L’horizon créatif de l’Arabie saoudite stimulé par ses partenariats avec de prestigieux musées

AlUla, en Arabie saoudite, est en passe de devenir une capitale régionale des arts et de la culture, accueillant des événements majeurs tels que le festival des arts de la scène (Photo fournie).
AlUla, en Arabie saoudite, est en passe de devenir une capitale régionale des arts et de la culture, accueillant des événements majeurs tels que le festival des arts de la scène (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 26 juillet 2023

L’horizon créatif de l’Arabie saoudite stimulé par ses partenariats avec de prestigieux musées

  • Le futur musée d'art contemporain de l’Arabie saoudite à AlUla présentera des œuvres d'art prêtées par le Centre Pompidou à Paris
  • Le nouveau musée s'inscrit dans le cadre du plan directeur «Voyage à travers le temps» d'AlUla et de la Vision 2030, qui vise à investir dans l'art et la culture

ROME: L'Arabie saoudite élargit ses horizons culturels et encourage sa propre renaissance artistique en ouvrant de nouveaux espaces d'exposition et en établissant des partenariats avec quelques galeries et musées les plus prestigieux du monde.

Le futur Musée d'art contemporain du Royaume à AlUla, par exemple, a signé un accord avec le Centre Pompidou à Paris, dans le cadre duquel le musée français prêtera des œuvres d'art internationales à l’Arabie Saoudite.

Conçu par l'architecte libanaise Lina Ghotmeh, basée à Paris, le nouveau musée rassemble une collection permanente d'œuvres d'artistes saoudiens et internationaux.

Parmi les artistes dont les œuvres ont déjà été ajoutées à la collection figurent Yayoi Kusama, Etel Adnan, Ibrahim el-Salahi et l'artiste saoudienne Manal al-Dowayan.

Lina Ghotmeh et Asif Khan (Photo, Luke Walker).

La collection principale du musée se concentrera sur les œuvres d'artistes des régions de la mer Rouge, de la mer d'Arabie et de la Méditerranée orientale.

L'accord avec le Centre Pompidou n'est que l'un des nombreux nouveaux partenariats entre l’Arabie saoudite et des institutions créatives internationales.

«Le Musée d'art contemporain d'AlUla développera ses futurs programmes en dialogue avec plusieurs musées et institutions à travers le monde», a déclaré à Arab News Nora Aldabal, directrice de la planification artistique et créative à la Commission royale d'AlUla.

«Nous sommes ravis que le Centre Pompidou soit l'un de nos premiers partenaires», a-t-elle ajouté.

Le centre d'art parisien devrait fermer ses portes entre 2025 et 2030 pour des rénovations majeures. Aldabal a toutefois précisé que le nouveau musée d'AlUla «ne sera pas un satellite du Centre Pompidou», mais un espace d'exposition totalement indépendant.

Nora Aldabal, directrice de la planification artistique et créative à la Commission royale d'AlUla (Photo fournie).

Conformément à la stratégie de réforme sociale et de diversification économique, la Vision 2030, l’Arabie saoudite vise à fonder une économie créative qui encourage les hommes, les femmes et les jeunes du pays à poursuivre leurs talents dans les arts.

Des accords tels que celui conclu avec le Centre Pompidou visent à renforcer le dialogue entre l'Arabie saoudite et d'autres pays par le biais de l'art et de la culture, tout en développant la scène artistique saoudienne.

«Les musées en général sont essentiels au développement et à la croissance de la pensée critique», a indiqué Candida Pestana, directrice du Musée d'art contemporain d'AlUla, à Arab News. Elle était auparavant conservatrice en chef de l'art contemporain à Ithra, le Centre du roi Abdelaziz pour la culture mondiale, à Dhahran.

«L'investissement culturel est essentiel pour ouvrir des discussions intéressantes aux nouvelles générations et constitue une manière de marquer l'histoire de cette époque.

«La scène artistique accompagne ces changements en créant des plates-formes de production créatives et un espace de dialogue novateur, alimentant ainsi un public jeune désireux d'apprendre et de contribuer.

«Les musées sont essentiels à la création de discours culturels et à la mise en œuvre de contenus avancés et originaux dans un pays qui connaît des transformations rapides», a ajouté Pestana.

Candida Pestana, directrice du Musée d'art contemporain d'AlUla (Photo fournie).

En mai, lors de l'ouverture de la Biennale d'architecture de Venise, la conservatrice britannique Iwona Blazwick a déclaré que le partenariat entre le Musée d'art contemporain et le Centre Pompidou offrirait des possibilités de formation aux futurs conservateurs saoudiens.

Blazwick, ancienne directrice de la Whitechapel Gallery de Londres et actuelle présidente du groupe d'experts en art public de la Commission royale pour AlUla, a déclaré que l'accord prévoirait également des échanges de prêts entre les collections respectives des deux institutions.

Blazwick a indiqué que la collection du Musée d'art contemporain mettra en lumière les œuvres du Sud, notamment les régions souvent sous-représentées d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et des Caraïbes.

Le Musée de la route de l'encens, conçu par l'architecte britannique Asif Khan, basé à Londres, est une autre institution culturelle qui s'installe à AlUla et dont la création a été annoncée en mai. Ce musée et le Musée d'art contemporain sont les premiers des 15 institutions culturelles prévues dans le cadre du «Plan directeur du voyage à travers le temps» d'AlUla.

EN BREF

  • Le Musée d'art contemporain d'AlUla présentera des œuvres saoudiennes et internationales.

 

  • Les conservateurs affirment que sa collection mettra principalement l'accent sur les œuvres sous-représentées du Sud.

 

  • Il fait partie des 15 institutions culturelles qui constitueront le «Plan directeur du voyage à travers le temps» d'AlUla.

L'expansion de la scène culturelle saoudienne, tant au niveau national qu'international, et la régénération culturelle d'AlUla contribuent à renforcer le sens unique de l'identité saoudienne et à célébrer son patrimoine, a expliqué Aldabal.

Parallèlement, cela offre «des opportunités inégalées aux communautés locales de vivre l'art comme une source d'éducation et d'enrichissement, tout en créant une plate-forme dans le but de célébrer les artistes établis et les étoiles montantes d'Arabie saoudite et de toute la région», a-t-elle souligné.

Elle a poursuivi : «AlUla vise à développer une économie créative florissante qui sert de source de dynamisation économique et physique.»

Rien de tout cela n'est imposé à la population locale d'AlUla contre son gré. La Commission royale s'est engagée auprès des communautés à chaque étape du processus, créant des opportunités d'affaires et d'emploi tout en veillant à ne pas perturber les traditions et les pratiques établies.

«La participation des communautés locales est un élément clé de la réalisation du mandat de l'UCR», a souligné Aldabal.

«Cet objectif est atteint grâce à plusieurs projets, en particulier les ateliers de conception participative en collaboration avec Madrasat Addeera et l'école d'artisanat dans le quartier culturel d'Al-Jadidah, qui maintient des compétences artisanales précieuses telles que le tissage de palmiers, la bijouterie, les textiles, la poterie et la géométrie, avec une filière vers l'économie de détail.»

La Madrasat Addeera, située dans le quartier artistique animé d'Al-Jadidah et premier centre d'art et de design d'Al-Ula, propose des ateliers hebdomadaires à la communauté locale et aux visiteurs.

Le quartier des arts d'Al-Jadidah (Photo, Commission royale pour AlUla).

Si la mission principale de ce projet communautaire est d'enseigner aux femmes locales une série de compétences et d'objets artisanaux traditionnels, il organise également des ateliers pour que tout le monde puisse les apprendre. Ils couvrent tous les types d'artisanat traditionnel, tels que la fabrication de bijoux, la broderie et la céramique, surtout ceux qui font historiquement partie des traditions d'AlUla.

Les ateliers sont gérés par la Turquoise Mountain Foundation, une organisation fondée par le roi Charles III de Grande-Bretagne en 2006, alors qu'il était prince de Galles, dans le but de faire renaitre l'artisanat traditionnel dans le monde entier afin de soutenir les économies locales durables.

L'objectif est de faire d'AlUla «un lieu créé par et pour les artistes», comme le souligne le mandat de la Commission royale, a soutenu Aldabal.

Atelier de conception de la géométrie des étoiles en 2022 (Photo fournie).

Les expositions et les projets en cours avec la participation directe d'artistes comprennent un programme annuel de résidence d'artistes, fondé en 2021, qui a déjà accueilli 26 artistes pluridisciplinaires.

Parmi eux figurent les artistes saoudiens Muhannad Shono, Rached al-Chachai et Ayman Zedani, le collectif d'architectes saoudiens Bricklab, ainsi que des œuvres d'artistes internationaux tels que Monira al-Qadiri, une citoyenne koweïtienne basée à Berlin, et Ben Elliot, de France, entre autres.

«Ils poursuivent leurs efforts artistiques en expérimentant dans le cadre unique et riche d'AlUla», a révélé Aldabal.

Les artistes contemporains saoudiens jouent déjà un rôle important dans les projets culturels d'AlUla. Un exemple en est Desert X AlUla, dont l'événement inaugural a eu lieu en janvier 2020.

Un autre projet est Wadi AlFann, ou «Vallée des arts», dont Blazwick est l'une des conservatrices. Le projet vise à devenir une nouvelle destination mondiale pour l'art contemporain, où des œuvres marquantes de certains des artistes les plus fascinants du monde entier seront installées de façon permanente dans le paysage époustouflant d'AlUla. Les artistes saoudiens participant au projet sont Ahmed Mater et Al-Dowayan.

L'angle de pose de Jim Denevan au Desert X AlUla 2022 (Photo fournie).

Parmi les nouvelles œuvres créées spécialement pour Wadi AlFann figure l'installation labyrinthique d'AlDowayan, «Oasis of Stories» («Oasis d'histoires»), qui s'inspire des murs en terre de la vieille ville d'AlUla. Les murs de son œuvre d'art seront inscrits avec des histoires personnelles et du folklore qu'elle a recueillis auprès des communautés d'AlUla.

Mater a déclaré que sa nouvelle œuvre, «Achab al-Lal», explorera l'espace mythique entre l'imagination subjective et la réalité objective en générant un mirage parmi les dunes de sable.

De tels projets, combinés au développement de nouveaux musées, visent à contribuer à l'émergence d'AlUla en tant que centre culturel national, régional et mondial, créé par et pour les artistes.

«Le Musée d'art contemporain d'AlUla a mis en œuvre des recherches essentielles pour comprendre les besoins de sa communauté, non seulement dans son contenu, mais aussi dans sa conception et sa planification», a précisé Pestana.

«Les musées sont créés en tenant compte des lacunes, de l'intérêt et du rôle fondamental d'une institution culturelle à AlUla et dans la région. Ce musée a pour objectif d'être performant, de défendre les intérêts de son peuple, de contribuer aux plans et à la vision du Royaume et de s'y aligner», a-t-elle ajouté.

L'architecture du Musée d'art contemporain et du Musée de la route de l'encens sera en harmonie avec l'environnement naturel et le patrimoine d'AlUla, et plus largement de l'Arabie saoudite, offrant un moyen de célébrer le patrimoine naturel du pays tout en donnant l'impulsion à un dialogue créatif international.

Paysage de l'oasis d'AlUla (Photo, Commission royale pour AlUla).

En mai, Ghotmeh, l'architecte qui a conçu le Musée d'art contemporain, a déclaré qu'il «plongerait les visiteurs dans un voyage créatif de l'étendue désertique à l'oasis culturelle luxuriante d'AlUla, entremêlant l'environnement naturel, l'agriculture et l'art pour révéler le cœur de la culture contemporaine».

On y parviendra grâce à une série de pavillons de jardins qui présenteront une interaction constante entre l'art et la nature, conçue pour capturer «l'essence de ce lieu unique», a-t-elle expliqué.

AlUla n'est pas la seule région d'Arabie saoudite à bénéficier d'une série d'investissements culturels. Le Musée de la mer Rouge à Djeddah, par exemple, doit ouvrir prochainement.

L'exposition permanente «Black Gold» («Or noir»), qui se tiendra à Riyad et sera consacrée aux interprétations de l'histoire du pétrole par les artistes, devrait être achevée d'ici à 2024. Elle proposera un récit de l'histoire du pétrole, de la préhistoire à nos jours, à travers plus de 200 œuvres d'art contemporain.

Il sera inauguré en partenariat avec le Centre d'études et de recherche sur le pétrole roi Abdallah, dont le siège social se trouve à Riyad.

En développant et en promouvant des expositions locales telles que celles-ci, et en plaçant les espaces artistiques au cœur de ses plans de transformation, l’Arabie saoudite semble bien placée pour devenir un centre régional pour l'art et les industries créatives.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Nawal Al-Anazi, une étoile montante des courses épiques

L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
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  • L'objectif ultime de Nawal Al-Anazi est de participer à la Coupe du monde de 2025 à Al-Ula et de représenter l'Arabie saoudite dans le monde entier.
  • Selon elle, l'équitation forge le caractère, apprend la patience, le courage, la rapidité d'esprit et la responsabilité.

MAKKAH :  dans le monde de l'équitation, où le courage et l'endurance règnent en maîtres, la cavalière saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante. 

Avec une détermination inébranlable et une ambition sans limite, elle a transformé sa passion d'enfance en une activité professionnelle. Elle est désormais une cavalière certifiée par la Fédération saoudienne et une fière propriétaire de chevaux qui rêve de représenter son pays sur la scène internationale. 

L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)

« Je fais de l'équitation depuis mon enfance, mais j'ai décidé de m'y consacrer sérieusement il y a environ cinq ans », explique Mme Al-Anazi. « Ce qui a commencé comme un hobby s'est transformé en un style de vie après que je me sois engagée à suivre un entraînement intensif sous la direction d'un professionnel. 

Le chemin vers le professionnalisme a été semé d'embûches, mais la passion de Mme Al-Anazi l'a poussée à aller de l'avant. Grâce à un entraînement rigoureux et à l'acquisition de ses propres chevaux, elle a franchi une étape importante en participant à la prestigieuse Custodian of the Two Holy Mosques Endurance Cup à AlUla.

« Participer à ce championnat a permis de réaliser un rêve, mais je vise plus haut », a-t-elle déclaré. « Mon objectif ultime est de participer à la Coupe du monde 2025 à AlUla et de représenter l'Arabie saoudite au niveau mondial.

Pour Mme Al-Anazi, l'équitation transcende le sport ; il s'agit d'établir des liens profonds avec ces animaux. « Chaque cheval a une personnalité unique », dit-elle. 

Ce ne sont pas de simples véhicules de course, mais de véritables partenaires qui comprennent leurs pilotes et réagissent en conséquence. Cette relation doit être fondée sur la confiance et le respect mutuels.

L'Égyptienne a souligné que la société saoudienne soutient de plus en plus les femmes dans ce sport traditionnellement dominé par les hommes. « J'ai reçu d'énormes encouragements de ma famille, de mes amis et de la Commission royale du gouvernorat d'Al-Ula », a-t-elle déclaré. « C'est un sport qui s'adresse à tous ceux qui ont la passion de le pratiquer.

Aux aspirantes cavalières, elle donne des conseils simples. Suivez votre passion, entraînez-vous assidûment et relevez les défis. L'équitation renforce la confiance en soi et la force de caractère. 

Pour Mme Al-Anazi, l'équitation est un mode de vie qui exige un engagement et une passion durables. Selon elle, une équitation réussie exige de la patience et une compréhension intuitive des caractéristiques distinctes de chaque animal.

« L'essence de la véritable équitation n'est pas la domination », explique-t-elle. « Il s'agit de cultiver un partenariat fondé sur la confiance et le respect mutuels.

L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)
L'écuyère saoudienne Nawal Al-Anazi s'est imposée comme une étoile montante du sport. (Photo Fournie)

Elle est convaincue que l'équitation forge le caractère, en enseignant la patience, le courage, la vivacité d'esprit et la responsabilité - des qualités qui s'étendent au-delà du manège, dans la vie de tous les jours. Ses ambitions ne sont pas seulement personnelles ; elle espère inspirer d'autres femmes saoudiennes à se lancer dans ce domaine. 

La cavalière a déclaré que les Saoudiennes d'aujourd'hui ont les moyens de réaliser leurs aspirations dans tous les domaines, l'équitation bénéficiant désormais d'un soutien substantiel dans tout le Royaume. » 

« Le voyage vers n'importe quelle ambition commence par un seul pas en avant. Lorsque vous croyez vraiment en votre vision et que vous la poursuivez avec une détermination inébranlable, aucun obstacle ne peut finalement empêcher votre réussite », a-t-elle déclaré. 

Alors qu'Al-Anazi poursuit son chemin vers la compétition internationale, elle reste fidèle à sa philosophie : « Le cheval est une créature magnifique qui mérite notre plus grand respect. Si vous avez un rêve, poursuivez-le sans relâche. Avec de la détermination, vous pouvez surmonter n'importe quel obstacle et atteindre le sommet. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 

 

 


Le mois de la langue arabe débute en Espagne

Le programme est conçu pour renforcer les liens universitaires et éducatifs entre l'Arabie saoudite et les institutions internationales. (SPA)
Le programme est conçu pour renforcer les liens universitaires et éducatifs entre l'Arabie saoudite et les institutions internationales. (SPA)
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  • L'Académie mondiale du roi Salman pour la langue arabe organise le programme du Mois de la langue arabe en Espagne tout au long du mois d'avril
  • Il comprend une exposition, des séminaires, des cours de formation, des tests de compétence linguistique et des concours destinés aux étudiants, organisés en partenariat avec des universités et des institutions académiques espagnoles.

RIYAD : L'Académie mondiale du roi Salman pour la langue arabe organise le programme du Mois de la langue arabe en Espagne tout au long du mois d'avril, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Cet événement est une initiative globale qui vise à développer les programmes d'enseignement de la langue arabe, à promouvoir cette langue et à mettre en avant les efforts de l'Arabie saoudite dans ce domaine.

Selon l'agence de presse saoudienne, ce programme a pour objectif de renforcer les liens académiques et éducatifs entre l'Arabie saoudite et les institutions internationales.

Il comprend une exposition, des séminaires, des cours de formation, des tests de compétence linguistique et des concours pour les étudiants, en partenariat avec des universités et des institutions académiques espagnoles.

Dans le cadre du programme mondial d'enseignement de l'arabe de l'académie, l'initiative a été mise en œuvre dans des pays tels que l'Ouzbékistan, l'Indonésie, la Chine, l'Inde, la France, le Brésil, la Thaïlande et la Malaisie, élargissant ainsi sa portée internationale et encourageant les partenariats mondiaux.