Comment la jeunesse saoudienne transforme la culture des cafés

Les cafés en Arabie saoudite sont devenus un point de rencontre pour tous les âges. (Photo fournie)
Les cafés en Arabie saoudite sont devenus un point de rencontre pour tous les âges. (Photo fournie)
Les Saoudiens disent que les cafés permettent aux gens de se rencontrer plus facilement sans aucun problème. (Photo fournie)
Les Saoudiens disent que les cafés permettent aux gens de se rencontrer plus facilement sans aucun problème. (Photo fournie)
Noug suit un style d'intérieur et de menu des années 1920. (Instagram : @nougcafe)
Noug suit un style d'intérieur et de menu des années 1920. (Instagram : @nougcafe)
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Publié le Vendredi 30 septembre 2022

Comment la jeunesse saoudienne transforme la culture des cafés

  • La culture des cafés a évolué, tout comme la production et la présentation du café, donnant naissance au «café de spécialité»
  • Pour Bakhrieba, il s'agit d'un «mouvement qui prend soin du café à chaque étape, de la plantation à la torréfaction et à la distribution»

DJEDDAH: Le café a toujours fait partie intégrante de la société saoudienne ; aucune rencontre n'est complète sans un dallah, une cafetière traditionnelle, posée sur la table, prête à remplir les tasses des invités.

Depuis une dizaine d’années, de plus en plus de Saoudiens, surtout les jeunes, s’aventurent hors de chez eux pour savourer une tasse de café. La culture du café est en plein essor dans le Royaume, et les gens se tournent vers les cafés pour tout, qu'il s'agisse d'une réunion entre amis ou d'une séance de travail tranquille.

Mirah Mohammed, rédactrice basée en Arabie saoudite, se rend souvent dans un café voisin pour travailler. Or, elle affirme que dans son enfance, les cafés étaient loin d'être communs.

«Au début, les gens s'y rendaient pour es rencontres, mais ensuite les amis ont commencé à faire des projets pour y étudier en groupe. Maintenant, tous mes amis et même ma famille fréquentent les cafés», explique-t-elle.

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Plus qu'une boisson, le café amorce idéalement une conversation. Il n'est donc pas surprenant que la culture des cafés soit née à La Mecque, selon Mohammed Bakhrieba, copropriétaire du café Noug, où les gens se réunissent pour se voir et discuter de sujets religieux.

«La culture des cafés était initialement enracinée dans l'islam. C'était toujours le lieu où le tissu social se renforçait», souligne-t-il.

La culture des cafés a évolué, tout comme la production et la présentation du café, donnant naissance au «café de spécialité».

EN BREF

  • L'objectif de l'Arabie saoudite est d'atteindre 1 million de cafés dans le Royaume d'ici 2030.
  • Dans le cadre de la Vision 2030 du Royaume, il y aura un café pour 1 000 personnes.

 

 

Plus qu'une boisson, le café amorce idéalement une conversation. Il n'est donc pas surprenant que la culture des cafés soit née à La Mecque, selon Mohammed Bakhrieba, copropriétaire du café Noug, où les gens se réunissent pour se voir et discuter de sujets religieux.

«La culture des cafés était initialement enracinée dans l'islam. C'était toujours le lieu où le tissu social se renforçait», souligne-t-il.

La culture des cafés a évolué, tout comme la production et la présentation du café, donnant naissance au «café de spécialité».

Pour Bakhrieba, il s'agit d'un «mouvement qui prend soin du café à chaque étape, de la plantation à la torréfaction et à la distribution».

Il affirme que le café est «une question de détails». Être propriétaire d’un café n'est pas une mince affaire. «Il ne s'agit pas seulement de fournir la boisson mais aussi l'expérience, et c’est ce qui me passionne. J'aime combiner le tout sous l'égide de la culture.»

Mariam Hakami, une barista de 22 ans chez Noug, attribue la popularité des cafés à la jeunesse. «Si vous remarquez, c'est surtout la jeunesse qui entoure cette culture, du personnel aux clients», signale-t-elle.

Sa décision de devenir barista a été motivée par le dicton «Fais ce que tu aimes».

«Le café est quelque chose que j'aime, et je verse de l'amour dans chaque tasse», explique-t-elle.

Il en va ainsi pour la plupart des jeunes adultes du Royaume et du monde entier. «Ce sont des personnes qui ont les mêmes idées et les mêmes objectifs. Je pense donc que c'est aux jeunes que revient le mérite d'avoir popularisé les cafés dans le pays», soutient Hakami.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com