PARIS: Le Sénat examinera à partir du 16 octobre la loi de programmation budgétaire, adoptée à l'Assemblée nationale grâce à l'article 49.3, selon l'ordre du jour de sa rentrée publié jeudi, qui confirme l'arrivée de l'inflammable loi immigration à compter du 6 novembre.
Renouvelé de moitié après les élections sénatoriales du 24 septembre, le Sénat connaît le programme de son automne chargé, après la tenue jeudi d'une conférence des présidents.
Avant les traditionnels projets de loi de financement de la Sécurité sociale (à partir du 13 novembre) et de finances (23 novembre), qui s'annoncent corsés dans les deux hémicycles, la chambre haute va devoir se positionner sur plusieurs dossiers chauds.
La loi de programmation des finances publiques, qui fixe la trajectoire budgétaire de l'Etat jusqu'en 2027, sera l'un des rendez-vous de la rentrée, à partir du 16 octobre. Et la position sur ce texte du Sénat, à majorité de droite, sera scrutée alors que le gouvernement a engagé sa responsabilité ces derniers jours pour le faire adopter sans vote à l'Assemblée.
Encore plus attendue et déjà au cœur de l'actualité, la loi immigration arrivera dans l'hémicycle à partir du 6 novembre, avec une majorité sénatoriale déterminée à la durcir, dans le sillage d'une droite inflexible sur le volet des régularisations de travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension. Le scrutin solennel sur l'ensemble de ce texte est prévu mardi 14 novembre.
Entre temps, le Sénat devra se positionner sur le projet de loi relatif à l'avancement des négociations commerciales dans la grande distribution (26 octobre) ou encore sur la proposition de loi pour améliorer l'accès aux soins, adoptée par l'Assemblée (24 octobre).
Les sénateurs débutent leur session parlementaire mardi 10 octobre par l'examen de deux propositions de loi relatives aux maires: l'une visant à renforcer leur poids dans l'attribution des logements sociaux, l'autre prévoyant de renforcer leur protection face aux violences.