Jour de la fondation: L'Arabie saoudite célèbre 300 ans d'histoire

Les Saoudiens ont célébré le jour de la fondation (Photo, SPA).
Les Saoudiens ont célébré le jour de la fondation (Photo, SPA).
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Publié le Jeudi 23 février 2023

Jour de la fondation: L'Arabie saoudite célèbre 300 ans d'histoire

  • Défilés, vols en montgolfière et événements familiaux marquent trois cents ans d’histoire
  • À Djeddah, les célébrations du jour de la fondation ont lieu au sein de plusieurs monuments et bâtiments âgés d’environ quatre cents ans

DJEDDAH/DHAHRAN/RIYAD: L’Arabie saoudite célèbre son deuxième jour de la fondation avec des événements, des activités et un congé de quatre jours.
Célébré le 22 février pour commémorer la fondation du pays par l’imam Mohammed ben Saoud, il a été déclaré jour férié l’année dernière à la suite d’un décret royal émis par le roi Salmane.
Des événements culturels et artistiques ont lieu dans tout le Royaume.

Concours national
À l’occasion du jour de la fondation, l’ONU Arabie saoudite lance un concours de photographie autour du thème «Personnes et biens» afin de mettre en valeur la culture et le patrimoine du Royaume.
Les organisateurs demandent que les images représentent des personnes portant des vêtements régionaux et traditionnels de différentes régions du Royaume, des générations plus jeunes et plus âgées, le patrimoine culturel et l’architecture moderne, ou encore des paysages régionaux.
Les photographes locaux doivent soumettre quatre images haute résolution prises avec un appareil photo numérique.
Les photos peuvent être prises dans n’importe quel style ou format et peuvent être en noir et blanc ou en couleur. À des fins d’impression, les images doivent correspondre au format requis de 3:2, en portrait ou en paysage. La taille minimale des fichiers est de 1 Mo et la taille maximale est de 12 Mo.
Toutes les photos doivent être originales et il incombe au photographe de s’assurer que les droits d’auteur n’ont pas été enfreints.
Chaque photo sera jugée individuellement. Toutes les photos envoyées donnent automatiquement à l’ONU Arabie saoudite le droit de les reproduire pour publication. Les droits d’auteur sont conservés par le photographe.
Les photos gagnantes seront utilisées dans le rapport annuel de l’ONU sur le pays, et une sélection des dix meilleures images sera présentée sur le site Web de l’ONU Arabie saoudite sous forme d’exposition virtuelle. Les images gagnantes mises en ligne dans le cadre du concours peuvent apparaître dans des documents de l’ONU.
L’Organisation mondiale du tourisme de l’ONU (OMT) accordera à dix gagnants une bourse pour suivre un cours dans son Académie de tourisme en ligne. L’OMT exposera également les meilleures photos lors d’événements spéciaux, les promouvra sur ses plates-formes de réseaux sociaux, et certaines images pourront apparaître dans les publications de son choix.
Pour présenter votre candidature, envoyez un courriel à l’adresse suivante: [email protected] dans lequel vous indiquerez vos coordonnées complètes et joindrez les images. pour plus de détails, consultez www.SaudiArabia.UN.org.

Riyad
La capitale du Royaume a célébré le jour de la fondation avec des parades et des spectacles dans toute la ville.
Des familles vêtues de tenues traditionnelles se sont rassemblées pour assister aux parades et aux spectacles colorés, tandis que les rues vibraient au rythme des célébrations.
Mercredi, la place Al-Kindi, dans le Quartier diplomatique, a accueilli une tente du patrimoine comprenant un souk traditionnel, des spectacles et des plats locaux que les visiteurs ont pu déguster. L’événement se poursuivra jeudi.
Le ministère de la Culture a présenté une comédie musicale sur l’histoire de l’Arabie saoudite dans la salle rouge de l’université Princesse Noura. Le spectacle a été donné pour la première fois mercredi et se poursuivra jusqu’au 27 février.
Le ministère a par ailleurs organisé un défilé à l’intersection de la route du prince Turki ben Abdelaziz al-Awwal et de la route du roi Salmane à Riyad, avec des chevaux arabes, des tenues traditionnelles et des spectacles hauts en couleur illustrant trois siècles d’histoire du Royaume.
Al-Liwan, un événement culturel proposant des marchés traditionnels, des séminaires d’information et des représentations théâtrales historiques, a été organisé simultanément dans quatorze villes du Royaume, dont Riyad, Arar, Sakaka, Tabuk, Hail, Buraidah, Dammam, Médine, Taïf, Djeddah, Al-Baha, Abha, Jazan et Najran.
À Riyad, il se poursuivra jusqu’à vendredi.
Le site historique de Diriyah a tenu une parade à l’occasion du jour de la fondation, ainsi que d’autres activités familiales sur quatre sites, dont le JAX Park et le Riyadh Skate Park.
L’une des festivités familiales les plus populaires était le Majlis, un événement éducatif mettant en lumière le patrimoine et la culture du premier État saoudien par le biais de conférences, de débats et d’ateliers organisés à la Bibliothèque nationale du roi Fahd.
De nombreuses célébrations à Riyad se poursuivront au cours des deux prochains jours, et certaines, comme la comédie musicale dans la salle rouge de l’université Princesse Noura, jusqu’au 27 février.
Abderrahmane Saleh al-Wohaibi, premier Saoudien à obtenir un permis de pilote de montgolfière dans le Royaume, s’est joint aux célébrations de Riyad, s’élevant au-dessus de la ville lors de vols effectués mardi et mercredi en partant de deux sites: Marat, une ville historique située à 200 km au nord-ouest de Riyad, et Al-Khararah, au sud-ouest de la ville.
M. Al-Wohaibi a qualifié les vols en montgolfière de geste de gratitude envers son pays.
«Cela fait six mois que je tente d’importer cette montgolfière, et l’idée m’est venue à l’esprit une fois mon permis de pilote délivré», a-t-il déclaré. «J’ai senti que je devais exprimer mon amour pour ce pays d’une manière différente, et j’ai donc choisi notre jour de la fondation pour ce faire.»
La montgolfière de M. Al-Wohaibi a été fabriquée par l’usine Kubicek en République tchèque et est enregistrée en Arabie saoudite auprès de l’Autorité générale de l’aviation civile.
Elle portait une bannière imprimée de 32 mètres de long montrant le logo du jour de la fondation en noir, avec des symboles de la culture du Royaume, tels que le drapeau, des palmiers dattiers, le majlis, un cheval arabe et des manuscrits anciens.
Cette bannière spéciale, dont la préparation a pris plus d’un mois, a été imprimée en Europe.
M. Al-Wohaibi a expliqué que les montgolfières peuvent voler plus haut que les avions, atteignant 63 000 pieds.
«Cependant, en raison de la réglementation et de l’approvisionnement en oxygène, ma montgolfière du jour de la fondation ne dépassera pas 8 000 pieds», a-t-il précisé.

Dhahran
À Dhahran, le centre du roi Abdelaziz pour la connaissance et la culture (Ithra) organise les festivités du jour de la fondation jusqu’à vendredi.
Les visiteurs pourront faire le lien entre le passé et l’avenir du Royaume grâce à une série de programmes culturels.
Environ dix-neuf activités seront proposées à différents moments, notamment un spectacle de danse de l’épée Ardah, ou Najdi Ardah, une pièce de théâtre interactive en plein air racontant l’histoire de la fondation du Royaume, et un film décrivant la vie du prince Faisal, âgé de 13 ans, avant qu’il ne devienne roi.
Cette journée à caractère familial s’adresse aux visiteurs de tous âges.
Le faucon symbolise depuis toujours la gloire et la fierté nationale dans le Royaume. Au cours de l’événement consacré aux faucons saoudiens, les visiteurs ont eu l’occasion de découvrir les différents types de faucons et de voir de près les outils de fauconnerie.
Les gens sont encouragés à s’habiller en tenue traditionnelle. Il y aura de nombreux arrière-plans instagrammables pour prendre des selfies, et des photographes professionnels seront présents pour prendre des photos de groupe.
De même, le Musée des enfants et la Bibliothèque d’Ithra proposeront des activités éducatives qui permettront aux jeunes de découvrir l’identité nationale du pays et qui mettent en valeur l’histoire du Royaume.
Les visiteurs peuvent participer ou simplement s’asseoir et profiter des nombreuses activités de plein air prévues en dehors des portes d’Ithra.
L’entrée au centre est gratuite et celui-ci sera ouvert de 16h à 23h durant la période de fête.

Djeddah
À Djeddah, les célébrations du jour de la fondation se déroulent dans un cadre constitué de plusieurs monuments et bâtiments patrimoniaux âgés d’environ quatre cents ans, selon la Commission du patrimoine.
La célébration a débuté par la célèbre danse folklorique Ardah, qui figure désormais sur la liste du patrimoine mondial immatériel de l’Unesco.
Auparavant, elle n’était pratiquée que par les hommes de la tribu Shammar de la région centrale du Najd avant de partir en guerre, mais aujourd’hui, elle est pratiquée par toutes les tribus lors des célébrations et des événements culturels.
La danse faisait suite à une promenade au cours de laquelle les visiteurs se sont plongés dans des histoires du passé sur la place ouverte historique d’Al-Sham.
Dans un théâtre ouvert, des artistes utilisant des outils et des ustensiles anciens ont joué des scènes du passé, montrant comment les gens pratiquaient le commerce, l’artisanat, le pétrissage de la pâte et la cuisson du pain.
«Nous avons préparé une histoire complète avec huit scènes différentes qui mettront en lumière les plats hijazis et offriront un aperçu du plus ancien marché commercial, où les gens échangeaient nourriture et marchandises», explique à Arab News Ahmad Khamees, créateur de spectacles en direct chez 321 Action Art Production.
«Tous les outils que nous avons utilisés datent de plus de cent ans et ont été apportés par différents musées nationaux et collectionneurs d’antiquités pour transmettre la véritable essence du jour de la fondation.»
La pièce de théâtre interactive a aussi permis aux visiteurs de découvrir l’un des plats traditionnels hijazis, généralement préparé en hiver. Il s’agit du madous, qui est composé de bouillon, d’oignons, de lentilles, de riz et de cumin, et consommé avec du poisson séché salé.
Ceux qui visitent la vieille ville peuvent également déguster du lait dans une gerbah, un ancien type de bouteille fabriquée en peau de chèvre ou de mouton, qui était utilisée pour stocker ou transporter le lait et le ghee.
Chon Yee, un touriste chinois en visite à Al-Balad, Djeddah, pendant les célébrations du jour de la fondation se confie à Arab News: «C’est la première fois que je viens en Arabie saoudite; c’est une région formidable, et je suis aussi amateur d’histoire.»
«C’est mon troisième jour ici et je ne me lasse pas de ces bâtiments extraordinaires, de leur style unique et de leurs fenêtres que je n’ai jamais vues ailleurs. Je suis tellement heureux que le ministère de la Culture paie pour les entretenir», ajoute-t-il.
Outre les kiosques qui proposent de nombreux produits traditionnels et locaux, on trouve une fresque murale où les visiteurs peuvent dessiner pour exprimer leur amour du Royaume, ainsi qu’un photomaton pour immortaliser les moments passés en famille et entre amis en tenue traditionnelle.
Par ailleurs, l’organisation à but non lucratif Monteja, en collaboration avec le Swissotel Living Jeddah, a organisé un bazar familial vendant des produits artisanaux faits main, de la nourriture et des boissons.
Le bazar a rassemblé 15 familles indépendantes au restaurant du Quartier dans le but de créer une plate-forme pour présenter et améliorer leurs moyens de subsistance et pour étudier les moyens de développer leurs entreprises.
«Le jour de la fondation est très spécial pour nous, et célébrer ce jour reflète notre amour pour notre pays bien-aimé. Nous pensons que ce bazar familial rappelle qu’il est important de se tenir main dans la main, de redonner à notre communauté et d’autonomiser ces familles», affirme Maram Aldeen, directrice générale de Moneja.
Les familles productives représentent une part importante de l’économie du Royaume, et le fait de les promouvoir peut constituer un véritable point de départ pour le développement des industries des petites et moyennes entreprises. De plus, plus de 4 000 familles ont besoin de soutien dans la région occidentale, ajoute-t-elle.
«Ce que j’attends de l’organisation de cet événement à l’hôtel, c’est que tous les clients de l’hôtel, les employés et leurs familles, ainsi que de nombreux visiteurs, profitent de l’ambiance et soutiennent ces familles en achetant et en appréciant leurs magnifiques produits.»
«L’hôtel a récemment ouvert à Djeddah, en septembre 2022, et c’est la première année que nous avons l’occasion de célébrer le jour de la fondation en tant qu’hôtel opérationnel. Nous avons toujours voulu contribuer activement et collaborer avec une organisation aussi noble qui promeut et défend une bonne cause en soutenant les familles de producteurs locaux et les talents artisanaux», a souligné Jaouad Sbihi, directeur général du Swissotel Living Jeddah.
«Je considère que c’est une obligation pour notre industrie de soutenir et de promouvoir un tel partenariat en mettant gratuitement à disposition notre plate-forme hôtelière, tout en garantissant que l’intégralité des recettes générées par les ventes soit reversée à l’organisation à but non lucratif. Dans le même temps, nous leur donnons la possibilité de présenter leurs talents et leurs compétences à nos clients, à nos collègues et à la communauté en général, ce qui leur ouvrira organiquement d’autres portes», a-t-il ajouté.
Dans une interview accordée à Arab News, Raja’s Kalantan de Needle and Yarn, qui fabrique des produits en utilisant du fil textile, affirme: «Tous les entrepreneurs sont honorés et apprécient la collaboration de l’organisation avec l’hôtel de luxe Swissotel Living Jeddah. Nous les remercions d’avoir cru en nous. Cela fait plaisir de voir des marques connues défendre une cause sociale et donner du pouvoir à des gens comme nous.»
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'ambassadeur du Liban en Arabie saoudite achève son mandat par une visite au journal Arab News

L'ambassadeur du Liban en Arabie saoudite, le Dr Fawzi Kabbara, a visité le siège d'Arab News à Riyad, dimanche. (Photo AN de Huda Bashatah)
L'ambassadeur du Liban en Arabie saoudite, le Dr Fawzi Kabbara, a visité le siège d'Arab News à Riyad, dimanche. (Photo AN de Huda Bashatah)
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  • M. Kabbara a reconnu les relations de longue date entre l'Arabie saoudite et le Liban et a fait l'éloge d'Arab News pour la promotion de la compréhension entre les deux pays.
  • M. Kabbara a également souligné le rôle essentiel joué par les médias dans la formation de l'opinion publique et la promotion du dialogue interculturel.

RIYAD : L'ambassadeur du Liban en Arabie saoudite, le Dr Fawzi Kabbara, a terminé dimanche son mandat par une visite au rédacteur en chef d'Arab News, Faisal J. Abbas, au siège du journal à Riyad.

Au cours de la réunion, M. Kabbara a reconnu les relations de longue date entre l'Arabie saoudite et le Liban et a fait l'éloge d'Arab News pour avoir favorisé la compréhension entre les deux pays grâce à ses "reportages perspicaces".

"C'est un honneur de célébrer les liens durables entre le Liban et l'Arabie saoudite pendant une période de changement significatif dans le Royaume sous la direction du roi Salman et du prince héritier Mohammed bin Salman", a-t-il déclaré.

Il a souligné l'engagement de la publication en faveur de l'intégrité journalistique et a déclaré qu'elle enrichissait le paysage médiatique et soutenait les relations diplomatiques en tenant les diplomates informés des nouvelles locales et régionales. 

M. Kabbara a également souligné le rôle essentiel joué par les médias dans la formation de l'opinion publique et la promotion du dialogue interculturel.

Au cours de sa visite du siège du journal, l'envoyé a vu des éditions remontant à sa création en 1975, y compris sa première couverture de Noël, la transformation sous la direction d'Abbas en 2016 et des dessins éditoriaux primés illustrant des moments clés de l'histoire mondiale.

En ce qui concerne l'avenir, M. Kabbara a déclaré que son séjour dans le Royaume n'était pas terminé. Il s'est dit impatient de revenir "avec une autre casquette" afin d'être témoin de la croissance des relations libano-saoudiennes et de l'évolution du rôle d'Arab News.

Il a conclu en exprimant sa sincère gratitude à Arab News et à M. Abbas. Pour sa part, M. Abbas a remercié l'ambassadeur pour sa visite et lui a souhaité beaucoup de succès dans ses projets futurs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Gaza: la Défense civile annonce un bilan de 43 morts dont des enfants, près d'un point de distribution d'eau potable

A Nousseirat, dans le centre de Gaza, 20 personnes ont été tuées, dont dix y compris des enfants près d'un point de distribution d'eau potable, a ajouté M. Bassal. (AFP)
A Nousseirat, dans le centre de Gaza, 20 personnes ont été tuées, dont dix y compris des enfants près d'un point de distribution d'eau potable, a ajouté M. Bassal. (AFP)
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  • Dans le territoire assiégé, 43 Palestiniens ont été tués dimanche par des bombardements israéliens, a déclaré le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal
  • Parmi eux, 11 Palestiniens dont des femmes et des enfants ont péri dans des frappes sur un marché à Gaza-ville, dans le nord du territoire, et trois autres dans le camp de déplacés d'Al-Mawassi, dans le sud, selon lui

GAZA: La Défense civile a annoncé dimanche que des frappes israéliennes avaient tué 43 Palestiniens dans la bande de Gaza où Donald Trump espère que la situation sera "réglée" la semaine prochaine malgré le blocage des discussions sur un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Les deux camps s'accusent mutuellement d'enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l'intermédiaire du Qatar, de l'Egypte et des Etats-Unis, pour mettre fin à 21 mois de guerre déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023.

"Sur Gaza, nous discutons et nous espérons que ce sera réglé la semaine prochaine", a dit M. Trump dimanche soir, réitérant ses déclarations optimistes du 4 juillet.

La veille, sept agences de l'ONU avaient mis en garde contre le "niveau critique" de la pénurie de carburant à Gaza, qui constituait un "nouveau fardeau insupportable" pour "une population au bord de la famine".

"Seulement 150.000 litres de carburant ont pu entrer ces derniers jours", a déclaré dimanche à l'AFP le chef du réseau d'ONG palestiniennes à Gaza, Amjad Shawa, selon qui il faudrait "275.000 litres par jour pour répondre aux besoins essentiels".

Dans le territoire assiégé, 43 Palestiniens ont été tués dimanche par des bombardements israéliens, a déclaré le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.

Parmi eux, 11 Palestiniens dont des femmes et des enfants ont péri dans des frappes sur un marché à Gaza-ville, dans le nord du territoire, et trois autres dans le camp de déplacés d'Al-Mawassi, dans le sud, selon lui.

A Nousseirat, dans le centre de Gaza, 20 personnes ont été tuées, dont dix y compris des enfants près d'un point de distribution d'eau potable, a ajouté M. Bassal.

L'armée israélienne a déclaré avoir visé un membre du Jihad islamique, un groupe armé allié du Hamas, mais a reconnu que "la munition était tombée à des dizaines de mètres de sa cible" en raison d'une "erreur technique".

"L'incident est en cours d'examen", a ajouté l'armée.

Elle a affirmé que son aviation avait, en 24 heures, "frappé plus de 150 cibles terroristes à Gaza".

"Ça suffit" 

A l'hôpital al-Aqsa de Deir al-Balah, des Palestiniens pleuraient la mort de proches tués à Nousseirat, près des dépouilles enveloppées dans des linceuls en plastique, selon des images de l'AFP.

"Notre message au monde: arrêtez la guerre. Ça suffit (...) Ils tuent des civils, il ne nous reste plus rien", a lancé Mahmoud al-Chami, un habitant de Nousseirat.

Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.

L'attaque du 7 octobre 2023 a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l'armée israélienne.

Au moins 58.026 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israéliennes à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

Dimanche, un bateau transportant des militants propalestiniens et de l'aide humanitaire a quitté la Sicile à destination de Gaza, un peu plus d'un mois après l'interception par Israël d'un précédent navire.

"Déplacement forcé" 

Une source palestinienne avait affirmé samedi que les négociations en vue d'une trêve rencontraient "des obstacles" et que le Hamas rejetait "totalement" un plan d'Israël prévoyant le maintien de ses forces "sur plus de 40% de la superficie de Gaza".

Selon cette source, l'objectif d'Israël est "d'entasser des centaines de milliers de déplacés" dans le sud de Gaza, "en préparation d'un déplacement forcé de la population vers l'Egypte ou d'autres pays".

Une deuxième source palestinienne a néanmoins fait état de "progrès" sur les questions liées à l'entrée de l'aide humanitaire et l'échange d'otages israéliens contre des prisonniers palestiniens.

"Israël a démontré sa volonté de faire preuve de flexibilité dans les négociations", a rétorqué un responsable israélien, en accusant le Hamas de chercher "à saboter les négociations".

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réaffirmé ces derniers jours les objectifs d'Israël: libérer les otages, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza, où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.

Dimanche, des proches d'otages ont à nouveau manifesté à proximité du bureau de M. Netanyahu à Jérusalem, pour réclamer leur retour, et ont projeté sur des immeubles voisins des portraits géants des captifs.

"La majorité absolue des gens (...) veut ramener tous les otages et mettre fin à la guerre", a affirmé à l'AFP Yotam Cohen, dont le frère Nimrod fait partie des otages.


Syrie: des affrontements dans une ville à majorité druze font 37 morts

Au moins quinze combattants druzes ont été tués mercredi dans une embuscade près de Damas, a rapporté jeudi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). (AFP)
Au moins quinze combattants druzes ont été tués mercredi dans une embuscade près de Damas, a rapporté jeudi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). (AFP)
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  • Des affrontements entre tribus bédouines et combattants locaux dans la ville à majorité druze de Soueïda, dans le sud de la Syrie, ont fait 37 morts, dont 27 druzes dont deux enfants et 10 bédouins, ainsi qu'une cinquantaine de blessés.
  • Le ministère a annoncé l'intervention d'unités de police, « en coordination avec le ministère de la Défense, pour résoudre le conflit, arrêter les affrontements, rétablir la sécurité, poursuivre les responsables de ces incidents

DAMAS : Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé au Royaume-Uni mais disposant d'un large réseau de sources en Syrie, des affrontements entre tribus bédouines et combattants locaux dans la ville à majorité druze de Soueïda, dans le sud de la Syrie, ont fait 37 morts, dont 27 druzes dont deux enfants et 10 bédouins, ainsi qu'une cinquantaine de blessés.

Basé au Royaume-Uni, mais disposant d'un large réseau de sources en Syrie, l'OSDH a revu à la hausse son bilan des affrontements, qui s'élève désormais à 37 morts, dont 27 druzes (dont deux enfants) et 10 bédouins, ainsi qu'à une cinquantaine de blessés.

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a exprimé sa « profonde inquiétude » après les heurts qui ont fait, selon lui, « plus de 30 morts et près de 100 blessés » dans le quartier d'al-Makous, dans l'est de Soueïda.

Le ministère a annoncé l'intervention d'unités de police, « en coordination avec le ministère de la Défense, pour résoudre le conflit, arrêter les affrontements, rétablir la sécurité, poursuivre les responsables de ces incidents et les déférer devant la justice compétente ».

Ces affrontements sont survenus « sur fond de tensions accumulées lors de périodes précédentes », a-t-il précisé.

Il s'agit des premiers affrontements meurtriers entre les deux communautés depuis les violences d'avril et de mai, qui avaient opposé les forces de sécurité syriennes à des combattants druzes, faisant plusieurs dizaines de morts.

Selon le site d'information local Sweida 24, qui cite des sources médicales, des « affrontements armés et des échanges de tirs d'obus » ont éclaté, et la route reliant Damas à Soueïda a été fermée en raison des violences.

Le gouverneur de Soueïda, Moustapha al-Bakour, a appelé les habitants à « faire preuve de retenue ». Plusieurs notables druzes ont également appelé au calme et demandé une intervention des autorités.

Avec quelque 700 000 habitants, la province de Soueïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité religieuse issue de la branche ismaélienne du chiisme. 

Les tensions entre les factions druzes et bédouines sont anciennes et des violences éclatent sporadiquement entre les deux groupes, notamment lorsque les Bédouins font paître leurs troupeaux sur des terres agricoles appartenant aux Druzes.

Après la chute du président Bachar al-Assad en décembre, qui a mis fin à 14 ans de guerre civile, les violences de début mars contre la communauté alaouite, plus de 1 700 morts puis contre les druzes ont ébranlé la confiance dans la capacité des nouvelles autorités, dirigées par le nouvel homme fort Ahmad al-Chareh, à protéger les minorités en Syrie.

En avril et en mai, des affrontements entre les nouvelles forces de sécurité et des combattants druzes ont fait plusieurs dizaines de morts, avant que des accords ne soient conclus entre des chefs locaux et religieux pour contenir l'escalade et intégrer les combattants druzes aux nouvelles structures de pouvoir. 

À la suite de ces affrontements, Israël, qui occupe le plateau du Golan depuis 1967 (annexé depuis 1981), a invoqué la protection des Druzes pour justifier plusieurs frappes, dont une début mai près du palais présidentiel à Damas.

Les Druzes sont surtout présents en Syrie, au Liban et en Israël, où l'on dénombre quelque 152 000 d'entre eux, selon les dernières données disponibles. Ce chiffre inclut les 24 000 Druzes qui habitent la partie annexée du Golan, dont moins de 5 % ont la nationalité israélienne.