Une roche découverte au Maroc pourrait être la première «météorite boomerang» identifiée sur Terre

NWA 13188, qui pèse 646 grammes, a été acheté en 2018 lors d'un salon de minéraux et de gemmes en France par Albert Jambon, professeur à la retraite (Photo, Albert Jambon).
NWA 13188, qui pèse 646 grammes, a été acheté en 2018 lors d'un salon de minéraux et de gemmes en France par Albert Jambon, professeur à la retraite (Photo, Albert Jambon).
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Publié le Vendredi 28 juillet 2023

Une roche découverte au Maroc pourrait être la première «météorite boomerang» identifiée sur Terre

  • Les scientifiques estiment que cette roche pourrait être la première météorite d’origine terrestre découverte sur notre planète
  • Les tests préliminaires montrent que la roche présente une composition chimique similaire à celle des roches volcaniques terrestres

RABAT: Une roche découverte dans le désert du Sahara au Maroc en 2018, pourrait être une «météorite boomerang» – c’est-à-dire une météorite d’origine terrestre propulsée dans l'espace avant de revenir sur Terre – ont annoncé des scientifiques le 11 juillet lors de la conférence de géologie Goldschmidt 2023 qui s’est tenue à Lyon.

Les scientifiques estiment que cette roche – officiellement nommée Northwest Africa 13188 – pourrait être la première météorite d’origine terrestre découverte sur notre planète, mais les résultats de l’étude sont pour le moment non concluants.

Seul un petit fragment de roche terrestre ramassé sur la lune par les astronautes d'Apollo en 1971 est confirmée comme une météorite d’origine terrestre.

«Nous allons préciser davantage les processus de formation de NWA 13188 en mesurant son âge de cristallisation à l'aide de la technique du 40Ar/39Ar. Cette approche nous permettra de vérifier si elle contient de l'argon atmosphérique piégé, ce qui devrait être particulièrement abondant pour une éruption terrestre récente. Nous mesurerons également l'âge d'exposition cosmogénique au 38Ar du rocher», ont indiqué les scientifiques lors de leur présentation orale.

Les tests préliminaires montrent que la roche présente une composition chimique similaire à celle des roches volcaniques terrestres, mais certains de ses éléments ont été altérés pour devenir plus légers – une indication que la roche pourrait avoir interagi avec des rayons cosmiques, expliquent les scientifiques.

Selon ces derniers, cette roche aurait été projetée dans l'espace il y a environ 10 000 ans suite à un impact d'astéroïde sur Terre. La possibilité qu’une éruption volcanique ait été à l’origine de la propulsion est peu probable selon les scientifiques.

Davantage d'investigations nécessaires

Les scientifiques expliquent qu’après son départ de la Terre, la roche NWA 13188 aurait été exposée à des rayons cosmiques, qui ont laissé des traces distinctes dans sa composition isotopique. Ces traces sont différentes de celles trouvées dans une roche terrestre, ce qui suggère que NWA 13188 aurait passé approximativement 2 000 à quelques dizaines de milliers d'années en orbite autour de la Terre avant de réintégrer l'atmosphère.

Un autre indice du voyage de la roche dans l'espace est sa croûte de fusion – une croûte qui se forme lorsque les météorites pénètrent l'atmosphère terrestre.

NWA 13188, qui pèse 646 grammes, a été acheté en 2018 lors d'un salon de minéraux et de gemmes en France par Albert Jambon, professeur à la retraite.

Bien que l'équipe de chercheurs soit convaincue de l'origine terrestre de la roche, d'autres géologues ont exprimé leur scepticisme, soulignant l'importance de mener davantage d'investigations avant de tirer des conclusions définitives.


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com