Aurélien Rousseau et les Cazeneuve, famille au coeur du pouvoir

Le nouveau ministre de la Santé et de la Prévention, Aurélien Rousseau (C), assiste à une cérémonie de passation de pouvoirs au ministère de la Santé, à Paris, le 21 juillet 2023. (Photo, AFP)
Le nouveau ministre de la Santé et de la Prévention, Aurélien Rousseau (C), assiste à une cérémonie de passation de pouvoirs au ministère de la Santé, à Paris, le 21 juillet 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 21 juillet 2023

Aurélien Rousseau et les Cazeneuve, famille au coeur du pouvoir

  • Directrice déléguée de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), Marguerite Cazeneuve peut-elle poursuivre les mêmes missions, après la nomination de son mari?
  • Avec Aurélien Rousseau, ex-directeur de cabinet d'Elisabeth Borne à Matignon, la famille Cazeneuve est au coeur du pouvoir

PARIS: Deux députés, des passages en cabinets ministériels et maintenant un ministre: Aurélien Rousseau et sa belle-famille Cazeneuve sont au coeur du macronisme, suscitant des interrogations quant au risque de conflit d'intérêts entre le nouveau ministre de la Santé et son épouse, n°2 de l'Assurance maladie.

Directrice déléguée de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), Marguerite Cazeneuve peut-elle poursuivre les mêmes missions, après la nomination de son mari?

L'Assurance maladie a mis en avant vendredi un feu vert du secrétariat général du gouvernement, dans une "note juridique" transmise en "amont" de la nomination d'Aurélien Rousseau.

"Les exigences d'impartialité qui s'appliquent aux membres du gouvernement ne s'opposent nullement à ce que le conjoint de la directrice déléguée de la CNAM soit ministre de la Santé", selon cette "analyse" gouvernementale. Mais Aurélien Rousseau devra "préciser à la Première ministre qu'il se déporte de toute décision qui concernerait la situation personnelle de sa conjointe au sein de la CNAM".

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), "autorité compétente, se prononcera dans les prochains jours sur les éventuels mécanismes de déport à mettre en place par le nouveau ministre", ajoute l'Assurance maladie.

Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a lui aussi renvoyé vers la HATVP, qui "devra statuer". "La seule question, elle porte sur le maintien de fonction", a-t-il avancé, récusant tout "conflit d'intérêt" car "on est dans le public" et non dans le secteur privé.

Sollicitée par l'AFP, Marguerite Cazeneuve n'a pas donné suite à ce stade. Nommée en mars 2021 à la CNAM, elle était auparavant conseillère de l'Elysée et de Matignon, chargée de plancher sur la précédente tentative de réforme des retraites, lors du premier quinquennat Macron.

Avec Aurélien Rousseau, ex-directeur de cabinet d'Elisabeth Borne à Matignon, la famille Cazeneuve est au coeur du pouvoir.

Le père de Marguerite, Jean-René Cazeneuve, occupe la fonction stratégique de rapporteur général du budget à l'Assemblée. Le député du Gers a d'ailleurs été sollicité pour le ministère du Budget lors de ce remaniement, sans donner suite pour "une somme de raisons personnelles", dit-il.

Tracts critiques

Son fils siège également à l'Assemblée: Pierre Cazeneuve, largement élu dans les Hauts-de-Seine depuis juin 2022, après être passé par le cabinet d'Emmanuel Macron.

Tous sont bardés de diplômes, l'ENA pour Aurélien Rousseau, HEC pour Marguerite et Pierre Cazeneuve, également ancien élève de Sciences Po Paris.

"Je suis plutôt très fier. Mais ça alimente une forme de suspicion. C'est paradoxalement aujourd'hui une sorte de handicap", avec des "tracts" critiques "balancés sans vergogne par mes adversaires" pendant la campagne législative, soulignait auprès de l'AFP Jean-René Cazeneuve, 65 ans.

La firme familiale" ne "connaît pas la crise", a notamment taclé son opposant insoumis Pascal Levieux.

Ancien cadre de Bouygues Telecom et Apple, Jean-René Cazeneuve suggère une part de hasard dans ces itinéraires familiaux croisés. "Je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche", dit-il, en décrivant une "famille de fonctionnaires, militaire, instituteur, une tradition de serviteurs de l'Etat et du pays".

"Ma fille a fait le choix du service public, ça l'honore" et partage la "passion du social" avec Aurélien Rousseau, insiste le parlementaire.

Son épouse Béatrice Cazeneuve, retraitée aujourd'hui, faisait partie des dirigeantes de la branche française du groupe pharmaceutique américain Lilly.

Les histoires de familles engagées en politique ne sont pas inédites, à l'image du couple de députés insoumis Raquel Garrido et Alexis Corbière.

Tout comme les pères et fils sur les bancs de l'Assemblée: Alain et Olivier Marleix à droite en 2012, ou plus loin, les frères Bernard et Jean-Louis Debré qui en 1986 avaient rejoint leur père au Palais Bourbon, Michel Debré, figure du gaullisme.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.