Trois pays demandent la création d'un tribunal mondial anti-corruption

La CPI, créée en 2002 pour juger les pires atrocités commises dans le monde, n'a par exemple pas la capacité d'arrêter des suspects et compte sur ses États membres pour le faire, avec un succès variable. (AFP).
La CPI, créée en 2002 pour juger les pires atrocités commises dans le monde, n'a par exemple pas la capacité d'arrêter des suspects et compte sur ses États membres pour le faire, avec un succès variable. (AFP).
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Publié le Mardi 29 novembre 2022

Trois pays demandent la création d'un tribunal mondial anti-corruption

  • Les ministres des Affaires étrangères des Pays-Bas, du Canada et de l'Équateur ont soutenu une campagne pour un tribunal anti-corruption, qui, selon ses partisans, fonctionnerait de la même manière que la Cour pénale internationale (CPI)
  • Quelque deux mille milliards de dollars de dépenses d'approvisionnement dans le monde sont perdus chaque année en raison de la corruption, selon les chiffres de l'ONU

LA HAYE : Les Pays-Bas, le Canada et l'Équateur ont soutenu lundi des appels à la création d'un tribunal mondial anti-corruption, affirmant que cela aiderait à lutter contre les "kleptocrates" à la tête des gouvernements.

Les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont soutenu une campagne pour un tribunal anti-corruption, qui, selon ses partisans, fonctionnerait de la même manière que la Cour pénale internationale (CPI).

"Un tel tribunal fournira à la communauté internationale un outil supplémentaire pour faire appliquer les lois anti-corruption existantes", a tweeté le ministre néerlandais des Affaires étrangères Wopke Hoekstra après une rencontre à La Haye, ville néerlandaise abritant une multitude de tribunaux mondiaux.

Quelque deux mille milliards de dollars de dépenses d'approvisionnement dans le monde sont perdus chaque année en raison de la corruption, selon les chiffres de l'ONU.

Le juge principal américain Mark Wolf, qui dirige la campagne, a déclaré que le tribunal "se concentrera sur les plus hauts fonctionnaires et les personnes qu'ils soudoient".

"La culture de l'élimination de la corruption commence par le haut", a-t-il déclaré lors d'une table ronde en marge de la réunion ministérielle.

Quelque 189 parties, dont 181 pays, ont signé la Convention des Nations unies contre la corruption, visant à mettre un terme à la corruption dans le monde.

"Pourtant, les kleptocrates jouissent de l'impunité parce qu'ils contrôlent l'administration de la justice dans les pays qu'ils dirigent", a déclaré M. Wolf.

"Ce tribunal pourrait être un lieu où des lanceurs d'alerte très courageux pourraient par exemple apporter leurs preuves" s'ils ne peuvent pas le faire dans les pays où ils vivent, a-t-il ajouté.

Mais les partisans du tribunal ont admis qu'il reste encore un long chemin à parcourir avant qu'il ne devienne une réalité, et qu'il serait confronté à des défis similaires à ceux rencontrés par la CPI.

La CPI, créée en 2002 pour juger les pires atrocités commises dans le monde, n'a par exemple pas la capacité d'arrêter des suspects et compte sur ses États membres pour le faire, avec un succès variable.

"Nous voulons examiner ce qui a fonctionné et ce qui n'a pas fonctionné et quelles pourraient être les prochaines étapes", a déclaré lors de la table ronde Maja Groff, conseillère principale en matière de traités pour Integrity Initiatives International, ONG à l'origine de l'appel à la création du tribunal anti-corruption.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.