Jour de la fondation: L'Arabie saoudite célèbre 300 ans d'histoire

Les Saoudiens ont célébré le jour de la fondation (Photo, SPA).
Les Saoudiens ont célébré le jour de la fondation (Photo, SPA).
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Publié le Jeudi 23 février 2023

Jour de la fondation: L'Arabie saoudite célèbre 300 ans d'histoire

  • Défilés, vols en montgolfière et événements familiaux marquent trois cents ans d’histoire
  • À Djeddah, les célébrations du jour de la fondation ont lieu au sein de plusieurs monuments et bâtiments âgés d’environ quatre cents ans

DJEDDAH/DHAHRAN/RIYAD: L’Arabie saoudite célèbre son deuxième jour de la fondation avec des événements, des activités et un congé de quatre jours.
Célébré le 22 février pour commémorer la fondation du pays par l’imam Mohammed ben Saoud, il a été déclaré jour férié l’année dernière à la suite d’un décret royal émis par le roi Salmane.
Des événements culturels et artistiques ont lieu dans tout le Royaume.

Concours national
À l’occasion du jour de la fondation, l’ONU Arabie saoudite lance un concours de photographie autour du thème «Personnes et biens» afin de mettre en valeur la culture et le patrimoine du Royaume.
Les organisateurs demandent que les images représentent des personnes portant des vêtements régionaux et traditionnels de différentes régions du Royaume, des générations plus jeunes et plus âgées, le patrimoine culturel et l’architecture moderne, ou encore des paysages régionaux.
Les photographes locaux doivent soumettre quatre images haute résolution prises avec un appareil photo numérique.
Les photos peuvent être prises dans n’importe quel style ou format et peuvent être en noir et blanc ou en couleur. À des fins d’impression, les images doivent correspondre au format requis de 3:2, en portrait ou en paysage. La taille minimale des fichiers est de 1 Mo et la taille maximale est de 12 Mo.
Toutes les photos doivent être originales et il incombe au photographe de s’assurer que les droits d’auteur n’ont pas été enfreints.
Chaque photo sera jugée individuellement. Toutes les photos envoyées donnent automatiquement à l’ONU Arabie saoudite le droit de les reproduire pour publication. Les droits d’auteur sont conservés par le photographe.
Les photos gagnantes seront utilisées dans le rapport annuel de l’ONU sur le pays, et une sélection des dix meilleures images sera présentée sur le site Web de l’ONU Arabie saoudite sous forme d’exposition virtuelle. Les images gagnantes mises en ligne dans le cadre du concours peuvent apparaître dans des documents de l’ONU.
L’Organisation mondiale du tourisme de l’ONU (OMT) accordera à dix gagnants une bourse pour suivre un cours dans son Académie de tourisme en ligne. L’OMT exposera également les meilleures photos lors d’événements spéciaux, les promouvra sur ses plates-formes de réseaux sociaux, et certaines images pourront apparaître dans les publications de son choix.
Pour présenter votre candidature, envoyez un courriel à l’adresse suivante: [email protected] dans lequel vous indiquerez vos coordonnées complètes et joindrez les images. pour plus de détails, consultez www.SaudiArabia.UN.org.

Riyad
La capitale du Royaume a célébré le jour de la fondation avec des parades et des spectacles dans toute la ville.
Des familles vêtues de tenues traditionnelles se sont rassemblées pour assister aux parades et aux spectacles colorés, tandis que les rues vibraient au rythme des célébrations.
Mercredi, la place Al-Kindi, dans le Quartier diplomatique, a accueilli une tente du patrimoine comprenant un souk traditionnel, des spectacles et des plats locaux que les visiteurs ont pu déguster. L’événement se poursuivra jeudi.
Le ministère de la Culture a présenté une comédie musicale sur l’histoire de l’Arabie saoudite dans la salle rouge de l’université Princesse Noura. Le spectacle a été donné pour la première fois mercredi et se poursuivra jusqu’au 27 février.
Le ministère a par ailleurs organisé un défilé à l’intersection de la route du prince Turki ben Abdelaziz al-Awwal et de la route du roi Salmane à Riyad, avec des chevaux arabes, des tenues traditionnelles et des spectacles hauts en couleur illustrant trois siècles d’histoire du Royaume.
Al-Liwan, un événement culturel proposant des marchés traditionnels, des séminaires d’information et des représentations théâtrales historiques, a été organisé simultanément dans quatorze villes du Royaume, dont Riyad, Arar, Sakaka, Tabuk, Hail, Buraidah, Dammam, Médine, Taïf, Djeddah, Al-Baha, Abha, Jazan et Najran.
À Riyad, il se poursuivra jusqu’à vendredi.
Le site historique de Diriyah a tenu une parade à l’occasion du jour de la fondation, ainsi que d’autres activités familiales sur quatre sites, dont le JAX Park et le Riyadh Skate Park.
L’une des festivités familiales les plus populaires était le Majlis, un événement éducatif mettant en lumière le patrimoine et la culture du premier État saoudien par le biais de conférences, de débats et d’ateliers organisés à la Bibliothèque nationale du roi Fahd.
De nombreuses célébrations à Riyad se poursuivront au cours des deux prochains jours, et certaines, comme la comédie musicale dans la salle rouge de l’université Princesse Noura, jusqu’au 27 février.
Abderrahmane Saleh al-Wohaibi, premier Saoudien à obtenir un permis de pilote de montgolfière dans le Royaume, s’est joint aux célébrations de Riyad, s’élevant au-dessus de la ville lors de vols effectués mardi et mercredi en partant de deux sites: Marat, une ville historique située à 200 km au nord-ouest de Riyad, et Al-Khararah, au sud-ouest de la ville.
M. Al-Wohaibi a qualifié les vols en montgolfière de geste de gratitude envers son pays.
«Cela fait six mois que je tente d’importer cette montgolfière, et l’idée m’est venue à l’esprit une fois mon permis de pilote délivré», a-t-il déclaré. «J’ai senti que je devais exprimer mon amour pour ce pays d’une manière différente, et j’ai donc choisi notre jour de la fondation pour ce faire.»
La montgolfière de M. Al-Wohaibi a été fabriquée par l’usine Kubicek en République tchèque et est enregistrée en Arabie saoudite auprès de l’Autorité générale de l’aviation civile.
Elle portait une bannière imprimée de 32 mètres de long montrant le logo du jour de la fondation en noir, avec des symboles de la culture du Royaume, tels que le drapeau, des palmiers dattiers, le majlis, un cheval arabe et des manuscrits anciens.
Cette bannière spéciale, dont la préparation a pris plus d’un mois, a été imprimée en Europe.
M. Al-Wohaibi a expliqué que les montgolfières peuvent voler plus haut que les avions, atteignant 63 000 pieds.
«Cependant, en raison de la réglementation et de l’approvisionnement en oxygène, ma montgolfière du jour de la fondation ne dépassera pas 8 000 pieds», a-t-il précisé.

Dhahran
À Dhahran, le centre du roi Abdelaziz pour la connaissance et la culture (Ithra) organise les festivités du jour de la fondation jusqu’à vendredi.
Les visiteurs pourront faire le lien entre le passé et l’avenir du Royaume grâce à une série de programmes culturels.
Environ dix-neuf activités seront proposées à différents moments, notamment un spectacle de danse de l’épée Ardah, ou Najdi Ardah, une pièce de théâtre interactive en plein air racontant l’histoire de la fondation du Royaume, et un film décrivant la vie du prince Faisal, âgé de 13 ans, avant qu’il ne devienne roi.
Cette journée à caractère familial s’adresse aux visiteurs de tous âges.
Le faucon symbolise depuis toujours la gloire et la fierté nationale dans le Royaume. Au cours de l’événement consacré aux faucons saoudiens, les visiteurs ont eu l’occasion de découvrir les différents types de faucons et de voir de près les outils de fauconnerie.
Les gens sont encouragés à s’habiller en tenue traditionnelle. Il y aura de nombreux arrière-plans instagrammables pour prendre des selfies, et des photographes professionnels seront présents pour prendre des photos de groupe.
De même, le Musée des enfants et la Bibliothèque d’Ithra proposeront des activités éducatives qui permettront aux jeunes de découvrir l’identité nationale du pays et qui mettent en valeur l’histoire du Royaume.
Les visiteurs peuvent participer ou simplement s’asseoir et profiter des nombreuses activités de plein air prévues en dehors des portes d’Ithra.
L’entrée au centre est gratuite et celui-ci sera ouvert de 16h à 23h durant la période de fête.

Djeddah
À Djeddah, les célébrations du jour de la fondation se déroulent dans un cadre constitué de plusieurs monuments et bâtiments patrimoniaux âgés d’environ quatre cents ans, selon la Commission du patrimoine.
La célébration a débuté par la célèbre danse folklorique Ardah, qui figure désormais sur la liste du patrimoine mondial immatériel de l’Unesco.
Auparavant, elle n’était pratiquée que par les hommes de la tribu Shammar de la région centrale du Najd avant de partir en guerre, mais aujourd’hui, elle est pratiquée par toutes les tribus lors des célébrations et des événements culturels.
La danse faisait suite à une promenade au cours de laquelle les visiteurs se sont plongés dans des histoires du passé sur la place ouverte historique d’Al-Sham.
Dans un théâtre ouvert, des artistes utilisant des outils et des ustensiles anciens ont joué des scènes du passé, montrant comment les gens pratiquaient le commerce, l’artisanat, le pétrissage de la pâte et la cuisson du pain.
«Nous avons préparé une histoire complète avec huit scènes différentes qui mettront en lumière les plats hijazis et offriront un aperçu du plus ancien marché commercial, où les gens échangeaient nourriture et marchandises», explique à Arab News Ahmad Khamees, créateur de spectacles en direct chez 321 Action Art Production.
«Tous les outils que nous avons utilisés datent de plus de cent ans et ont été apportés par différents musées nationaux et collectionneurs d’antiquités pour transmettre la véritable essence du jour de la fondation.»
La pièce de théâtre interactive a aussi permis aux visiteurs de découvrir l’un des plats traditionnels hijazis, généralement préparé en hiver. Il s’agit du madous, qui est composé de bouillon, d’oignons, de lentilles, de riz et de cumin, et consommé avec du poisson séché salé.
Ceux qui visitent la vieille ville peuvent également déguster du lait dans une gerbah, un ancien type de bouteille fabriquée en peau de chèvre ou de mouton, qui était utilisée pour stocker ou transporter le lait et le ghee.
Chon Yee, un touriste chinois en visite à Al-Balad, Djeddah, pendant les célébrations du jour de la fondation se confie à Arab News: «C’est la première fois que je viens en Arabie saoudite; c’est une région formidable, et je suis aussi amateur d’histoire.»
«C’est mon troisième jour ici et je ne me lasse pas de ces bâtiments extraordinaires, de leur style unique et de leurs fenêtres que je n’ai jamais vues ailleurs. Je suis tellement heureux que le ministère de la Culture paie pour les entretenir», ajoute-t-il.
Outre les kiosques qui proposent de nombreux produits traditionnels et locaux, on trouve une fresque murale où les visiteurs peuvent dessiner pour exprimer leur amour du Royaume, ainsi qu’un photomaton pour immortaliser les moments passés en famille et entre amis en tenue traditionnelle.
Par ailleurs, l’organisation à but non lucratif Monteja, en collaboration avec le Swissotel Living Jeddah, a organisé un bazar familial vendant des produits artisanaux faits main, de la nourriture et des boissons.
Le bazar a rassemblé 15 familles indépendantes au restaurant du Quartier dans le but de créer une plate-forme pour présenter et améliorer leurs moyens de subsistance et pour étudier les moyens de développer leurs entreprises.
«Le jour de la fondation est très spécial pour nous, et célébrer ce jour reflète notre amour pour notre pays bien-aimé. Nous pensons que ce bazar familial rappelle qu’il est important de se tenir main dans la main, de redonner à notre communauté et d’autonomiser ces familles», affirme Maram Aldeen, directrice générale de Moneja.
Les familles productives représentent une part importante de l’économie du Royaume, et le fait de les promouvoir peut constituer un véritable point de départ pour le développement des industries des petites et moyennes entreprises. De plus, plus de 4 000 familles ont besoin de soutien dans la région occidentale, ajoute-t-elle.
«Ce que j’attends de l’organisation de cet événement à l’hôtel, c’est que tous les clients de l’hôtel, les employés et leurs familles, ainsi que de nombreux visiteurs, profitent de l’ambiance et soutiennent ces familles en achetant et en appréciant leurs magnifiques produits.»
«L’hôtel a récemment ouvert à Djeddah, en septembre 2022, et c’est la première année que nous avons l’occasion de célébrer le jour de la fondation en tant qu’hôtel opérationnel. Nous avons toujours voulu contribuer activement et collaborer avec une organisation aussi noble qui promeut et défend une bonne cause en soutenant les familles de producteurs locaux et les talents artisanaux», a souligné Jaouad Sbihi, directeur général du Swissotel Living Jeddah.
«Je considère que c’est une obligation pour notre industrie de soutenir et de promouvoir un tel partenariat en mettant gratuitement à disposition notre plate-forme hôtelière, tout en garantissant que l’intégralité des recettes générées par les ventes soit reversée à l’organisation à but non lucratif. Dans le même temps, nous leur donnons la possibilité de présenter leurs talents et leurs compétences à nos clients, à nos collègues et à la communauté en général, ce qui leur ouvrira organiquement d’autres portes», a-t-il ajouté.
Dans une interview accordée à Arab News, Raja’s Kalantan de Needle and Yarn, qui fabrique des produits en utilisant du fil textile, affirme: «Tous les entrepreneurs sont honorés et apprécient la collaboration de l’organisation avec l’hôtel de luxe Swissotel Living Jeddah. Nous les remercions d’avoir cru en nous. Cela fait plaisir de voir des marques connues défendre une cause sociale et donner du pouvoir à des gens comme nous.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite condamne l'escalade militaire israélienne et l'attaque contre un centre culturel à Gaza

L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
L'agence de défense civile de Gaza a déclaré le 3 avril qu'au moins 31 personnes, dont des enfants, ont été tuées dans l'attaque israélienne contre l'école servant d'abri aux Palestiniens déplacés par la guerre (AFP).
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  • L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien
  • Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag

RIYADH : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a condamné jeudi la poursuite de l'escalade militaire israélienne dans les territoires palestiniens occupés, y compris les frappes sur les abris pour les civils déplacés à Gaza.

Dans un communiqué, le Royaume a dénoncé le ciblage de l'école Dar Al-Arqam à Gaza, où des dizaines de personnes déplacées ont été tuées, et la destruction d'un entrepôt géré par le Centre saoudien pour la culture et le patrimoine dans la zone de Morag, à l'est de Rafah. Cet entrepôt contenait des fournitures médicales destinées aux patients et aux blessés de Gaza.

Le ministère a déclaré que l'absence de mécanismes internationaux efficaces de responsabilisation a permis aux forces israéliennes de persister dans leurs violations du droit international et des principes humanitaires. Il a averti que l'impunité persistante contribue à l'intensification de la violence et constitue une menace pour la stabilité régionale et mondiale.

L'Arabie saoudite a appelé les membres du Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à ce qu'elle a décrit comme une tragédie endurée par le peuple palestinien.


L'armée israélienne intensifie ses opérations à Gaza, 30 morts selon les secours

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte. (AFP)
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  • Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza
  • Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban

GAZA: L'armée israélienne a lancé une nouvelle offensive au sol vendredi à Gaza-Ville, intensifiant ses opérations dans le territoire palestinien qui ont fait au moins 30 morts, selon la Défense civile.

Ces opérations interviennent après que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a promis d'accentuer la pression militaire sur le mouvement islamiste palestinien Hamas pour obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza.

Dans le même temps, l'armée israélienne a multiplié ses frappes en Syrie et au Liban voisins, tuant deux membres de la branche armée du Hamas dans un raid aérien contre un bâtiment à Saïda, ville du sud du Liban.

Ces dernières heures, les forces israéliennes ont commencé des opérations terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville, "afin d'étendre la zone de sécurité", a indiqué l'armée en référence à la zone tampon qu'elle a établie à l'intérieur de la bande de Gaza, à la frontière avec Israël et avec l'Egypte.

"Les soldats y ont éliminé de nombreux terroristes et démantelé des infrastructures terroristes du Hamas", a-t-elle dit, ajoutant que les soldats "autorisaient l'évacuation des civils de la zone de combat".

A Choujaïya, la Palestinienne Elena Helles raconte à l'AFP qu'elle ne peut sortir de sa maison, comme de nombreux habitants.

"Nous sommes coincés avec ma famille chez ma soeur. L'armée d'occupation est très proche de nous. Les obus et les missiles tombent sur les maisons et les tentes (de déplacés). La mort nous menace de toutes parts", dit-elle.

Selon la Défense civile locale, au moins 30 Palestiniens ont été tués dans les opérations israéliennes dans la bande de Gaza. Une source hospitalière a fait état de 25 morts dans une frappe sur une habitation de Khan Younès (sud).

"Arrêtez, ça suffit!" 

"C'était comme le Jour du Jugement dernier: ils ont bombardé avec des missiles, tout est devenu sombre, nous avons commencé à chercher nos enfants et nos biens, mais tout a disparu. Nos enfants ont disparu", Raghda al-Sharafa, en pleurant, au lendemain d'une frappe israélienne contre une école où étaient réfugiés des déplacés à Gaza-ville: "Arrêtez, ça suffit!"

La quasi-totalité des 2,4 millions d'habitants de Gaza ont été déplacés par les combats et vivent dans des conditions très dures, Israël bloquant l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire dévasté et assiégé.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de tractations infructueuses sur la façon de la prolonger, Israël a repris le 18 mars ses bombardements aériens suivis d'opérations terrestres dans le territoire.

La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir de la bande de Gaza voisine où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

L'attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes selon l'armée.

Israël a juré de détruire le Hamas, et mené en représailles une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 50.609 morts, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Selon ce ministère, au moins 1.249 Palestiniens ont été tués depuis la reprise des bombardements intenses israéliens le 18 mars dernier.

"Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas pour qu'ils nous rendent nos otages", a déclaré M. Netanyahu mercredi.

Frappes au Liban et en Syrie 

Au Liban, l'armée israélienne a annoncé vendredi avoir tué dans une frappe à Saïda Hassan Farhat, un "commandant" du Hamas qui "a orchestré de nombreuses attaques terroristes contre des civils et soldats israéliens".

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont confirmé dans un communiqué la mort de Hassan Farhat, et de son fils, également membre des Brigades. La fille de Hassan Farhat a également péri, selon elles.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dénoncé "une agression flagrante contre la souveraineté libanaise" et une "claire violation" de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre Israël et le Hezbollah libanais, un allié du Hamas.

En Syrie, l'armée israélienne a aussi intensifié ses frappes meurtrières ces derniers jours et mené une incursion terrestre dans la sud du territoire syrien. Elle a y visé notamment des bases et un aéroport militaires.

Les autorités syriennes ont dénoncé "une tentative préméditée de déstabiliser" le pays.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a averti le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qu'il paierait un "lourd tribut" si la sécurité d'Israël était menacée.


Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban s'engage à lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent. (AFP)
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  • Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent
  • Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics

BEYROUTH: Le nouveau gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, s'est engagé vendredi à lutter contre "le blanchiment d'argent" et le "financement du terrorisme" ainsi qu'à appliquer des réformes réclamées par la communauté internationale.

"La Banque du Liban (BdL) va coopérer avec les Etats et les organismes internationaux (..) pour mettre en oeuvre les conventions et traités internationaux, en premier lieu la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme", a-t-il assuré, en prenant ses fonctions.

Karim Souaid, un gestionnaire de patrimoine, a été nommé le 27 mars à la tête de la BdL, un poste crucial pour l'application des réformes exigées par la communauté internationale dans le pays qui a connu un effondrement économique sans précédent.

Il a succédé à Riad Salamé, dont le mandat avait expiré en 2023 et qui est actuellement détenu et accusé de détournement massif de fonds publics.

En raison de la paralysie politique dans le pays, l'intérim avait été assuré par le vice-gouverneur Wassim Mansouri.

Le puissant mouvement pro-iranien Hezbollah, qui sort d'une guerre meurtrière avec Israël, est accusé par ses détracteurs d'utiliser des réseaux économiques parallèles et est soumis à des sanctions américaines économiques et bancaires.

Depuis 2019, le Liban est plongé dans une crise économique inédite, imputée par une grande partie de la population à la mauvaise gestion, la corruption, la négligence et l'inertie de la classe dirigeante, en place depuis des décennies.

La monnaie nationale s'est effondrée et des restrictions bancaires draconiennes empêchent les épargnants d'avoir accès à leurs comptes.

La communauté internationale réclame que le Liban mette en oeuvre des réformes pour débloquer des milliards de dollars d'aide et relancer son économie.

Le nouveau gouverneur a affirmé qu'il fallait "oeuvrer à restituer tous les dépôts bancaires progressivement, à commencer en priorité par les petits épargnants", soulignant que "les banques, la Bdl et l'Etat libanais doivent assumer leurs responsabilités" dans ce dossier.

Il a ajouté que les banques commerciales devaient être "recapitalisées", ajoutant que la Bdl devait "réguler le système bancaire".

M. Souaid a enfin assuré que la Bdl devait "permettre la conclusion de toute enquête criminelle déjà entamée" pour dévoiler "tout abus ou détournement de fonds, de réserves ou d'argent public et sanctionner les responsables".