Douze otages thaïlandais libérés par le Hamas, annonce le Premier ministre de Thaïlande

Des membres des médias et des personnes se rassemblent à la frontière de Rafah alors que les militants du Hamas devraient libérer les otages enlevés  lors de l'attaque du 7 octobre contre Israël, dans le cadre d'un échange d'otages et de prisonniers, le 24 novembre 2023. (Reuters)
Des membres des médias et des personnes se rassemblent à la frontière de Rafah alors que les militants du Hamas devraient libérer les otages enlevés lors de l'attaque du 7 octobre contre Israël, dans le cadre d'un échange d'otages et de prisonniers, le 24 novembre 2023. (Reuters)
Un véhicule de la Croix-Rouge fait partie d'un convoi transportant des otages enlevés par des militants du Hamas lors de l'attaque du 7 octobre contre Israël. Il arrive à la frontière de Rafah le 24 novembre 2023. (Reuters)
Un véhicule de la Croix-Rouge fait partie d'un convoi transportant des otages enlevés par des militants du Hamas lors de l'attaque du 7 octobre contre Israël. Il arrive à la frontière de Rafah le 24 novembre 2023. (Reuters)
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Publié le Vendredi 24 novembre 2023

Douze otages thaïlandais libérés par le Hamas, annonce le Premier ministre de Thaïlande

  • Le Hamas s'est engagé à libérer 50 otages en échange de la libération par Israël de 150 détenus palestiniens, dans le cadre d'un accord qui ne mentionnait pas le sort des otages thaïlandais
  • Quelque 30 000 Thaïlandais étaient employés en Israël, principalement dans le secteur agricole, au moment des attaques du 7 octobre, selon les autorités de Bangkok

BANGKOK: Douze Thaïlandais qui était retenus en otage par le Hamas à Gaza ont été libérés vendredi par le mouvement islamiste palestinien quelques heures après le début de la trêve conclue avec Israël, a annoncé le Premier ministre thaïlandais.

"Les services de sécurité et le ministère des Affaires étrangères ont confirmé que 12 otages thaïlandais avaient déjà été libérés", a affirmé Srettha Thavisin sur X (ex-Twitter).

Peu après ce message, une source proche du Hamas a confirmé à l'AFP que des "étrangers thaïlandais" avaient été libérés vendredi, en plus des otages israéliens, évoquant "un geste" consenti par le mouvement islamiste.

Le Hamas s'est engagé à libérer 50 otages en échange de la libération par Israël de 150 détenus palestiniens, dans le cadre d'un accord qui ne mentionnait pas le sort des otages thaïlandais.

"Les responsables de l'ambassade sont en route pour aller les chercher dans l'heure. Leur nom et profil seront communiqués", a ajouté le Premier ministre thaïlandais.

Au total, 25 Thaïlandais figurent parmi les quelque 240 personnes prises en otage par le Hamas lors de l'attaque sans précédent menée le 7 octobre en Israël, au cours de laquelle 1.200 personnes ont été tuées, en grande majorité des civils, selon les autorités israéliennes.

En représailles, Israël a bombardé sans relâche la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas que le gouvernement israélien a promis "d'anéantir". Près de 15.000 personnes ont été tuées dans ces frappes, selon le gouvernement du Hamas.

Après des semaines de négociations, une trêve de quatre jours a débuté vendredi.

Deux sources proches du Hamas ont affirmé vendredi que des otages enlevés le 7 octobre avaient été remis dans la bande de Gaza au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en vue d'un retour en Israël via l'Egypte.

La semaine dernière, le gouvernement thaïlandais avait reçu l'assurance du Hamas que ses ressortissants retenus en otage étaient "saufs".

Quelque 30 000 Thaïlandais étaient employés en Israël, principalement dans le secteur agricole, au moment des attaques du 7 octobre, selon les autorités de Bangkok.

Outre les otages, Bangkok a recensé 39 citoyens décédés le 7 octobre, un bilan qui fait du royaume l'un des pays les plus touchés par le conflit. La Thaïlande a depuis organisé le rapatriement de plus de 8.500 de ses ressortissants, selon le ministère des Affaires étrangères.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.