L'ambassade du Royaume-Uni à Riyad accueille l'équipe de l'expédition «Heart of Arabia»

L'ambassadeur Neil Crompton a accueilli le petit groupe d'explorateurs britanniques qui refait le voyage de 1 300 km à travers l'Arabie saoudite. (Fourni)
L'ambassadeur Neil Crompton a accueilli le petit groupe d'explorateurs britanniques qui refait le voyage de 1 300 km à travers l'Arabie saoudite. (Fourni)
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Publié le Jeudi 17 novembre 2022

L'ambassade du Royaume-Uni à Riyad accueille l'équipe de l'expédition «Heart of Arabia»

  • Les liens historiques entre les deux Royaumes sont mis en évidence, selon l’ambassadeur
  • L'équipe profitera de ce voyage pour en apprendre davantage sur le désert et mener des recherches sur trois importants projets scientifiques internationaux

RIYAD: L'équipe Heart of Arabia qui a reconstitué le voyage «Coast to Coast» de l'explorateur et érudit britannique Harry St. John Philby, il y a cent cinq ans, a été accueillie par l'ambassade du Royaume-Uni à Riyad.
L'ambassadeur de Grande-Bretagne en Arabie saoudite, Neil Crompton, a reçu le petit groupe d'explorateurs britanniques qui refait le voyage de 1 300 km à travers l'Arabie saoudite que Philby a effectué en 1917.
L'événement s'est tenu à la résidence de l'ambassadeur lundi soir, un jour avant le départ de l'expédition «Heart of Arabia» qui porte le nom du livre de Philby.
«Cette expédition met en lumière les relations historiques et durables entre nos deux Royaumes. Elle nous permettra de mieux comprendre le désert, l'Arabie saoudite et d’honorer notre Histoire», a souligné l’ambassadeur.
L'explorateur britannique et chef d'équipe Mark Evans, l'exploratrice saoudienne Reem Philby, le logisticien britannique Alan Morrissey et la photographe suisse Ana-Maria Pavalache ont quitté Riyad mardi à 6 heures du matin pour se rendre à leur premier camp de base dans le port isolé d'Al-Uqair.
Ils sont partis tôt mercredi, sur les traces du grand-père de Reem, l'explorateur Harry (Abdallah), qui a commencé son voyage depuis le même village côtier.
Reem Philby espère que ce voyage incitera les jeunes à s'intéresser à la nature.
«Mes enfants ont grandi en plein air. Ainsi, lorsque nous visitons un pays, nous faisons le tour de la ville le premier jour, puis nous nous rendons en voiture en périphérie pour contempler la nature, les montagnes ou autre. Lorsque l'on est à l'extérieur, que l'on soit enfant ou adulte, on apprend énormément de choses, notamment de la nature, et on devient très humble. Vous entrez en contact avec des personnes de cultures différentes et vous devenez très ouvert d'esprit», déclare-t-elle à Arab News.
L'équipe profitera de ce voyage pour en apprendre davantage sur le désert et mener des recherches sur trois importants projets scientifiques internationaux qui étudient la façon dont le monde a évolué au fil du temps: les projets Drift, Bat Distribution et Green Arabia.
Le projet Drift, dirigé par le Dr Nathan Smith de l'université de Coventry, examine l'impact psychologique de la vie dans des environnements extrêmement isolés. L'objectif est de produire un outil de soutien psychologique pour permettre aux humains de s'épanouir sur la Lune, sur Mars et au-delà. Mark Evans dirigera ces recherches au cours du voyage.
Le projet Bat Distribution est dirigé par l'université des sciences et technologies du roi Abdallah. Plus de trente espèces de chauves-souris vivent en Arabie saoudite. Elles sont importantes pour l’écosystème du désert, car elles contrôlent le nombre d'insectes, pollinisent et répandent les graines des palmiers-dattiers. Reem Philby dirigera des recherches sur leurs sites de perchage.
Le projet Green Arabia, dirigé par Michael Petraglia, directeur du Centre australien pour l'évolution humaine, consignera les objets archéologiques trouvés dans le désert. Ces recherches permettront de mieux comprendre les changements environnementaux survenus dans le désert au cours du dernier million d'années. Alan Morrissey se chargera de la collecte des données.
L'objectif de Mark Evans est que l'expédition encourage les jeunes à explorer le monde qui les entoure. «Si nous incitons une seule personne à sortir et à poser des questions, alors nous aurons contribué à faire avancer la société.»
L'expédition «Heart of Arabia» a été inaugurée en septembre à la Royal Geographical Society de Londres, en présence de la princesse Anne, marraine de l'expédition, et de l'ambassadeur saoudien au Royaume-Uni, le prince Khaled ben Bandar.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis débloquent 117 millions de dollars pour les Forces libanaises

Drapeau américain agitant isolément sur fond blanc (Photo iStock)
Drapeau américain agitant isolément sur fond blanc (Photo iStock)
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  • Selon un communiqué du département d'État, ces fonds doivent aider les Forces armées libanaises (FAL) et les Forces de sécurité intérieure (FSI, chargées du maintien de l'ordre) à « garantir la souveraineté du Liban dans tout le pays ».
  • C'est ce dernier qui est à l'origine de la réunion des donateurs internationaux qui a eu lieu jeudi « avec partenaires et alliés pour évoquer le soutien crucial à la sécurité du Liban afin de pérenniser la cessation des hostilités avec Israël ».

WASHINGTON : Lles États-Unis ont annoncé  samedi le transfert de 117 millions de dollars destinés à soutenir les forces de l'ordre et l'armée libanaises, à l'issue d'une réunion de donateurs internationaux, jeudi.

Selon un communiqué du département d'État, ces fonds doivent aider les Forces armées libanaises (FAL) et les Forces de sécurité intérieure (FSI, chargées du maintien de l'ordre) à « garantir la souveraineté du Liban dans tout le pays ».

C'est ce dernier qui est à l'origine de la réunion des donateurs internationaux qui a eu lieu jeudi « avec partenaires et alliés pour évoquer le soutien crucial à la sécurité du Liban afin de pérenniser la cessation des hostilités avec Israël ».

Un cessez-le-feu a pris effet fin novembre entre le mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah et Israël, après plus d'un an de bombardements de part et d'autre, ainsi qu'une incursion des forces israéliennes en territoire libanais à partir de fin septembre.

L'enveloppe annoncée samedi par le département d'État « démontre son engagement à continuer à travailler avec ses partenaires et alliés pour s'assurer que le Liban bénéficie du soutien nécessaire pour renforcer la sécurité du pays et de la région ».

Samedi, le président libanais, Joseph Aoun, a réclamé le retrait de l'armée israélienne « dans les délais fixés » par l'accord de cessez-le-feu.

Ce dernier prévoit le déploiement de l'armée libanaise aux côtés des Casques bleus dans le sud du pays et le retrait de l'armée israélienne dans un délai de 60 jours, soit d'ici au 26 janvier.

Le Hezbollah doit, pour sa part, retirer ses forces au nord du fleuve Litani, à environ 30 km de la frontière libano-israélienne. 


Manifestation pour revendiquer la libération de l'opposante Abir Moussi

Des partisans d'Abir Moussi, chef du Parti Destourien Libre (PDL), participent à une manifestation demandant sa libération, à Tunis le 18 janvier 2025. (Photo FETHI BELAID / AFP)
Des partisans d'Abir Moussi, chef du Parti Destourien Libre (PDL), participent à une manifestation demandant sa libération, à Tunis le 18 janvier 2025. (Photo FETHI BELAID / AFP)
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  • Plusieurs centaines de sympathisants du Parti destourien libre (PDL), qui revendique l'héritage des autocrates Bourguiba et Ben Ali, ont manifesté samedi en Tunisie pour réclamer la libération de leur dirigeante, l'opposante Abir Moussi.
  • Soupçonnée d'avoir voulu rétablir un pouvoir similaire à celui de Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011 par la première révolte du Printemps arabe.

TUNIS : Plusieurs centaines de sympathisants du Parti destourien libre (PDL), qui revendique l'héritage des autocrates Bourguiba et Ben Ali, ont manifesté samedi en Tunisie pour réclamer la libération de leur dirigeante, l'opposante Abir Moussi.

Brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Liberté pour Abir » ou « Nous sommes des opposants, pas des traîtres ! », ils étaient entre 500 et 1 000, selon des journalistes de l'AFP. Beaucoup portaient des drapeaux tunisiens et des photos de la dirigeante du PDL.

Ils ont critiqué virulemment à la fois le président Kaïs Saied et le parti islamo-conservateur d'opposition Ennahdha. Mme Moussi, ex-députée de 49 ans, est en détention depuis son arrestation le 3 octobre 2023 devant le palais présidentiel, où, selon son parti, elle était venue déposer des recours contre des décrets de M. Saied.

Mme Moussi fait l'objet de plusieurs accusations, dont celle particulièrement grave de tentative « ayant pour but de changer la forme de l'État », soupçonnée d'avoir voulu rétablir un pouvoir similaire à celui de Zine El Abidine Ben Ali, renversé en 2011 par la première révolte du Printemps arabe.

Les manifestants ont dénoncé le décret 54 sur les « fausses nouvelles », en vertu duquel Mme Moussi est poursuivie dans cette affaire, et dont l'interprétation très large a entraîné l'incarcération depuis septembre 2022 de dizaines de politiciens, d'avocats, de militants ou de journalistes.

Pour Thameur Saad, dirigeant du PDL, emprisonner Mme Moussi pour des critiques envers l'Isie « n'est pas digne d'un pays se disant démocratique ». « Les prisons tunisiennes sont désormais remplies de victimes du décret 54 », a renchéri à l'AFP Karim Krifa, membre du comité de défense de Mme Moussi.

D'autres figures de l'opposition, dont le chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, sont également emprisonnées.

Depuis le coup de force de M. Saied à l'été 2021, l'opposition et les ONG tunisiennes et étrangères ont déploré une régression des droits et des libertés en Tunisie. Le chef de l'État a été réélu à une écrasante majorité de plus de 90 % des voix le 6 octobre, lors d'un scrutin marqué toutefois par une participation très faible (moins de 30 %).


L'Égypte annonce que 50 camions-citernes de carburant entreront chaque jour dans la bande de Gaza

Le ministère palestinien de la Santé a déclaré qu'une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, a tué cinq personnes mardi, l'armée israélienne confirmant avoir mené une attaque dans la région. (Photo d'archives de l'AFP)
Le ministère palestinien de la Santé a déclaré qu'une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, a tué cinq personnes mardi, l'armée israélienne confirmant avoir mené une attaque dans la région. (Photo d'archives de l'AFP)
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  • Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a annoncé samedi que 50 camions-citernes chargés de carburant devaient entrer dans la bande de Gaza à partir de dimanche, marquant le début du cessez-le-feu.
  • M. Abdelatty, dont le pays, le Qatar et les États-Unis ont servi de médiateur, a déclaré que l'accord prévoyait « l'entrée de 600 camions par jour dans la bande, dont 50 de carburant ».

LE CAIRE : Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a annoncé samedi que 50 camions-citernes chargés de carburant devaient entrer dans la bande de Gaza à partir de dimanche, marquant le début du cessez-le-feu.

M. Abdelatty, dont le pays, le Qatar et les États-Unis ont servi de médiateur, a déclaré que l'accord prévoyait « l'entrée de 600 camions par jour dans la bande, dont 50 de carburant ».

La trêve devrait entrer en vigueur dimanche à 13 h 30 GMT, ouvrant ainsi la voie à un afflux massif d'aide, selon les médiateurs.

Des centaines de camions sont garés du côté égyptien du poste frontière de Rafah, un point d'entrée autrefois vital pour l'aide humanitaire, fermé depuis mai, lorsque les forces israéliennes ont pris le contrôle du côté palestinien du point de passage.

Au cours d'une conférence de presse conjointe avec son homologue nigérian, M. Abdelatty a déclaré : « Nous espérons que 300 camions se rendront au nord de la bande de Gaza », où des milliers de personnes sont bloquées dans des conditions que les agences humanitaires qualifient d'apocalyptiques.

Les travailleurs humanitaires ont mis en garde contre les obstacles monumentaux qui pourraient entraver les opérations d'aide, notamment la destruction des infrastructures qui traitaient auparavant les livraisons.