Yvelines: une fillette et son frère poignardés par leur tante, le garçon décédé

A Limay, dans les Yvelines, où a eu lieu la nuit dernière le meurtre à coup de couteau de deux enfants par leur tante, la maison de Xavier Dupont de Ligonnes, recherché pour avoir tué sa femme et ses quatre enfants il y a huit ans. (Céline Agniel/AFP)
A Limay, dans les Yvelines, où a eu lieu la nuit dernière le meurtre à coup de couteau de deux enfants par leur tante, la maison de Xavier Dupont de Ligonnes, recherché pour avoir tué sa femme et ses quatre enfants il y a huit ans. (Céline Agniel/AFP)
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Publié le Vendredi 25 décembre 2020

Yvelines: une fillette et son frère poignardés par leur tante, le garçon décédé

  • L'alerte a été donnée vers 3H15 du matin par des voisins : les pompiers sont prévenus de la présence d'une femme avec un garçon en sang dans les bras
  • Luis, un habitant de l'immeuble, a été réveillé "en sursaut" par des "cris horribles"

LIMAY, France : Une femme, qui a expliqué être "possédée", a tué de plusieurs coups de couteau son neveu de 10 ans et grièvement blessé sa petite nièce en pleine nuit de Noël dans la petite ville de Limay dans les Yvelines.

La fillette a été transférée en urgence absolue à l'hôpital. Agée de 38 ans, la tante a été placée en garde à vue et hospitalisée.

Le parquet de Versailles a ouvert une enquête pour homicide volontaire et tentative d'homicide sur mineurs de 15 ans. La Sûreté départementale a été saisie.

Selon le parquet de Versailles, cinq adultes et trois enfants d'une même famille se trouvaient pour le réveillon sous le même toit : la tante soupçonnée d'avoir tué son neveu, une autre tante et un oncle, les grands-parents, ainsi que le garçon, la fillette et un nourrisson. Ce dernier est l'enfant de l'auteure présumée.

Des voisins ont raconté que cette "famille nombreuse" avait emménagé il y a quelques mois au rez-de-chaussée de cet immeuble HLM situé dans un quartier proche de la gare, décrit comme "calme".

Selon une source policière, les parents avaient confié leurs deux enfants à la famille pour la nuit.

 "Des cris horribles"

L'alerte a été donnée vers 3H15 du matin par des voisins : les pompiers sont prévenus de la présence d'une femme avec un garçon en sang dans les bras, a raconté une source policière. Selon le parquet de Versailles, la grand-mère a aussi prévenu les secours.

Luis, un habitant de l'immeuble, a été réveillé "en sursaut" par des "cris horribles". Les cris l'amènent jusque sous le porche de la résidence qui donne sur une aire de jeux pour enfants, derrière l'immeuble.

"Là, sous le porche, je vois que c'est mon voisin, le tonton, qui hurle à l'aide, en faisant des massages cardiaques à son neveu", raconte-t-il. Luis, encore "traumatisé", prend le relais du massage cardiaque, avant l'arrivée des secours "quinze à vingt minutes plus tard".

Mais le garçon, qui a reçu plusieurs coups de couteau "essentiellement au niveau de l'abdomen", était en arrêt cardio-respiratoire à l'arrivée des pompiers, selon ces derniers. Il est décédé sur place.

Thierry, 38 ans, qui vit au rez-de-chaussée de l'immeuble, comme la famille, est aussi sorti en trombe quand il a entendu "des cris de partout". Alors que les secours s'affairaient autour du garçon, dans le couloir, "une grande dame, la mamie sans doute" lui confie la fillette "qui tremblait".

"J'ai ramené la petite dans l'appartement, la mamie a enlevé son vêtement, j'ai vu qu'elle était blessée, je suis allé dire aux pompiers de l'examiner elle aussi", a-t-il ajouté.

D'après le parquet, la fillette a été prise en charge dans l'appartement, grièvement blessée, avant d'être hospitalisée. A ses côtés, un nourrisson "au sol". Les pompiers ont indiqué que le bébé était "indemne". "Sans blessure apparente", il a tout de même été hospitalisé, et le parquet a indiqué vérifier son état de santé.

Tante "possédée"

L'auteure présumée de l'homicide est "la tante des victimes, qui se déclarait possédée et présentait des lacérations au niveau des avant-bras", a précisé une source policière. Une autre source policière indique que la femme est suivie en psychiatrie, mais inconnue des services de police. D'après ces deux sources, le couteau utilisé, avec une lame de 15 cm, a été découvert dissimulé dans des fourrés.

Plusieurs habitants racontent n'avoir rien entendu ou bien avoir cru à des "cris festifs" en pleine période de Noël.

"Je suis maman de deux enfants, ça m'a retourné, ce midi j'ai même pas mangé", raconte Julia, 30 ans. "Je sais que mes enfants n'iront plus dans ce parc-là", dit-elle en évoquant l'aire de jeux.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.