Les migrants sont une réponse au manque de main-d'oeuvre, défend la cheffe de l'OIM

La nouvelle directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, assiste à une conférence de presse au Bureau des Nations Unies à Genève, le 3 octobre 2023. (Photo de Fabrice COFFRINI / AFP)
La nouvelle directrice générale de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), Amy Pope, assiste à une conférence de presse au Bureau des Nations Unies à Genève, le 3 octobre 2023. (Photo de Fabrice COFFRINI / AFP)
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Publié le Lundi 02 octobre 2023

Les migrants sont une réponse au manque de main-d'oeuvre, défend la cheffe de l'OIM

  • «Les preuves que la migration profite réellement aux économies sont incontestables», a affirmé lors d'un point de presse à Genève Mme Pope, première femme à diriger l'OIM
  • Elle a estimé que l'immigration, au contraire, favorisait l'innovation, fournissait de la main-d'œuvre, et participait à la revitalisation de communautés vieillissantes

GENEVE: Que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis, l'arrivée de migrants est une réponse au manque criant de main-d'oeuvre, qualifiée ou non, a plaidé lundi la nouvelle cheffe de l'agence de l'ONU pour les migrations, Amy Pope.

Mme Pope, qui a pris ses fonctions à la tête de l'Organisation internationale pour les migrations le 1er octobre, compte notamment s'appuyer sur le secteur privé -qui dans des dizaines de pays assure manquer de main-d'oeuvre- pour changer l'image négative dont souffrent souvent les migrants.

"Les preuves que la migration profite réellement aux économies sont incontestables", a affirmé lors d'un point de presse à Genève Mme Pope, première femme à diriger l'OIM.

En réponse aux messages anti-immigrants portés par de nombreux responsables politiques en Amérique ou en Europe, elle a estimé que l'immigration, au contraire, favorisait l'innovation, fournissait de la main-d'œuvre, et participait à la revitalisation de communautés vieillissantes.

Elle n'a pas voulu répondre directement à Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, qui a vivement critiqué samedi le soutien de l'Allemagne à des ONG secourant des migrants en Méditerranée.

"Je m'abstiendrai d'entrer en conflit direct avec Elon Musk", a esquivé Mme Pope, tout en rappelant qu'on parlait de milliers d'êtres humains qui risquent leur vie chaque année.

Elle a souligné que dans le domaine technologique, secteur où M. Musk a largement investi (Tesla, Twitter...), "il existe un besoin criant d'idées neuves pour avoir durablement de la main-d'oeuvre", et que les migrations étaient le "moyen le plus évident" pour y répondre.

Dans ce contexte, elle a souligné la nécessité d'"investir dans la formation professionnelle", afin de mettre en adéquation l'offre et la demande sur le marché du travail, notamment en s'appuyant sur les collectes de données.

Un outil également très utile face au "défi" du changement climatique, qui risque d'entraîner des déplacements importants de population. Ces données permettront de stabiliser les communautés menacées ou de les préparer à un avenir ailleurs par le biais d'une formation adaptée, a-t-elle souligné.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com