Une trentaine de détenus s'évadent au Liban

Des membres des forces de sécurité libanaises se déploient dans une rue donnant accès à un centre de détention sous le pont Adliyeh (Palais de justice) dans la capitale Beyrouth, le 7 août 2022, après une évasion de prison à l'aube. (Photo, AFP)
Des membres des forces de sécurité libanaises se déploient dans une rue donnant accès à un centre de détention sous le pont Adliyeh (Palais de justice) dans la capitale Beyrouth, le 7 août 2022, après une évasion de prison à l'aube. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 07 août 2022

Une trentaine de détenus s'évadent au Liban

Des membres des forces de sécurité libanaises se déploient dans une rue donnant accès à un centre de détention sous le pont Adliyeh (Palais de justice) dans la capitale Beyrouth, le 7 août 2022, après une évasion de prison à l'aube. (Photo, AFP)
  • Après cette évasion dans le quartier d'Adlieh, près du palais de justice de la capitale, «il a été immédiatement ordonné de les arrêter et une enquête a été ouverte», indiquent les Forces de sécurité intérieure
  • Selon une source de sécurité, ils ont vraisemblablement été aidés par un ou des complices à l'extérieur de la prison

BEYROUTH: Plus de 30 détenus se sont évadés tôt dimanche à Beyrouth en s'échappant par une fenêtre après avoir fait entrer clandestinement un outil dans leur prison, ont rapporté des sources sécuritaires et judiciaires. 

Après cette évasion dans le quartier d'Adlieh, près du palais de justice de la capitale, « il a été immédiatement ordonné de les arrêter et une enquête a été ouverte », indiquent les Forces de sécurité intérieure dans un communiqué. 

Un correspondant de l'AFP a vu dimanche matin les forces de sécurité déployées dans le quartier. 

Selon une source judiciaire proche de l'enquête, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, « certains détenus sont libanais et d'autres étrangers, notamment syriens et palestiniens ». 

Selon une source de sécurité, ils ont vraisemblablement été aidés par un ou des complices à l'extérieur de la prison. 

Si aujourd'hui la prison d'Adlieh dépend de l'autorité pénitentiaire du Liban, elle était autrefois tenue par la Sûreté générale et les défenseurs des droits humains y dénonçaient régulièrement des abus à l'encontre de réfugiés syriens et de travailleurs domestiques migrants étrangers détenus. 

Ces évasions interviennent alors que la crise économique qui a fait plonger plus de 80% des Libanais sous le seuil de pauvreté a obligé de nombreux membres des forces de sécurité à démissionner pour trouver de meilleurs revenus. 

Cette crise inédite a en outre encore aggravé l'état des prisons libanaises où surpopulation et manque de soins médicaux provoquent régulièrement des émeutes. 

 


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
Short Url
  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
Short Url
  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com