Un employé de l'ambassade d'Israël agressé à Pékin

Vue générale du site où un employé de l'ambassade d'Israël a été attaqué à Pékin le 13 octobre 2023. (Photo par Michael Zhang AFP)
Vue générale du site où un employé de l'ambassade d'Israël a été attaqué à Pékin le 13 octobre 2023. (Photo par Michael Zhang AFP)
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Publié le Vendredi 13 octobre 2023

Un employé de l'ambassade d'Israël agressé à Pékin

  • Le ministère sraélien des Affaires étrangères a précisé que l'agression n'était pas survenue sur le site de l'ambassade et que «le motif de l'attaque (était) en cours d'étude»
  • L'ambassadeur américain en Chine Nicholas Burns s'est dit «choqué» par cette agression et a apporté son «plein soutien» à la communauté israélienne dans le pays

PÉKIN : Un employé de l'ambassade d'Israël en Chine a été agressé vendredi à Pékin et transporté à l'hôpital, où il se trouvait dans un état «stable», a annoncé le ministère israélien des Affaires étrangères.

«Un employé israélien de l'ambassade israélienne à Pékin a été agressé aujourd'hui», selon un communiqué de la diplomatie israélienne.

«L'employé est soigné à l'hôpital et est dans un état stable», a-t-on ajouté de même source.

Le ministère a précisé que l'agression n'était pas survenue sur le site de l'ambassade et que «le motif de l'attaque (était) en cours d'étude».

L'ambassadeur américain en Chine Nicholas Burns s'est dit «choqué» par cette agression et a apporté son «plein soutien» à la communauté israélienne dans le pays.

«Nous sommes choqués par l'attaque aujourd'hui contre un diplomate israélien à Pékin», a-t-il indiqué sur le réseau X, ajoutant s'être entretenu avec l'ambassadrice israélienne en Chine, Irit Ben-Abba.

Une vidéo postée sur les réseaux sociaux et géolocalisée par l'AFP dans une zone située à un kilomètre et demi de l'ambassade israélienne montre un homme brandir un couteau et poignarder un second homme à plusieurs reprises. Du sang est visible sur la chaussée.

L'agresseur est ensuite vu en train de quitter les lieux, son couteau à la main.

Dans une autre vidéo géolocalisée au même endroit, des agents de sécurité interrogent des passants et passent des appels.

Un homme arrive ensuite sur un scooter et se fraie un passage jusqu'à la victime, couverte de sang mais consciente et assise. «Une ambulance!», crie-t-il aux passants.

La victime est alors transportée par plusieurs personnes.

On entend un policier sur place dire qu'il vient du commissariat local de Xinyuanli.

Contacté, un agent de ce commissariat a dit ne pas avoir de détails sur l'affaire et a renvoyé vers des autorités supérieures.

Sur place, un journaliste de l'AFP a dénombré huit agents de police en uniforme, mais le lieu n'était pas bouclé et aucune tache de sang n'était visible sur le sol, contrairement à ce que montraient les vidéos.

Trois commerçants situés en face du lieu présumé de l'agression ont dit n'avoir rien vu.

- Milliers de morts -

L'ambassade, située dans un quartier du nord-est de Pékin où se trouvent de nombreuses représentations diplomatiques, semblait fonctionner normalement vendredi après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le personnel de sécurité a demandé à l'AFP de ne pas filmer l'endroit et aucune présence policière supplémentaire n'était visible sur place.

Contacté, le ministère chinois des Affaires étrangères n'avait pas réagi dans l'immédiat.

L'attaque survient au moment où Israël prépare une probable nouvelle offensive dans la bande de Gaza, en riposte à l'attaque meurtrière du Hamas le 7 octobre.

La guerre Israël-Hamas a déjà fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés en moins d'une semaine.

Depuis le début des hostilités, au moins 1.300 personnes, en majorité des civils, ont été tuées en Israël. Côté palestinien, plus de 1.500 personnes ont été tuées, dont de nombreux civils, selon les autorités locales.

Un communiqué sur le site du ministère israélien des Affaires étrangères a prévenu que le Hamas avait appelé «tous ses soutiens dans le monde à organiser un +jour de colère+» vendredi pour «attaquer les Israéliens et les Juifs».

«Il est raisonnable de penser qu'il y aura des manifestations de protestation dans plusieurs pays, qui risquent de tourner à la violence», précise le communiqué.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."