Le Festival des agrumes d’AlUla et sa prodigieuse diversité

À l’occasion du Festival des agrumes d’AlUla, les agriculteurs locaux exposeront vingt-neuf types d’agrumes récoltés pendant cette saison. Les participants proposeront également des recettes locales et internationales et des plats à base d’agrumes. (Photo fournie)
À l’occasion du Festival des agrumes d’AlUla, les agriculteurs locaux exposeront vingt-neuf types d’agrumes récoltés pendant cette saison. Les participants proposeront également des recettes locales et internationales et des plats à base d’agrumes. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 10 janvier 2023

Le Festival des agrumes d’AlUla et sa prodigieuse diversité

À l’occasion du Festival des agrumes d’AlUla, les agriculteurs locaux exposeront vingt-neuf types d’agrumes récoltés pendant cette saison. Les participants proposeront également des recettes locales et internationales et des plats à base d’agrumes. (Photo fournie)
  • Le festival permet également de commercialiser les produits à base d’agrumes, notamment les confitures, les jus, les produits de boulangerie, les confiseries, les parfums, les détergents et les cosmétiques
  • Conformément à l’initiative Vision 2030 du Royaume, les festivals d’agrumes et de dattes d’AlUla contribuent de manière importante à l’économie de la région

DJEDDAH: Avec le début de la saison des récoltes, le deuxième Festival des agrumes de la Commission royale pour AlUla (RCU) présente une variété de produits locaux et attire des visiteurs d’Arabie saoudite et internationaux.

AlUla produit près de 15 000 tonnes par an, ce qui représente 30% de la production totale du Royaume. Le gouvernorat compte 4 700 exploitations agricoles avec plus de 200 000 arbres répartis sur 800 hectares.

Les agrumes d’AlUla sont utilisés à des fins culinaires et médicinales. (Photo fournie)
Les agrumes d’AlUla sont utilisés à des fins culinaires et médicinales. (Photo fournie)

Le Festival des agrumes d’AlUla, qui a débuté vendredi dernier et se tiendra jusqu’au 21 janvier, présente des produits agricoles locaux frais qui apportent d’importants avantages économiques pour la région.

Le festival permet également de commercialiser les produits à base d’agrumes, notamment les confitures, les jus, les produits de boulangerie, les confiseries, les parfums, les détergents et les cosmétiques. Les fruits sont également utilisés pour leurs précieuses propriétés médicinales, leurs huiles essentielles et leurs parfums aromatiques.

Le festival favorise la diffusion des produits et l’augmentation des revenus des agriculteurs.

Badr al Mutairi, consultant agricole saoudien.

Badr al-Mutairi, un consultant agricole saoudien, déclare à Arab News que c’est l’occasion pour la région de présenter ses produits à base d’agrumes à l’échelle mondiale, compte tenu de la présence de touristes attirés par les sites antiques d’AlUla.

«Une fois que les visiteurs auront goûté à ces fruits, je suis sûr qu’ils les recommanderont en raison de leur qualité, ce qui favorisera leur distribution, et une augmentation des revenus pour les agriculteurs. Cela entraînera donc une croissance de la zone agricole dédiée à cette culture.»

Vingt-neuf types d’agrumes sont présentés lors du festival, parmi les diverses variétés d’agrumes qui poussent dans le sol fertile des oasis. Les oranges sont les plus courantes, représentant 70 à 80% des agrumes produits à AlUla. (Twitter@RCU_SA)
Vingt-neuf types d’agrumes sont présentés lors du festival, parmi les diverses variétés d’agrumes qui poussent dans le sol fertile des oasis. Les oranges sont les plus courantes, représentant 70 à 80% des agrumes produits à AlUla. (Twitter@RCU_SA)

M. Al-Mutairi s’oppose à la vente de produits de mauvaise qualité qui pourraient avoir des répercussions négatives sur l’expérience des visiteurs.

Diversité et plats

Vingt-neuf types d’agrumes, cultivés dans le sol fertile d’AlUla, sont exposés lors du festival. Les oranges représentent entre 70 et 80% de la production.

De nombreuses variétés locales sont également cultivées, notamment les oranges de Jaffa, parfois connues sous leur nom arabe, «shamouti». Elles sont sucrées, avec peu de pépins et une peau dure.

Le Festival des agrumes d’AlUla présente les variétés locales. (agence de presse saoudienne)
Le Festival des agrumes d’AlUla présente les variétés locales. (agence de presse saoudienne)

L’orange sucrée ou «sukkari» est de couleur jaunâtre. Elle est juteuse, tandis que l’orange navel offre une saveur plus riche et plus acide.

Les «baladi» sont d’un orange plus foncé. Elles sont parfaites pour faire des jus.

EN BREF

• Les agriculteurs locaux présenteront les produits les plus frais et les plus juteux de la saison lors du Festival des agrumes d’AlUla qui se tient jusqu’au 21 janvier. Le sol riche et fertile d’AlUla permet de faire pousser vingt-neuf types d’agrumes.

• Les oranges sont la fierté d’AlUla, constituant près de 70 à 80% de la production. Parmi celles-ci, on trouve les variétés d’oranges suivantes: Jaffa, sukkari, baladi (idéale pour l’extraction de jus), mandarines et clémentines, entre autres.

• La Commission royale pour AlUla a mené une étude de faisabilité pour la création d’un centre de services aux agriculteurs. Le centre vise à améliorer les compétences des agriculteurs et des professionnels de l’industrie au moyen de formations et d’ateliers. Une formation a eu lieu pendant le week-end avec 40 agriculteurs et opérateurs sur le terrain.

Les mandarines, les clémentines et les tangerines sont célèbres auprès des habitants d’AlUla.

Différents types de citrons sont également exposés, notamment le «ben zuhair», qui est une variété bien connue de citron vert doux, et les citrons «adalia».

Le Festival des agrumes d’AlUla présente les variétés locales. (agence de presse saoudienne)
Le Festival des agrumes d’AlUla présente les variétés locales. (agence de presse saoudienne)

Quant au pamplemousse, la variété rubis étoilé rouge foncé est réputée auprès des habitants d’AlUla. Le pamplemousse sans pépins des marais pousse également dans la région. Les variétés pomelo et kumquat, connus localement sous le nom de «royal», seront également exposées au festival.

Les participants au festival valorisent leurs produits en proposant des recettes locales et internationales et des plats à base d’agrumes.

Quinze mille tonnes d’agrumes sont produites à AlUla chaque année.

Plusieurs émissions de cuisine sont diffusées en direct avec de célèbres chefs, dont William Ledeuil, étoilé Michelin, qui prépare des plats spéciaux durant le premier week-end du festival.

Le Festival des agrumes d’AlUla présente les variétés locales. (agence de presse saoudienne)
Le Festival des agrumes d’AlUla présente les variétés locales. (agence de presse saoudienne)

Le week-end prochain mettra en vedette la cheffe japonaise Keiko Nagae, qui a travaillé dans certains des meilleurs restaurants d’Europe et du Japon, ainsi que d’autres chefs, dont Pierre Gagnaire, Yannick Alleno et Michel Troisgros.

Culture d’agrumes

AlUla est un bastion agricole depuis des milliers d’années. Le cédrat, à titre d’exemple, est considéré comme l’une des anciennes variétés cultivées dans la région. Il se caractérise par une épaisse peau jaune-vert, avec un arôme parfumé, mais une saveur amère et peu ou pas de jus et de pulpe. Il était autrefois utilisé pour la cuisine, la confiture, les parfums et les médicaments.

D’un point de vue agricole, le cédrat est un mélange hybride de citron et de pomelo. Ses arbres sont célèbres dans la région et les agriculteurs sont fiers de les montrer aux visiteurs.

Le festival vise à mettre en lumière, à l’échelle nationale et internationale, les produits à base d’agrumes d’AlUla afin de soutenir et de commercialiser les agrumes de la région. (Twitter@RCU_SA)

Badr al-Mutairi est un inspecteur certifié par l’Organisation saoudienne des normes biologiques et réglementaires, le Programme biologique national des États-Unis et les organismes européens et japonais de normes agricoles.

Il affirme que plusieurs facteurs doivent être pris en considération dans la culture du fruit, notamment le «territoire idéal dans un sol bien drainé riche en composants organiques, avec un potentiel hydrogène (pH) de 6,5 à 7», que l’on trouve à AlUla.

M. Al-Mutairi ajoute que la fertilisation, la protection et l’élagage sont importants pour «être en mesure de fournir au produit les nutriments qui lui manquent et d’obtenir un bon produit en termes de forme, de couleur, de goût et de quantité».

La récolte d’agrumes d’AlUla est estimée à 15 000 tonnes par an, ce qui représente 30% de la production totale d’agrumes du Royaume. (Twitter@RCU_SA)
La récolte d’agrumes d’AlUla est estimée à 15 000 tonnes par an, ce qui représente 30% de la production totale d’agrumes du Royaume. (Twitter@RCU_SA)

Il est également nécessaire de lutter contre les parasites et les maladies qui peuvent affecter la culture pendant la phase de croissance, afin de garantir la qualité et la quantité, et d’éviter ainsi les pertes financières pour les agriculteurs.

L’élagage est également essentiel et il doit avoir lieu au bon moment en utilisant les bonnes méthodes. «Son importance réside dans le fait qu’il offre une ventilation pour les arbres et il permet à la lumière du soleil d’entrer.» L’élimination des branches inutiles permet aux zones fruitières de recevoir une meilleure nutrition, précise Badr al-Mutairi.

La RCU a continué à travailler à l’amélioration de la culture à AlUla, avec la récente création du «Projet d’agrumes de haute qualité», qui soutient la recherche et le développement. Son objectif est d’augmenter les marges de profit des agriculteurs de 50%.

Le festival vise à mettre en lumière, à l’échelle nationale et internationale, les produits à base d’agrumes d’AlUla afin de soutenir et de commercialiser les agrumes de la région. (Twitter@RCU_SA)
Le festival vise à mettre en lumière, à l’échelle nationale et internationale, les produits à base d’agrumes d’AlUla afin de soutenir et de commercialiser les agrumes de la région. (Twitter@RCU_SA)

Plus de 20 nouvelles variétés d’agrumes sont actuellement cultivées pour assurer la diversité et augmenter la production.

La RCU a récemment mené une étude de faisabilité pour la création d’un centre de services aux agriculteurs en vue d’améliorer la qualité des agrumes, en plus de fournir des unités de stockage réfrigéré et des unités de fabrication.

Le centre vise à améliorer les compétences des agriculteurs et des professionnels de l’industrie au moyen de formations et d’ateliers. Une formation a eu lieu pendant le week-end avec 40 agriculteurs et opérateurs sur le terrain.

La RCU a également initié le projet baptisé «Farmers’ Field Schools and Model Fields», avec actuellement trois projets pilotes, et une perspective de quinze projets dans diverses parties du gouvernorat.

Conformément à l’initiative Vision 2030 du Royaume, les festivals d’agrumes et de dattes d’AlUla contribuent de manière importante à l’économie de la région.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
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  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Semaine de l'Art à Riyad : « Une constellation d'événements » qui redéfinit les frontières de l'art

La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
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  • Cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.
  • La princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah a expliqué que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres.

RIYAD : La première édition de la Semaine de l'Art à Riyad débute le 6 avril dans la capitale du Royaume. Initiative non commerciale, cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.

Dans un communiqué, la princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah, responsable de la Semaine de l'Art à Riyad, a expliqué les inspirations et les objectifs de l'événement: "La Semaine de l'Art de Riyad est née de la conviction que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres. Riyad est depuis longtemps une ville en pleine croissance et, grâce à cette plateforme, nous espérons contribuer à son avenir culturel - un avenir ouvert, dynamique et profondément enraciné dans le patrimoine et l'innovation".

La conservatrice Vittoria Mataresse est à la tête d'une équipe comprenant les conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à cet événement.

La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)
La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)

"Il était très important pour nous d'être ludique et de ne pas avoir le type de structure ou de format rigide que nous avons l'habitude de voir. La Semaine de l'Art de Riyad se situe entre une exposition et une foire d'art. Il s'agit en fait d'une constellation d'événements", explique M. Matarrese à Arab News. "Contrairement aux grands événements artistiques qui imposent souvent des thèmes universels et s'appuient sur des artistes mondialement établis, nous voulions travailler dans le cadre d'un écosystème artistique régional, en embrassant les textures, les urgences et les sensibilités de la péninsule arabique. Nous essayons de retracer quelque chose de très spécifique et, de cette manière, nous proposons un écart critique (par rapport au format normal)".

Le thème de l'édition inaugurale de cet événement est « At the Edge ». Il réunit plus de 45 galeries provenant du Royaume-Uni, du monde arabe et d’autres régions du globe. Trois sous-thèmes principaux sont explorés : « Vie quotidienne », « Paysages » et « Motifs ».

Le quartier de JAX de Diriyah accueillera trois expositions majeures offrant un aperçu de l'identité culturelle de l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'artistes saoudiens établis dont les studios sont basés à JAX ouvriront également leurs portes au public. Au centre de Riyad, plus de 15 galeries hébergées dans le centre Al-Mousa présenteront également des expositions, et un programme plus large à travers la ville proposera plusieurs conférences et collaborations.  

« La Semaine de l'Art de Riyad est vraiment différente », explique Gandit-Lelandais, qui travaille dans la région depuis plus de vingt ans et se concentre sur l'art arabe contemporain, dans une interview accordée à Arab News. « Le marché et l'écosystème sont uniques ici. Je pense qu'il est important d'arrêter d'appliquer les formats européens et américains dans d'autres contextes, car ils n'ont pas nécessairement besoin de s'adapter. Le format lui-même peut être réinventé pour mieux correspondre à l'identité locale ».

L'équipe a conçu l'événement comme "un parapluie sous lequel tout le monde peut se rassembler", explique Gandit-Lelandais. "Il s'adresse au public, aux amateurs d'art et aux collectionneurs".

"Avec la croissance rapide de Riyad, le type de dialogue que nous avons établi est très important pour attirer les gens ici, mais pas avec un regard occidental sur la façon dont l'art devrait être", ajoute-t-elle.

« Je suis très enthousiaste à l'idée de relier nos artistes locaux et notre scène locale (au reste du monde). Je pense qu'une fondation éducative est très excitante et très nécessaire à l'heure actuelle pour les artistes, les praticiens de l'art, les jeunes collectionneurs et tous ceux qui en font partie. Nous voulions permettre à ces générations d'artistes d'Arabie saoudite de se raconter, au-delà du cadre habituel », a expliqué Mme Harasani, seule Saoudienne de l'équipe de commissaires, à Arab News.

Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)
Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)

Bien qu'aucun des commissaires ne vive à Riyad, ils offrent tous un regard nuancé et sensible sur la capitale.

“J'ai tellement travaillé à Riyad que je m'y sens chez moi”, explique Mme Harasani. « Riyad est culturellement différente de Djeddah, ma ville d'origine, et il a été fascinant de découvrir la scène artistique locale. Je pensais que cela ressemblerait à la scène de la région du Hedjaz, mais c'est totalement autre chose. J'ai énormément appris en réalisant qu'étant tous originaires d'Arabie saoudite, il existe une multitude de façons de travailler, de créer et de communiquer ». 

Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)
Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)

L'expansion rapide de Riyad, tant sur le plan physique que culturel, au cours de la dernière décennie, contribue à la richesse et à la diversité présentées à la Semaine de l’Art, affirment les commissaires.

"C'est là toute la beauté du Moyen-Orient : dix ans ici équivalent à cent ans ailleurs", explique Mme Matarrese. "Je pense que ce qui est vraiment astucieux dans ce que fait l'Arabie saoudite en ce moment, c'est qu'elle a appris des erreurs commises par d'autres et qu'elle cherche activement à mieux gérer la situation."

"Il y a une chose qui est importante dans l'ADN de ce que nous faisons", poursuit-elle. "Nos visiteurs ne sauront pas à quoi s'attendre. Nous avons vraiment repoussé les limites de ce qui pourrait être montré ; nous essayons de déconstruire les modèles d'exposition conventionnels, d'expérimenter quelque chose d'autre et de réarticuler le dialogue entre les différentes parties du monde de l'art".

Pour Mme Harasani, cet événement constitue un nouveau jalon dans les progrès artistiques accomplis par le Royaume au cours de ces dernières années. 

« Cela n'existait pas quand j'étais enfant », confie-t-elle. « Le fait que nous puissions aujourd'hui voir nos rêves se réaliser, et assister à des projets d'envergure comme la Semaine de l'Art de Riyad, me fait me sentir extrêmement chanceuse et privilégiée d'en faire partie ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com