l’organisation de ces événements. Je vais parler du point de vue d’un athlète. Tout d’abord, cela favorise un environnement compétitif dans le pays. Accueillir des athlètes de classe mondiale, démontrer des performances de classe mondiale et exposer les gens à ce qu’il faut faire pour être performant sur la scène mondiale,  cela n’a pas de prix», souligne Alireza. «C’est intrinsèquement lié au programme “Qualité de vie”, qui s’inscrit dans le cadre de la Vision 2030. Les avantages sociaux et économiques de l’organisation de ces événements sont donc indéniables et bien documentés», poursuit-il. 

Le parcours sportif d’Alireza prend une nouvelle direction alors qu’il s’aventure dans le monde du luxe et de la mode. Il a récemment conclu un partenariat avec la marque mondiale Nike, devenant ainsi le premier rameur à le faire.

Il a également conclu un contrat avec Cartier, une marque qui revêt une grande importance émotionnelle pour lui, car sa mère, aujourd’hui décédée, a porté toute sa vie une des montres de la marque.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com