L'ex «commissaire courage» va connaître son sort judiciaire

L'ancien ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve (à gauche), entouré du maire de Strasbourg, Roland Ries (aau centre), s'entretient avec le directeur de la police locale, Jean-François Illy (à droite), alors qu'il examine les mesures de sécurité sur le marché de Noël à Strasbourg, dans l'est de la France, le 26 novembre 2016. (Photo Patrick Hertzog / AFP)
L'ancien ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve (à gauche), entouré du maire de Strasbourg, Roland Ries (aau centre), s'entretient avec le directeur de la police locale, Jean-François Illy (à droite), alors qu'il examine les mesures de sécurité sur le marché de Noël à Strasbourg, dans l'est de la France, le 26 novembre 2016. (Photo Patrick Hertzog / AFP)
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Publié le Dimanche 03 septembre 2023

L'ex «commissaire courage» va connaître son sort judiciaire

  • Jean-François Illy, 58 ans, chevalier de la légion d'honneur et décoré de la médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement, a été en poste dans le Bas-Rhin de fin 2012 à début 2019
  • M. Illy faisait l'objet d'une enquête administrative de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui le soupçonnait notamment d'avoir utilisé son chauffeur et sa carte bancaire de service pour des activités et des frais non professionnels

ÉPINAL, France : L'ancien patron de la police du Bas-Rhin et des Alpes-maritimes, Jean-François Illy, saura mardi s'il est condamné ou non pour malversations, près de quatre ans après sa retentissante révocation par le ministère de l'Intérieur.

En janvier 2020, par une décision rarissime, le ministre Christophe Castaner avait démis de ses fonctions ce haut responsable de la police, surnommé «commissaire courage» après avoir été gravement blessé lors d'émeutes en région parisienne 12 ans plus tôt.

Alors directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) des Alpes-Maritimes, M. Illy avait été révoqué «dans la journée», le 8 janvier 2020. Son avocat de l'époque, Hervé de Surville, avait dénoncé une sanction «démesurée», «violente et injuste».

M. Illy faisait l'objet d'une enquête administrative de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) qui le soupçonnait notamment d'avoir utilisé son chauffeur et sa carte bancaire de service pour des activités et des frais non professionnels lorsqu'il était le DDSP du Bas-Rhin.

La justice lui reproche également d'avoir triché sur la composition de sa famille afin d'obtenir des logements de fonction plus grands.

Lors de son procès début juillet devant le tribunal correctionnel d'Epinal, le procureur a réclamé six mois de prison avec sursis, 6.000 euros d'amende et la privation des droits civiques, civils et de famille. Le parquet a également demandé 2.000 euros d'amende à l'encontre de l'épouse du prévenu.

- «Traité comme un voyou» -

Son avocat, Yassine Maharsi, a dénoncé «un règlement de comptes politique», comme l'a rapporté le quotidien local Vosges-Matin. L'intéressé avait dit devant la justice avoir «l'impression d'être traité comme un voyou».

Cité mardi par le quotidien Nice-Matin, l'ancien policier, mis à la retraite d'office, a mis ses déboires sur le compte d'un «complot» ourdi par des collègues jaloux.

«Comme par hasard, c'est quand j'ai eu la promesse du président de la République d'être nommé à terme préfet de police que les attaques ont commencé», a-t-il déclaré.

Jean-François Illy, 58 ans, chevalier de la légion d'honneur et décoré de la médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement, a été en poste dans le Bas-Rhin de fin 2012 à début 2019.

A Strasbourg, il a notamment eu à gérer l'attentat du marché de Noël le 11 décembre 2018, qui avait fait cinq morts et une dizaine de blessés, et la traque de l'assaillant, abattu deux jours plus tard par les forces de l'ordre.

Il s'était également illustré plus tôt dans sa carrière alors qu'il était commissaire divisionnaire à Sarcelles (Val-d'Oise): Jean-François Illy avait été surnommé «commissaire courage» par les médias après avoir été roué de coups par des jeunes qu'il tentait de calmer, lors d'émeutes à Villiers-le-Bel en novembre 2007.

- Un président à son chevet -

Il avait été gravement blessé et le président de l'époque, Nicolas Sarkozy, accompagné de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s'étaient alors rendus à son chevet.

Mais à l'été 2019, un banal audit de la DDSP du Bas-Rhin par l'IGPN avait précipité sa chute. Cet audit avait mis au jour des «anomalies» dans l'usage des voitures de l'administration, des cartes d'essence, des cartes d'achat ou encore de badges autoroutiers.

Une enquête administrative avait mis en lumière d'importantes irrégularités estimées à plusieurs milliers d'euros, sur plusieurs années.

La justice n'a pas retenu contre lui l'accusation de harcèlement, mais le policier, charismatique, avait la réputation de terroriser ses équipes, rappelle Emmanuel Georg, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police du Bas-Rhin.

«On ne pouvait pas lui dire non», résume-t-il.

Selon lui, cette affaire et d'autres ont conduit ces dernières années à une évolution positive du comportement des hauts cadres policiers, devenus «des justiciables comme les autres».

«Il y a 20 ans, un DDSP ou un commissaire divisionnaire, on ne pouvait pas les attaquer».


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.