L’importance de Diriyah mise en lumière par sa désignation comme giga-projet du fonds souverain saoudien

La ville de Diriyah, construite en briques de terre crue, a joué, il y a des centaines d'années, un rôle essentiel dans le développement de la nation saoudienne (Photo fournie).
La ville de Diriyah, construite en briques de terre crue, a joué, il y a des centaines d'années, un rôle essentiel dans le développement de la nation saoudienne (Photo fournie).
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Publié le Mardi 10 janvier 2023

L’importance de Diriyah mise en lumière par sa désignation comme giga-projet du fonds souverain saoudien

  • Le premier siège de la famille Al-Saoud du Royaume fait l'objet d'un projet de restauration de 50 milliards de dollars
  • Pour le prince héritier Mohammed ben Salmane, l'investissement du FIP «reflète le statut de Diriyah en tant que destination unique»

DJEDDAH: Pendant plus de 500 ans, les vestiges de la ville de Diriyah, construite en briques de terre crue, ont été le témoin muet de la résilience, de la détermination et des vicissitudes de la vie des habitants de la péninsule arabique.
Construits le long d'une courbe à la périphérie de Riyad, sur une oasis qui s'est détachée des rives de Wadi Hanifa, les murs en briques de terre crue de Diriyah entouraient une ville désertique florissante, autrefois un moteur de culture et de commerce.
Son quartier d'At-Turaif, avec sa célèbre citadelle, est à l'origine le siège de la famille Al-Saoud du Royaume. En 1727, la ville est nommée capitale du pays, jetant ainsi les bases de ce qui allait devenir plus tard l'Arabie saoudite unifiée.

Grâce aux efforts du roi et du prince héritier, Diriyah sera bientôt exposée au monde de manière inédite (Photo, SPA).

En 2010, près de trois siècles plus tard, les ruines d'At-Turaif sont inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco. En juillet 2017, la zone fait l'objet d'un plan de restauration minutieux visant à redonner vie à son héritage historique.
Aujourd'hui, Diriyah a été ajoutée en tant que cinquième giga-projet au portefeuille du Fonds d'investissement public (FIP) du Royaume.
Les cinq giga-projets constituent un pilier essentiel de la stratégie du fonds souverain visant à diversifier l'économie du Royaume à travers les nouveaux secteurs, les partenariats public-privé et les opportunités d'investissement et d'emploi.
La consécration du site, aux côtés des autres giga-projets du Royaume, «reflète le statut de Diriyah en tant que destination unique dotée de monuments culturels, historiques et touristiques distinctifs», a déclaré lundi le prince héritier Mohammed ben Salmane, premier ministre d'Arabie saoudite et président du FIP, dans un communiqué.
Le FIP, qui gère plus de 620 milliards de dollars d'actifs, est au cœur du programme saoudien Vision 2030 qui vise à diversifier l'économie du Royaume et à réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
Outre Diriyah, la liste des giga-projets saoudiens comprend la ville intelligente de NEOM, le projet de tourisme de luxe de Red Sea Global, le complexe de divertissement Qiddiya basé à Riyad et le promoteur immobilier ROSHN.

Au centre du quartier At-Turaif de Diriyah, véritable dédale de maisons en pierre et en adobe, de cours et de tours, se dressent les hautes tours de la citadelle du majestueux palais Salwa (Photo fournie).

En 2017, la Diriyah Gate Development Authority (DGDA) est chargée par le gouvernement saoudien de réaménager le «berceau du Royaume» en une destination touristique, culturelle et de loisirs durable et de classe mondiale.
Une fois achevé, le giga-projet de 50 milliards de dollars comprendra certains des restaurants et hôtels les plus luxueux du monde construits dans le style architectural traditionnel najdi, aux côtés de zones de conservation et de lieux culturels.
La DGDA continuera à superviser le site en vue de le transformer en l'une des principales destinations touristiques de la région.
Au centre du quartier At-Turaif de Diriyah, véritable dédale de maisons en pierre et en adobe, de cours et de tours, se dressent les hautes tours de la citadelle du majestueux palais Salwa. C'est ici que s’écrivent les premiers chapitres de l'histoire de l'Arabie saoudite.
S'étendant sur une superficie d'au moins 10 000 mètres carrés, le palais de Salwa, qui signifie consolation ou réconfort en arabe, est la plus grande structure individuelle de Diriyah, constituée de sept unités architecturales construites par étapes successives.
La première est apparue en 1446 lorsque Mani al-Muraydi, chef du clan Marada de la tribu Al-Duru de Bani Hanifa, et «père de la famille royale saoudienne», jette les bases de ce qui allait devenir le plus grand État de l'histoire de la péninsule arabique.
Construits en briques crues, en paille et en rondins dans le style architectural najdi, les murs sont bordés de fenêtres triangulaires décoratives conçues pour faire circuler l'air et faire entrer la lumière naturelle dans les pièces.

Le roi Salmane visite le site historique en 1981 (Photo fournie).

Ce style architectural évolue pendant plusieurs siècles en réponse aux conditions difficiles, à travers l'utilisation des quelques matériaux naturels disponibles, notamment les briques d'adobe cuites au soleil, le calcaire extrait des pentes de la vallée et le bois d'œuvre provenant du tamaris.
Les historiens font remonter la fondation du premier État saoudien à 1727, lorsque le fils de Saoud, Mohammed, prend les rênes de la ville. L'imam Mohammed ben Saoud est l'arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père (quinquisaïeul) du roi Salmane et est «l'une des figures les plus importantes» de l'histoire de l'Arabie saoudite.
L'émergence de la ville construite dans la vallée de Hanifah marque un tournant dans l'histoire de la péninsule arabique. Les mondes arabe et islamique y trouvent stabilité et prospérité et deviennent une destination pour le commerce, la culture, la connaissance, la communication et les échanges économiques.
Après sa mort, le fils de l'imam Mohammed, Abdelaziz, perpétue l'œuvre de son père, et des années plus tard, son fils Saoud, connu sous le nom de «Saoud le Grand», hérite du trône.
Aujourd'hui, Diriyah a été ajoutée en tant que cinquième giga-projet au portefeuille du Fonds d'investissement public (FIP) du Royaume (Royal Commission for Riyadh City).
À mesure que l'État saoudien s'étend, des bords de l'Euphrate et du Levant au nord jusqu'à Sanaa et Mascate au sud, et de la côte du golfe Arabique à l'est jusqu'à la mer Rouge à l'ouest, les menaces à son contrôle se multiplient.
En 1811, les forces ottomanes sous le commandement d'Ibrahim Pacha débarquent à Yanbu, sur la côte de la mer Rouge en Arabie. C'est alors que commence une campagne sanglante de six ans qui se solde par la défaite de Diriyah et l'abandon d'At-Turaif.
En mars 1818, les murs de la ville sont frappés par des tirs d'obus dont les stigmates sont encore visibles aujourd'hui. Surpassés en nombre par six contre un, 5 000 soldats résistent aux forces d'Ibrahim Pacha.
Pendant six mois, ils défendent le fort avec vigueur. Cependant, pour chacun des 1 200 défenseurs morts, 10 des hommes de Pasha ont été tués au combat. L'imam Abdallah ben Saoud était à la tête des soldats saoudiens.
Une fois le siège terminé, les Ottomans se retirent du Najd, non sans avoir dévasté Diriyah, détruisant bâtiments et fortifications. Ils abattent également tous les palmiers dattiers, réduisant à néant de longues années de culture et condamnant les habitants d'une vaste région à la famine.
Bien que Diriyah et At-Turaif aient été laissées en ruines, déchirées par les troubles, les assassinats, la guerre civile, puis saisies par le clan Ben Rachid en 1891, elles restent dans le cœur des membres survivants de la famille Saoud.

La consécration du site, aux côtés des autres giga-projets du Royaume, «reflète le statut de Diriyah en tant que destination unique dotée de monuments culturels, historiques et touristiques distinctifs», déclare le prince héritier (Photo, SPA).

En 1902, du haut de ses 16 ans, le jeune Abdelaziz ben Abdel Rahman Al-Saoud, fils du dernier imam exilé du second État saoudien, ainsi qu’une petite bande de guerriers, prennent d'assaut la forteresse de Masmak, à 20 kilomètres au sud-est d'At-Turaif, et récupèrent le trône.
Il unifie ainsi la nation d'est en ouest avec Riyad comme nouvelle capitale de l'État saoudien le 23 septembre 1932. Diriyah renaît quatre décennies plus tard, cette fois sous la forme d'une nouvelle ville située à la périphérie de la capitale en pleine expansion.
En 2017, un plan ambitieux est lancé pour transformer Diriyah en une destination historique, culturelle et de lifestyle mondiale.
Grâce à ce projet, 27 milliards de riyals saoudiens (7,1 milliards de dollars) seraient ajoutés au produit intérieur brut du Royaume, 55 000 emplois seraient créés et 27 millions de visiteurs seraient attirés chaque année.
Une fois terminé, le site comptera au moins 28 hôtels et stations balnéaires de luxe, environ 400 des plus grandes marques de luxe et de mode du monde, et plus de 150 restaurants gastronomiques et cafés haut de gamme.
Il y aura plus de 3 000 unités résidentielles dans le style traditionnel najdi et plus de 300 autres résidences de luxe.
Le site accueillera également une toute nouvelle institution académique, l'université du roi Salmane, qui entend se consacrer au patrimoine, à la culture et aux arts, ainsi que plusieurs nouveaux instituts culturels spécialisés dans l'architecture najdi et les constructions en terre, la poésie, la fauconnerie, la récitation du Coran, le théâtre local, la danse, la musique et les arts culinaires.
Parmi les autres richesses culturelles, une grande mosquée pouvant accueillir plus de 10 000 fidèles, six musées consacrés à l'histoire saoudienne et dotés d'un village d'époque, sans oublier le site d'Al-Turaif, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, et le centre Al-Taleh, dont le travail est axé sur le patrimoine agricole de la région.

Diriyah est connue pour son décor et son architecture (Photo fournie).

Ces développements ne sont pas passés inaperçus dans la région au sens large. Diriyah a été choisie pour être la capitale de la culture arabe en 2030. Elle a déjà accueilli le JAX Arts Festival et la Diriyah Contemporary Art Biennale, une plateforme qui soutient le mouvement artistique et créatif et qui permet de suivre le rythme de la transformation culturelle du Royaume.
Diriyah est également prête à accueillir de nombreux autres événements sportifs majeurs. Avec son réseau routier distinct, la ville a été choisie au fil des ans pour accueillir les courses de Formule E, célèbres dans le monde entier. Diriyah a également accueilli Clash on the Dunes, le premier championnat de boxe poids lourds organisé au Moyen-Orient.
Le pouvoir et l'importance de Diriyah dans l'histoire de l'Arabie saoudite et de la péninsule arabique sont tels que la ville, autrefois abandonnée, se retrouve au-devant de la scène et devient le joyau de la couronne du Royaume.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: de nouvelles frappes israéliennes ciblent l'est du pays

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer. (AFP)
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  • L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban
  • "En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban"

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir mené des frappes jeudi contre des cibles du Hezbollah dans plusieurs parties du Liban, après avoir appelé les habitants de deux zones dans l'est du pays à l'évacuer.

"En réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah, l'armée israélienne frappe des cibles" du mouvement "dans plusieurs régions du Liban", a indiqué un communiqué militaire.

Plus tôt, elle avait appelé les habitants des localités de Sohmor et de Machgara, situées l'une à proximité et l'autre dans la plaine de la Bekaa, un fief du Hezbollah, à évacuer la zone avant des frappes ciblant des infrastructures du mouvement chiite libanais.

L'agence de presse libanaise Ani a confirmé des frappes sur "deux maisons" à Machgara, et fait état de deux autres attaques israéliennes toujours dans l'est du pays, ces dernières non précédées d'appels à évacuer.

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à plus d'un an d'hostilités, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, disant viser le Hezbollah pro-iranien et, de façon moins fréquente, le Hamas.

Le 8 janvier, l'armée libanaise a annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres de la frontière avec Israël, conformément à l'accord de cessez-le-feu.

Israël avait jugé que ces efforts constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".

Après les annonces de l'armée libanaise, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, la plupart au nord du Litani, qui ont fait un mort selon les autorités libanaises.

Elle avait alors affirmé cibler un membre du Hezbollah et les infrastructures de la formation libanaise.

 


Syrie: l'armée accorde un nouveau délai aux civils pour fuir une zone sous contrôle kurde

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  • Toute la journée jeudi, des civils ont emprunté à pied ou à bord de voitures chargées de matelas, de camionnettes et même de tracteurs un "couloir humanitaire" mis en place par l'armée
  • Ils avaient jusqu'à 17H00 (14H00 GMT) pour le faire, mais l'armée a annoncé en début de soirée qu'ils pourraient à nouveau évacuer la zone vendredi entre 06H00 et 14H00 GMT

ALEP: L'armée syrienne a accordé un nouveau délai expirant vendredi soir aux civils pour fuir une zone du nord du pays qu'elle a l'intention de reprendre aux combattants kurdes, après les avoir délogés de la ville d'Alep.

Les forces syriennes ont massé d'importants renforts à Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alep, et sommé les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, d'évacuer un secteur entre cette région et l'Euphrate, plus à l'est.

Toute la journée jeudi, des civils ont emprunté à pied ou à bord de voitures chargées de matelas, de camionnettes et même de tracteurs un "couloir humanitaire" mis en place par l'armée, selon les correspondants de l'AFP sur place.

Ils avaient jusqu'à 17H00 (14H00 GMT) pour le faire, mais l'armée a annoncé en début de soirée qu'ils pourraient à nouveau évacuer la zone vendredi entre 06H00 et 14H00 GMT.

L'armée avait utilisé ce même procédé à Alep la semaine dernière, avant de bombarder les quartiers tenus par les Kurdes.

Après des combats pour en déloger les derniers combattants, le pouvoir islamiste syrien, déterminé à étendre son autorité sur l'ensemble du pays, a pris dimanche le contrôle de l'ensemble d'Alep, principale ville du nord de la Syrie.

"Nouvelle guerre" 

Nadima Loueis, une femme de 54 ans, a emprunté avec son frère et sa nièce un pont branlant. "C'était difficile", témoigne-t-elle. "Nous étions encerclés à Deir Hafer, je vais chez mon frère à Alep".

"Beaucoup de gens veulent fuir", déclare à l'AFP Mahmoud al-Moussa, 30 ans, affirmant que les forces kurdes "ne laissent pas les gens partir et veulent les utiliser comme boucliers humains".

Les autorités syriennes ont aussi accusé les FDS d'empêcher les civils de partir, des affirmations rejetées comme "sans fondement" par leur porte-parole Farhad Shami.

Les Kurdes avaient profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s'emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie - incluant champs pétroliers et gaziers - après avoir défait le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) avec l'appui d'une coalition multinationale.

Dans une interview télévisée, le président Ahmad al-Chareh a souligné que les Kurdes "contrôlent près du quart du territoire syrien", mais que les habitants de ces régions sont en majorité "des tribus arabes" alors que les Kurdes "ne constituent que 12 à 15% de leur population".

Cette poussée de tension intervient alors que l'application d'un accord conclu en mars 2025 pour intégrer les institutions civiles et militaires kurdes au sein de l'Etat syrien est bloquée en raison des exigences contradictoires des deux parties.

Jeudi, l'autorité autonome kurde a affirmé qu'elle restait prête au "dialogue" tout en appelant la communauté internationale à empêcher "une nouvelle guerre".

"Pression soutenue" 

Les FDS ont pour leur part prévenu que "'l'escalade militaire pourrait mener à une instabilité générale, menaçant la sécurité des prisons où sont détenus des membres de l'EI".

Plus de six ans après la défaite de l'EI, les camps et prisons gérés par l'administration autonome kurde abritent encore des dizaines de milliers de personnes ayant des liens présumés avec l'organisation jihadiste, dont un grand nombre d'étrangers que leurs pays, notamment européens, rechignent la plupart du temps à reprendre.

De son côté, le président syrien a affirmé dans l'interview accordée dimanche à la chaîne kurde irakienne Al-Chams, qu'elle a choisi de ne pas diffuser mais dont la télévision officielle syrienne a publié des extraits, que "la balle est dans le camp de Mazloum Abdi", le chef des puissantes FDS soutenues par les Etats-Unis.

Il a appelé les Kurdes à "oeuvrer main dans la main avec nous pour reconstruire la Syrie", tout en soulignant que l'accord de mars ne prévoyait "ni fédéralisme ni administration autonome".

Contrairement aux quartiers kurdes d'Alep, "une enclave isolée", les territoires contrôlés par les FDS sont "continus, riches en ressources et accueillent des forces américaines", explique l'analyste Nanar Hawach, de l'International Crisis Group.

"Damas ne peut pas y reproduire une offensive d'envergure" comme à Alep, selon lui, mais "peut exercer une pression soutenue" afin "d'affaiblir la position de négociation des FDS sans déclencher une confrontation totale".

 


Gaza: pour le Hamas, le comité d'experts palestinien va consolider la trêve

Les éléments clés de cette phase comprennent le retrait progressif des forces israéliennes et la démilitarisation de la bande de Gaza, y compris le désarmement du Hamas, ainsi que la mise en place de systèmes pérennes de réponse à la crise humanitaire. (AFP)
Les éléments clés de cette phase comprennent le retrait progressif des forces israéliennes et la démilitarisation de la bande de Gaza, y compris le désarmement du Hamas, ainsi que la mise en place de systèmes pérennes de réponse à la crise humanitaire. (AFP)
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  • L'Egypte, médiateur clé dans les pourparlers indirects de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, avait annoncé la veille la formation d'un comité technocratique palestinien de 15 membres
  • "La formation du comité est une étape qui va dans la bonne direction", a déclaré Bassem Naim

GAZA: Un haut responsable du Hamas a salué jeudi la formation d'un comité d'experts chargé d'administrer la bande de Gaza après la guerre, affirmant qu'il contribuerait à consolider le cessez-le-feu et empêcher un retour aux combats.

L'Egypte, médiateur clé dans les pourparlers indirects de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, avait annoncé la veille la formation d'un comité technocratique palestinien de 15 membres, qui opérerait sous la supervision générale du Conseil de la paix, un organe conçu par le plan de paix du président américain Donald Trump.

"La formation du comité est une étape qui va dans la bonne direction", a déclaré Bassem Naim, une des figures du mouvement islamiste palestinien, dans un communiqué.

"C'est essentiel pour consolider le cessez-le-feu, empêcher un retour à la guerre, traiter la crise humanitaire catastrophique et préparer une reconstruction globale", a-t-il ajouté.

Depuis le début de la guerre avec Israël le 7 octobre 2023, le Hamas a déjà déclaré qu'il ne cherchait pas à jouer un rôle dans une quelconque autorité de gouvernance future à Gaza.

Le Hamas "a salué la formation du comité et a annoncé sa disposition à remettre la gestion du secteur au comité national transitoire", a souligné M. Naïm.

Le Hamas n'est pas maître de l'intégralité de la bande de Gaza. Aux termes de l'accord de trêve, l'armée israélienne s'est repliée derrière une "ligne jaune" et contrôle encore plus de la moitié du petit territoire, dont la ville de Rafah dans le sud.

Conformément à la position officielle du mouvement islamiste, M. Naïm a également dit espérer que ce comité préfigure un gouvernement d'union palestinienne, alors que les deux principaux mouvements politiques palestiniens, le Hamas et le Fatah, restent divisés.

"La balle est désormais dans le camp des médiateurs, du garant américain et de la communauté internationale pour donner les moyens d'agir au comité", a-t-il dit, les exhortant à contrer ce qu'il a qualifié de tentatives du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'entraver les prochaines étapes du cessez-le-feu.

Le principal émissaire de Washington, Steve Witkoff, a déclaré mercredi que le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre, était passé à sa deuxième phase.

Les éléments clés de cette phase comprennent le retrait progressif des forces israéliennes et la démilitarisation de la bande de Gaza, y compris le désarmement du Hamas, ainsi que la mise en place de systèmes pérennes de réponse à la crise humanitaire.

La trêve entre Israël et le Hamas demeure très précaire. Les incidents sont quotidiens, les deux camps s'accusant mutuellement de violer les termes du cessez-le-feu.