Mohammed ben Salmane et Mustafa Al-Kadimi pour un renforcement des relations

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadimi en vidéoconférence mardi (SPA / AFP / Fichier Photo)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadimi en vidéoconférence mardi (SPA / AFP / Fichier Photo)
Le roi Salmane d'Arabie saoudite a présidé mardi la réunion virtuelle du cabinet. (SPA)
Le roi Salmane d'Arabie saoudite a présidé mardi la réunion virtuelle du cabinet. (SPA)
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Publié le Mercredi 11 novembre 2020

Mohammed ben Salmane et Mustafa Al-Kadimi pour un renforcement des relations

  • Le cabinet a salué la directive du roi Salman de dépêcher de l’aide médicale et humanitaire d'urgence
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kadimi ont discuté des travaux de la quatrième session du Conseil de coordination saoudo-irakien

RIYADH: Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le Premier ministre irakien, Mustafa Al-Kadimi, ont discuté des travaux de la quatrième session du Conseil de coordination saoudo-irakien. Les deux leaders ont passé en revue lors de la réunion virtuelle les accords élaborés au cours des trois sessions précédentes, dans le but de renforcer les relations entre les deux pays.

Le prince héritier a, à cette occasion, déclaré au Premier ministre qu'il était «très heureux de développer mon travail avec (le Premier ministre) et avec l'Irak. Les deux pays sont voisins, nous sommes arabes et nous suivons la même religion. Nous avons les mêmes intérêts et faisons face aux mêmes défis», a-t-il déclaré dans un communiqué publié par l'agence de presse saoudienne.

Le prince héritier et M. Al-Kadhimi ont souligné l’importance d’élargir et de renforcer la coopération de manière à servir les intérêts des deux nations dans un certain nombre de domaines, en particulier la politique, la sécurité, les investissements commerciaux et le tourisme.

Les deux leaders ont réitéré l'importance de travailler ensemble dans le secteur de l'énergie grâce à un échange d'expériences au sein de l’OPEP. De plus, ils s’engagent pleinement à prendre toutes les décisions visant à garantir des prix du pétrole équitables pour le marché mondial.

Le prince héritier et le Premier ministre ont également convenu de poursuivre la coopération entre leurs deux nations dans les efforts communs pour faire face à la menace de l'extrémisme et du terrorisme, qui, selon eux, constituent une menace à la région et au monde. L'Arabie saoudite ne cesse de soutenir les efforts antiterroristes irakiens, en coopération avec la Coalition mondiale pour vaincre Daech. Les deux parties ont à cet effet souligné l'importance de la coopération dans les efforts visant à sécuriser leurs frontières communes.

Faisal bin Farhan

Pour sa part, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, a tenu une réunion virtuelle mardi avec son homologue irakien, Fuad Hussein.

Le prince Faisal a déclaré que la rencontre entre le prince héritier et le premier ministre irakien vise à «renforcer les relations bilatérales entre les deux pays dans le but de les orienter vers une nouvelle ère au profit de leurs intérêts communs».

Il a ajouté qu'un accord était également conclu pour ouvrir le poste frontalier d'Arar dans sept jours, comme «première étape vers l'expansion des relations commerciales». De plus, les travaux de l'attaché commercial saoudien à Bagdad vont bientôt commencer.

«La coordination bilatérale dans le domaine des approvisionnements énergétiques est une nécessité urgente en vue de stabiliser les marchés pétroliers d'une manière qui sert et entretient une relation transparente entre les consommateurs et les producteurs», a affirmé le prince Faisal.

Hussein a révélé de son côté que le Royaume «a acquis une expérience remarquable dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme» et «nous voulons profiter de cette expérience distinguée du royaume».

Le prince Faisal a déclaré aussi que «la sécurité de l’Irak est essentielle pour la sécurité de la région arabe» et que «la coopération en matière de sécurité avec l’Iraq est constante et excellente».

Les deux pays ont convenu d’instaurer une grande zone de libre-échange bilatérale, et qui deviendra plus tard panarabe, en plus de former un conseil commercial conjoint. Hussein a annoncé la signature d’un protocole pour une liaison électrique avec l'Arabie saoudite, ajoutant que l'Irak a acheté 400 mégawatts d'énergie électrique auprès du Royaume.

OPEP et l'OPEP+

Dans le même temps, le roi Salman a présidé une réunion virtuelle du cabinet lors de laquelle il a réitéré l'importance de renforcer les relations avec l'Irak dans tous les domaines, en particulier dans ceux de l'énergie et de l'échange d'expériences. La coordination dans le domaine pétrolier en collaboration avec l'OPEP et l'OPEP+ a également eu sa part des discussions selon l'agence de presse saoudienne.

Le cabinet a également salué la directive du roi Salman de dépêcher de l’aide médicale et humanitaire d'urgence aux personnes touchées par le tremblement de terre du 5 novembre en Turquie, par le biais du Centre Roi Salman pour l'aide humanitaire et les secours.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Premier ministre du Qatar à Téhéran pour relancer la diplomatie

Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre. (Reuters)
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  • Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne
  • "Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire"

TEHERAN: Le Premier ministre du Qatar, pays médiateur dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, a rencontré jeudi à Téhéran le chef de la diplomatie iranienne pour tenter de relancer la voie diplomatique, au point mort après six mois de guerre.

Déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l'Iran qui a riposté en bombardant les pays du Golfe, dont le Qatar, le conflit a baissé en intensité ces derniers mois, se cristallisant autour du détroit stratégique d'Ormuz, verrouillé par Téhéran.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, Premier ministre et chef de la diplomatie qatarie, s'est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

"Ils ont discuté des efforts déployés pour apaiser les tensions", ainsi que des échanges en cours entre l'Iran et Oman, pays qui bordent le détroit d'Ormuz, au sujet de "la mise en place d'un couloir maritime conjoint temporaire", a indiqué sur X le ministère qatari des Affaires étrangères.

Le Premier ministre qatari a "souligné la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation", et insisté sur "l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques pour résoudre les différends par le dialogue", indique le ministère.

Navire attaqué 

L'Iran exclut tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit, par lequel transitait avant fin février un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Une situation inacceptable pour Washington et plusieurs autres pays de la région, qui réclament la réouverture du passage.

En début de semaine, l'Iran et Oman avaient annoncé discuter d'un accord-cadre en vue d'établir un "couloir temporaire" et de déployer un projet conjoint de déminage.

Selon les discussions en cours, les navires entrant dans le Golfe emprunteraient les eaux iraniennes, et ceux en sortant passeraient par les eaux omanaises avant de poursuivre leur route dans les eaux iraniennes, a indiqué Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

Mi-août, le Qatar avait appelé Mascate et Téhéran à finaliser un accord, afin de "faciliter" la reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre.

Toutefois, un navire a une nouvelle fois été touché par un projectile dans le détroit d'Ormuz dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l'agence maritime britannique UKMTO.

Les navires tentant de franchir le détroit sont régulièrement pris pour cible par l'Iran, qui conditionne la réouverture complète du détroit à une série de concessions de Washington et un arrêt de la guerre "sur tous les fronts".

Mais la visite du ministre qatari intervient aussi à un moment où les Etats-Unis, délaissant le volet militaire de la guerre, accentuent la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.

Lundi, le ministre des Finances américain Scott Bessent a annoncé un nouveau paquet de sanctions et menacé d'isolement économique tout pays qui continuerait de commercer avec Téhéran.

Bien que la République islamique ait assuré que les Etats-Unis n'obtiendront "rien" avec cette pression, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que son pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques".

Le blocus des ports iraniens, imposé par Washington en représailles au verrouillage d'Ormuz, empêche le pays d'importer de l'essence, alors que la production nationale ne suffit pas à couvrir les besoins, a admis mercredi soir un haut responsable iranien.

Réduction des quotas d'essence 

Après l'annonce des nouvelles sanctions, les files d'attente s'allongeaient devant les stations-service en Iran.

Les autorités ont annoncé une rare réduction des quotas d'essence en vigueur depuis des années, avec des prix majorés pour quiconque souhaiterait les dépasser.

Les prix des carburants en Iran, l'un des principaux producteurs de pétrole mondiaux, sont parmi les plus bas du monde.

En 2019, une hausse soudaine du prix de l'essence avait provoqué des manifestations qui s'étaient étendues à une centaine de villes, faisant des dizaines de morts.

Alors que les Etats-Unis veulent sanctionner les partenaires économiques de l'Iran, le ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, a affirmé jeudi que les ventes de pétrole au-delà des eaux territoriales iraniennes se poursuivaient.

"Des livraisons sont effectuées aux clients. (...) Elles ont certes diminué, mais elles ont persisté", a-t-il assuré auprès de l'agence Isna.

Les cours du pétrole brut restent stables jeudi matin, le marché jugeant que les initiatives diplomatiques se poursuivent au Moyen-Orient, le baril de Brent s'échangeant à 88 dollars.


L'Iran annonce des «accords» avec Oman sur un partage des revenus du détroit d'Ormuz

Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime. (AFP)
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  • Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz
  • Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires"

TEHERAN: Les Gardiens iraniens de la Révolution ont annoncé mercredi que "certains accords" avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.

"Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus", a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi.

Il a accusé les Etats-Unis d'"entraver les travaux" visant à finaliser un accord.

Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage.

Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient   pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires".

Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.

Les Etats-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.

L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

 


Le Premier ministre qatari à Téhéran jeudi

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  • Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran
  • Il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions

DOHA: Le Premier ministre qatari, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, se rend jeudi à Téhéran, où il rencontrera plusieurs responsables iraniens afin de discuter des moyens d'apaiser les tensions, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed Al Ansari, sur X.